[vc_message color= »success »]Cette critique est garantie 100% sans spoiler ![/vc_message]

[vc_message color= »info »]Attention, cette critique est purement subjective et ne concerne que le point de vue de l’auteur comme chaque critique sur Erreur42.[/vc_message]

Tim Burton est le cinéaste qui m’a fait aimer le cinéma. J’ai compris grâce à lui que le cinéma est plus qu’un outil de divertissement, mais de l’art. Après avoir été un peu déçu par ses derniers films comparé à la qualité de ses premières réalisations, j’attendais avec impatience l’œuvre qui le remonterait en selle. Miss Peregrine et les enfants particuliers est cette œuvre. Malgré une salle bondée, j’ai été immergé dans cet univers sans mal.

miss-peregrines-1

Tim Burton revient aux sources de son cinéma avec une histoire adaptée du livre de Ransom Riggs et écrite par Jane Goldman. Si l’histoire contient quelques facilités et incohérences, l’ensemble est captivant. Subtil mélange des X-men et de Harry Potter, Miss Peregrine et les enfants particuliers est original et se distingue dans la filmographie du réalisateur. En effet, j’ai senti que Tim Burton se renouvelait dans son style bien que ses thèmes propres soient toujours présents. Je suis allé voir le film avec le moins d’informations possibles, la surprise fut bonne. Les personnages sont attachants, bien composés et les interprètes sont crédibles. Asa Butterfield (Hugo Cabret) campe le personnage principal avec efficacité, bien qu’il ne dégage aucune émotion. Eva Green (Sin City 2) est quant à elle parfaite, de même pour Samuel L. Jackson (Les 8 Salopards). Malheureusement, Judi Dench (Skyfall) ne sert en rien à l’histoire. Terence Stamp (Big Eyes), Ella Purnell (Kick Ass 2) et Rupert Everett (Parade’s End) sont eux aussi présents. Tim Burton change donc d’équipe de tournage au profit d’un renouveau bienvenue, de même pour le compositeur. Michael Higham et Matthew Margeson succèdent à Danny Elfman. Toutefois, la musique ne marque pas et ne réussit à s’inscrire dans l’univers burtonien.

miss-peregrines-3

J’ai aimé Miss Peregrine et les enfants particuliers tant sur la forme que sur le fond, j’ai aimé ses émotions et ses hommages rendus (notamment à Ray Harryhausen) ; le film fait du bien. Si l’on peut reprocher la tournure grandguignolesque que prend l’histoire, on ne peut nier l’inventivité du film. Les décors gothiques sont bien rendus, le design des sépulcreux est digne d’une créature Lovecraftienne ; les effets visuels sont saisissants. On peut même retenir le court caméo de 2 secondes du metteur en scène lors de la fête foraine. Tim Burton me fascine toujours autant avec son univers, il est pour moi sous-estimé. Que dire de plus envers la folie de Tim Burton ? Miss Peregrine et les enfants particuliers est un film fou, bien pensé et qui offre du neuf après cette année remplie de blockbusters plus ou moins réussis.

Si le film ne change en rien les thèmes chers au réalisateur, et qui au final s’engage dans un propos facile et déjà-vu sur la confiance en soi, l’anti-conformitisme et l’anti-intolérance, le tout est un divertissement de qualité. Moins sombre qu’un Batman ou un Frankenweenie mais aussi dingue qu’un Beetlejuice, Miss Peregrine prouve que Tim Burton peut encore vendre du rêve.


Poster un Commentaire

Please Login to comment
  Subscribe  
Me notifier des