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[vc_message color= »info »]Attention, cette critique est purement subjective et ne concerne que le point de vue de l’auteur comme chaque critique disponible sur Erreur42.[/vc_message]

La figure du détective est très présente dans la fiction, et tout particulièrement à la télévision. Les séries TV narrant les enquêtes de détectives privés sont légion : Maigret, Colombo, Sherlock Holmes, Jessica Jones… Mais, de tous les limiers du petit écran, je doute que vous en ayez déjà rencontré un semblable au héros de la série dont il va être question aujourd’hui : Dirk Gently, le détective holistique !

Max Landis, le créateur de la série

Dirk Gently’s holistic detective agency est une série BBC America diffusée a l’internationale par Netflix depuis le 11 décembre 2016. Le créateur de la série n’est autre que Max Landis qui, en plus d’avoir écrit le script de Chronicle, est le fils de John Landis (réalisateur des Blues Brothers et du Loup Garou de Londres). Dirk Gently reprend le personnage principal d’une série de romans par Douglas Adams, auteur de science-fiction Anglais surtout connu pour H2G2 : la trilogie en cinq volumes dont je vous disais deux mots ici !

Todd (Elijah Wood) est un groom de 33 ans à la vie tout ennuyeuse. Prisonnier de sa routine quotidienne et croulant sous les dettes, il doit en plus s’occuper de sa sœur (Gayle Marks) qui souffre de violentes hallucinations. Mais tout va changer pour Todd le jour où, dans la même journée, il va se croiser lui-même dans un couloir, découvrir une scène de crime sanglante, perdre son emploi, et voir débarquer dans sa vie Dirk Gently (Samuel Barnet), un détective holistique qui enquête sur des affaires étranges en exploitant l’inter-connectivité de tous les événements et en étant toujours au bon endroit au bon moment.

Un meurtre, l’enlèvement d’une riche héritière, une garde du corps séquestrée, un chaton, un culte étrange, des agents du FBI, une assassine très chanceuse, des routards vampires, un ticket de loto, un corgi, une rock star disparue… Les événements inexplicables se multiplient et ne se ressemblent pas. Pourtant, je vous le promets, tout est lié, tout est connecté.

De ce résumé doivent déjà vous apparaître à la fois le principal avantage et défaut de Dirk Gently : le scénario est extrêmement dense. C’est le principe de la série qui veut cela. La théorie de Dirk c’est que rien n’arrive vraiment par hasard et que les rapports de cause à effet son bien plus subtiles que ce qu’on peut comprendre. Dans le scénario, ça se traduit par la structure suivante : pendant les six premiers épisodes, les péripéties se multiplient, les personnages disent des choses qu’on ne comprend pas et les événements sont à peu près inexplicables, et toutes les réponses, l’enchaînement des événements et les explications viennent avec la résolution de l’intrigue dans les deux derniers épisodes. Certains éléments scénaristiques sont tout de même élucidés au fil de l’intrigue, pour ne pas rendre le tout impossible à suivre.


Cette structure est à double tranchant. D’un côté le scénario parait extrêmement bien écrit et on éprouve un réel plaisir à voir tous les éléments du puzzle s’imbriquer à la fin. De l’autre ça donne une histoire confuse et difficile à suivre. C’est quasiment impossible de toujours se rappeler de qui est où ou, qui sait quoi… et c’est encore aggravé par la multiplication de sous-intrigues ! Qui plus est quelques incohérences et facilités scénaristiques en profitent pour se glisser dans le scénario.

Mais cette complexité du scénario mise à part, l’écriture de cette série se révèle d’une très qualité. Même si on est loin de la plume incroyablement farfelue de Douglas Adams, le scénario nous offre des moments d’absurdité et d’éloquence tout à fait remarquables, surtout lors des tirades de Dirk Gently ou des divers quiproquos.

De plus la série bénéficie d’une réalisation soignée, très intense et dynamique. La bande-originale n’est pas très mémorable mais colle bien à l’action avec des thèmes assez originaux. Les acteurs sont, dans l’ensemble, très convaincants, bien que parfois un peu agaçants dans leur surenchère (surtout Aaron Douglas, l’antagoniste principal).

L’efficacité avec laquelle Dirk Gently mélange les genres et change de tons est réellement impressionnante. On passe en un éclair d’une comédie absurde et naïve à un drame poignant. Ce n’est pas qu’une comédie, c’est aussi un drame et ce n’est pas qu’une série policière, c’est aussi une série de sciencefiction. Et Dirk Gently assure sur tous les fronts !

Dirk Gently’s holistic detective agency est donc plus qu’une bonne série, respectant l’œuvre d’origine tout en développant sa propre identité. On y ri, on y pleure, on n’y comprend parfois pas grand-chose, mais on ne s’ennuie jamais et on s’amuse tout du long. Ce n’est pas une série qui plaira à tout le monde, mais si vous aimez l’humour absurde et la science-fiction, alors ne boudez pas votre plaisir et laissez-vous tenter !

NOS NOTES ...
Adaptation
90 %
Scénario
80 %
Réalisation
75 %
Acteurs
70 %
Bande Originale
65 %
SourceBBC America
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Sur Erreur 42 depuis la nuit des temps ! Éditeur et rédacteur, globalement un loser, auteur de nuit, movie eater. Et comme le disait Salvador Allende : "Netflix and Chile libre !"