CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER !

Ah, les comédies françaises: toute une histoire d’amour. Et quoi de mieux que de commencer une nouvelle semaine en assistant à une des comédie la plus attendue de l’année en avant-première dans la petite ville de Rennes. Merci à Tanguy Renault pour l’invitation, même si je ne suis pas sur que l’on peut appeler cela un cadeau. Quoique, vous avez une nouvelle chronique du Cinésériephile hater au moins.

Après le succès de Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu en 2014, Philippe de Chauveron sort un nouveau film ce 5 avril 2017, A bras ouverts avec Ary Abittant, Christian Clavier et Elsa Zylberstein.

La première question que je me pose est plutôt simple, qui était le public présent dans la salle ce lundi soir. Salle qui d’ailleurs était complète. Étaient t-ils tous invités comme mon camarade en jouant au jeu Facebook du cinéma, ou avaient-ils vraiment payé leur place ? 

La seconde question est: par où commencer ? Il y a tellement de choses à dire sur ce film, encore plus que pour Raid Dingue ou tous les autres films traités dans cette chronique.

Commençons par ce qui fâchent : la politique. Ce film est beaucoup trop mais surtout très mal politisé, de façon très enfantine, digne d’une cour de maternelle. D’un côté une critique de la « gauche bobo » sans aucun sens et complètement parodique, des idées sans passage à l’action. De l’autre, faire passer la droite pour des Nazis avec une caricature totale d’idéologie mais sans l’assumer. Le message aurait été clair en montrant en effet que les paroles sont bien différentes des actes mais non, rien de cela, c’est terriblement superficiel et presque dangereux au vu des messages véhiculés par le film.

Le film parle d’une famille de Roms qui s’installe chez un intellectuel de gauche, qui a écrit un livre sur les conditions des Roms en France. Le racisme et les clichés allaient forcément être au centre du film. Et en effet, c’est le cas. Malheureusement, ces éléments sont très mal amenés dans le film. Les blagues sont beaucoup trop lourdes, à la limite du beauf, tout est trop surjoué et le fait de focaliser les blagues sur les Roms n’aide pas.


Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu est pourtant très bon dans ce domaine, car le film a réussit à amener le sujet du racisme et des clichés de façon très drôle, notamment parce qu’il n’y avait pas qu’une seule religion mais trois, ce qui n’est pas le cas de A bras ouverts. Cela donne un sentiment d’acharnement gratuit sur les Roms qui est de très mauvais goût. Les 2 films se ressemblent au final, au sujet similaire, réalisé aussi par Philippe de Chauveron, mais écrit par son frère. 

Pour couronner le tout le mauvais jeu d’acteur d’Elsa Zylberstein, féministe ratée et naïve tout au long du film, n’aide en rien. Le film est au final ce qui nous fait détester les comédies françaises: humour beauf, clichés, mal joué, réalisation plus qu’anecdotique, messages très mal véhiculés quasi dangereux et complètement caricaturés. Un raté total pour ma part, qui ne me réconforte pas du tout pour la sortie de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu 2, prévu pour 2018.

Le film ne sort que dans 3 semaines, vous avez encore largement le temps d’aller lire d’autres critiques beaucoup plus construites que la mienne, mais ne perdez pas votre argent, et allez plutôt voir autre chose comme Alibi.com ou Logan.