[vc_message color= »success »]Cette critique est garantie 100% sans spoiler ![/vc_message]

[vc_message color= »info »]Attention, cette critique est purement subjective et ne concerne que le point de vue de l’auteur comme chaque critique disponible sur Erreur42.[/vc_message]

Il y à 8 ans sortait Cloverfield, un film tourné caméra épaule nous faisant suivre Lily, Rob & Jason dans leur combat pour survivre face à une attaque extraterrestre sur New-York. Ce film, en plus d’être une réference dans son genre, était l’une des première production d’un certain JJ Abrams au cinéma (après Une virée en enfer & Mission Impossible 3). Il avait été tourné dans le plus grand secret par un réalisateur inconnu de l’époque: Matt Reeves.

Ainsi, 8 ans plus tard, l’histoire se répète. Le 15 janvier 2016 Paramount & Bad Robot dévoilent la bande annonce du très mystérieux 10 Cloverfield Lane. Un projet à la base indépendant racheté par J.J. Abrams et qui a changé de nombreuses fois de noms , tout comme Cloverfield le mystère autour du scénario est resté épais jusqu’à la sortie du film, ce mercredi. Mais concrètement qu’est ce que 10 Cloverfield Lane ?

Synopsis

Avant de rentrer dans la vif du sujet, NON 10 Cloverfield Lane n’est pas une suite de Cloverfield, NON ce n’est pas un prequel ni un sequel mais OUI l’histoire est lié à Cloverfield. Le plus simple c’est de voir les 2 films (et d’urgence si ce n’est pas encore la cas parce que, attention spoiler, c’est bien)

10 CLOVERFIELD LANE « A UN LIEN DE SANG AVEC CLOVERFIELD »

Le réalisateur ajoute : « C’est un film unique, qui n’est ni un prequel, ni une suite. Mais il s’inscrit dans le même esprit et le même ton que Cloverfield. Mais sans lien direct »

Après un accident de la route, Michelle se réveille dans une sorte de bunker. Elle ne se rappelle rien. Perdue, elle pense avoir été enlevée. Son « gardien » tente cependant de la rassurer en lui expliquant qu’il l’a sauvée, après une attaque chimique. Michelle a cependant du mal à y croire et décide d’essayer de s’échapper


La Critique

10 Cloverfield Lane est le premier long métrage de Dan Trachtenberg un illustre inconnu dans le monde du 7ème art mais que vous connaissez surement pour un court métrage qu’il avait réalisé et rendu célèbre Portal: No Escape inspiré du jeu du même nom.

Pour son premier film Dan Trachtenberg s’est entouré du grand (et gros) John Goodman (The Big Lebowsky), de Mary Elizabeth Winstead (qu’on à notamment pu voir dans Scott Pilgrim, Die Hard 4 & Destination Finale 3) et de John Gallagher, Jr et c’est tout: 3 acteurs (on notera quand même le caméo de Bradley Cooper à travers la voix de Ben, le petit copain de Michelle).

Et c’est le principal danger d’un huit clos: arriver à instaurer une tension intenable entre les personnages tout en tenant le spectateur en haleine dans un bunker de 30m² pendant près d’1h50. Et de ce coté là le pari est réussi pour Dan Trachtenberg puisque tout au long du film (1h43) le spectateur se questionne sur le réel ou non de ce qu’ils sont en train de voir et le prochain éclat de colère de leur hôte (interprété par John Goodman)  !

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Qu’y a t il en dehors du Bunker ? © Paramount Pictures

La paranoïa se met vite en place, dès le début du film une atmosphère pesante se pose sur le récit et ses personnages. L’impressionnante scène de l’accident de voiture est un point de départ aux péripéties du film et jusqu’au twist final une tension s’installe sur ce thriller psychologique mené de mains de maître par les 3 acteurs du film.

La claustrophobie, l’enfermement des personnages sans possibilité de s’échapper dans un bunker qui, en lui même, n’a rien d’effrayant (il est décoré comme une maison tranquille), joue un rôle dans la mise en place de cette ambiance dont Howard Stambler (J. Goodman) en est la clé, pendant les 2/3 du film le spectateur se pose des questions sur la vrai nature de ce personnage inquiétant et instable.

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© Paramount Pictures

Une grande partie de la tension du film est accentué par l’excellente musique de Bear McCreary (à qui on doit la musique de The Walking Dead, Battlestar Galactica ou encore Agents of S.H.I.E.L.D) et le jeu des regards entre les personnages: prenons l’exemple de la scène du repas qui est basé sur une tension provoqué par des échanges de regards entre les 2 « invités » et leur hôte.

Le seul « défaut » du film serait peut être sa dernière partie, non pas en tant que telle puisqu’elle s’inscrit dans la continuité du film et ne laisse pas le spectateur avec un méchant cliffhanger. Mais parce que, dans un sens, on sent qu’elle a été rajouté via des reshoots pour pouvoir relier le film à l’univers Cloverfield, et c’est assez lourd  pour être honnête.

10 Cloverfield Lane est donc une réussite. Il arrive à maintenir son spectateur en haleine et à créer une ambiance tout au long du film.

Paranoïaque et claustrophobe, porté par des acteurs exemplaires 10 Cloverfield Lane ne révolutionne pas le huit clos ni la science fiction au cinéma mais reste une très bonne surprise à ne pas rater en salles

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