ff7 dossier: les films et oav

Maintenant faisons un saut dans le temps. En 2001 sort au cinéma Final Fantasy les créatures de l’esprit. C’est le premier film d’Ironobu Sackaguchi. Il coûte très, TRÈS, TRÈS CHER et ne fait que très peu d’entrées. Il est parmi les plus déficitaires de l’histoire et oblige SquareSoft à fusionner avec Enix, leur principal concurrent. C’est donc dans un moment très difficile pour la boite que l’équipe cinématique de Square se met à bosser sur une démo technique pour la PS3 reprenant, en HD la cinématique de début de FF7. Cette démo technique sera donc présentée mais elle donnera lieu à bien plus… Square fera appel à Tetsuya Nomura (ils font pas confiance à Sackaguchi) pour réaliser un film entier, en animation photo-réaliste racontant la suite quasi-directe de FF7. Final Fantasy VII Advent Children durera donc 1h40 dans sa première version, puis 2h10 en Blu-ray. Il sort en salle en 2005 en salle au japon et en 2006 en France, directement en DVD et en UMD (les petits disques de la PSP).

L’histoire prend place juste après la fin du jeu. Midgard est dévastée, la Shinra n’existe plus (ou presque) et le monde est au prise avec un nouveau mal: les Géostigmates. Ce sont des taches sur la peau qui tuent à petit feu leurs porteurs mais détruit aussi leurs esprits, en leur insufflant le désespoir. Tifa tente tant bien que mal d’entretenir le septième ciel et a adopté un deuxième enfant, Denzel, un jeune garçon infecté par les géostigmates. Cloud, pourtant considéré par certain comme un héros, s’isole et fuit ses amis et ses responsabilités. Il a le sentiment d’avoir trahi Zack et la découverte de sa véritable identité, doublée avec la mort d’Aerith, lui met la mort de deux amis sur les épaules. Tous ces sentiments sont encore accentués par son infection aux géostigmates qui le pousse à se replier sur lui même. Parallèlement Rufus (lui aussi infecté) et les Turks survivants doivent faire face au gang de Kadaj, trois frères persuadés d’être l’héritage de Sephiroth et lutant pour retrouver les restes de Jenova. Cloud est contacté par Rufus afin de luter contre Kadaj, sosie de Sephiroth mais Cloud décline. Il ne résistera pas longtemps. En effet Kadaj fait croire à tous les enfants de Midgard qu’il a un moyen pour les guérir. Il les transforme en zombies à ses ordres et les utilise comme boucliers humains. En réalité les géostigmates sont les conséquences du combat de Jenova qui lutte contre la rivière de la vie, qui l’a assimilé à sa mort. Cloud, diminué par les stigmates et qui voit des morts en mode 6eme sens, est trop faible pour les affronter et est sauvé par Vincent. Le lendemain matin, le boys band japonais et ses enfants zombies détruisent (encore plus) Midgard pour trouver les restes de Jenova. Kadaj les reprend à Rufus alors que ses acolytes se font vaincre par les Turks et Avalanche, à nouveau réuni. Je saute quelques ressorts naratifs. Finalement Cloud retrouve Kadaj, commence à l’affronter et prend l’avantage. Mais, ce qu’il ignore c’est que Kadaj, en utilisant les cellules de Jenova, peut se transformer en Sephiroth. S’en suit un combat dantesque ou Cloud, aidé par les esprits de Zack et Aerith, bat son ennemi juré. Aerith guérit les stigmates et le monde et sauvé.

crushBien qu’il n’ait pas fait l’unanimité, j’aime vraiment beaucoup ce film. Déjà c’est FF7 donc forcement c’est génial. Ensuite il est graphiquement très réussit. Tous les effets sont bien faits, le chara-design est retouché et est plutôt réussit (surtout Sephiroth et Cloud). Les chorégraphies de combat sont hyper classes, tellement qu’elles ont complètement définit le style de combat de Dissidia: Final Fantasy sur PSP. De plus c’est un monument de fan-service. Voir les personnages de FF7 en 3D se battre et parler (grande premiere), les environnements du jeu, certains flash-back qui montrent carrément des moments du jeu en HD, tous ça mis ensemble rend le film juste jouissif pour les fans. Ajoutez également au bagage fan-service les émotions qui font légion. Le scénario et le visuel du film est entieremnet marqué par le souvenir de Zack et d’Aerith. Par exemple, tous les personnages d’Avalanche portent un bandeau rouge autour du bras en hommage au bandeau rose que Zack a offert à Aerith. La licence n’est absolument pas massacrée, des précisions sont apportées par rapport à l’univers du jeux, on découvre réellement Zack et Vincent. C’est d’ailleurs le rôle particulièrement important (vis à vis de celui qu’ils avaient dans le premier jeu) et c’est lors de la création du film que l’équipe s’est rendue compte qu’ils méritaient leurs propres jeux.

Final Fantasy VII Advent Children est donc un film dédié au fan qui apporte un conclusion bien dosée au cycle narratif.

https://www.youtube.com/watch?v=BhHlxR4ihq4

Mais Advent Children n’est pas le seul film réalisé autour de FF7. Dans l’édition collector du film était disponible un petit OAV (Original Animation Video, à ne pas confondre avec AV qui signifie Adult Video et qui désigne… une vidéo de plus de 18 ans. Non c’est du porno). Mais le film dont on va parler n’est pas pornographique puisqu’un OAV est un film d’animation destiné directement à la difusion en DVD, sur Internet ou en VHS si vous lisez cet article depuis les années 90. Last Order: Final Fantasy VII est un anime traditionnel (pas en image de synthèse) de 25 minutes réalisé par Morio Asaka.

Après avoir affronté Sephiroth à Nibelheim, Zack et Cloud, blessés sont récupérés par Hojo qui expérimente le Mako sur Cloud et les cellules de Jenova sur Zack. On suit leur fuite alors que, poursuivis par la Shinra, ils tentent d’atteindre Midgard pour s’y cacher et trouver un nouvel emploi. Cloud étant empoisonné, Zack doit trouver un moyen de luter seul contre la Milice et les Turks. Il y perdra la vie. Et, et c’est un des deux défaut du film, on a pas le droit à la mort épique et dramatique de Zack où il fait face à des milliers de miliciens. Le générique de fin arrive à la scène d’avant et de manière brutale et surprenante. Au final on reste vraiment sur notre faim. On en veut plus, on veut voir la suite. Et ce même si on a déjà eu notre dose d’action épique et survoltée.SephirothLastOrder Le deuxième défaut porte sur l’intérêt que représente ce film. On n’apprend absolument rien. Tous les événement ont déjà été racontés dans Crisis Core et faisaient l’objet d’un flash-back dans le jeu principal. Certes ils sont légèrement remaniés mais il n’y a rien pour changer notre façon de voir le monde de FF7.


Mais bon c’est pas vraiment des défauts. En vérité on est face à un animé d’excellente qualité très agréable à regarder. L’ambiance est plus sombre et pesante que d’habitude et les événements sont retranscris de nuit afin d’accentuer cet effet. On passe un bon moment mais on est quand même déçu à la fin. Et puis c’est gratuit donc ce serait con de cracher dessus.

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