Erreur42 https://erreur42.fr Le geek passionnément ! Fri, 15 Feb 2019 11:01:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://erreur42.fr/wp-content/uploads/2016/01/cropped-favicon-1-32x32.png Erreur42 https://erreur42.fr 32 32 Les 5 films à voir en Février https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-fevrier-2019/ https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-fevrier-2019/#respond Sat, 09 Feb 2019 13:00:30 +0000 https://erreur42.fr/?p=12915 De Dragons 3 : Le monde caché à VICE en passant par Le Chant du loup, découvrez ces films à ne pas manquer au ciné en février !

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La nouvelle année est déjà bien entamée et le mois de janvier déjà chargé en sorties, il vous faudra vite rattraper ces dernières avant d’attaquer celles de février, encore plus nombreuses… Période de cérémonies oblige, les écrans se partagent films d’auteurs et blockbusters : mais certains films, comme Dragons 3 : Le monde caché, ont déjà prouvé leurs habilité à mêler les deux…

Comme chaque mois vous avez voté sur Twitter et vous avez élu Glass meilleur film du mois avec 27% des votes, suivi par Green Book avec 20% des votes !

Chaque film présenté est accompagné de sa bande annonce, de son synopsis et de sa date de sortie pour que chacun puisse se faire un avis et sélectionner le, ou les films, qu’il a envie de voir !

Notre sélection ne se base que sur les bandes annonces & l’équipe créative donc bien sûr nous pouvons nous tromper et tomber sur un raté monumental. De plus ce n’est qu’un avis et des attentes personnelles.


Dragons 3 : Le monde caché (6 février)

Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.


La Favorite (6 Février)

Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente. Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin.


Vice (13 Février)

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…


Le Chant du loup (20 Février)

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.
Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.
Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.


La Grande Aventure LEGO 2 (20 Février)

Alors que les habitants de Bricksburg coulent des jours heureux depuis cinq ans, une nouvelle et terrible menace se profile à l’horizon : des envahisseurs Lego Duplo® venus des confins de l’espace qui détruisent tout sur leur passage !
Pour vaincre ces redoutables ennemis et rétablir la paix dans l’univers Lego, Emmet, Lucy, Batman et leurs amis devront explorer des mondes lointains et inconnus. Ils découvriront même à cette occasion une étrange galaxie où chaque situation est une comédie musicale ! Cette nouvelle aventure mettra à l’épreuve leur courage, leur créativité et leurs facultés de Maîtres Constructeurs…

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Nos séances de Janvier https://erreur42.fr/nos-seances-de-janvier/ https://erreur42.fr/nos-seances-de-janvier/#respond Fri, 01 Feb 2019 16:15:36 +0000 https://erreur42.fr/?p=12948 De Border à Bumblebee en passant par Edmond, découvrez nos brefs avis sur toutes les films que nous avons découverts en janvier.

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Toutes les fins de mois nous reviendrons sur les films sortis ce mois-ci ou à la fin du mois précédent que nous avons pu découvrir en salle où sur Netflix. Nous vous recommanderons nos coups de cœurs et vous mettrons en garde contre les films ayant échoué à nous convaincre en espérant vous donner une carte pour vous repérer dans la jungle luxuriante des sorties ciné et VOD.

Le mois de Janvier a été riche et intense. Les films sont classés du moins bien noté au mieux noté.


Forgiven

Forgiven revient sur la mission « Vérité et Réconciliation » dirigée par Desmond Tutu, chargé d’assurer une transition et réinsertion juridique en Afrique du Sud à la fin de l’apartheid. Le film ne fait pas honneur à son sujet passionnant. Une intrigue laborieuse, une réalisation inégale, une structure chaotique, un dernier acte raté et un travail du son abominable viennent considérablement alourdir le film. Il est tout de même sauvé du désastre par quelques jolies scènes, de beaux dialogues et le duo d’acteurs de tête.

Note : 5/10 – avis de Baptiste


The Front Runner

Film historico-politique, The Front Runner marque surtout par son manque d’intérêt. Ultra conventionnel dans son histoire et sa réalisation, c’est un film parfaitement attendu qui raconte son histoire comme par automatisme. Le sujet est intéressant et traité avec rigueur mais jamais avec une identité artistique notoire. Même Hugh Jackman semble tourner en rond dans son personnage.

Note : 5/10 – avis de Baptiste


Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald

Malgré un premier opus plaisant sans être marquant, le retour des Animaux Fantastiques rate complètement sa cible et se permet même d’annuler purement et simplement les événements du premier. Relayant ses véritables points forts – justement, les animaux fantastiques, et Norbert Dragonneau – au second plan pour se concentrer sur une histoire faussement complexe et au goût de déjà-vu.

Note : 5,5/10 – avis de Quentin


Glass

Avec Glass, M. Night Shyamalan donne une suite ni attendue ni demandée à son film Incassable. Film de super-héros assez basique, Glass aurait pu être sympathique s’il n’avait pas eu l’ambition d’être méta et original. Il ne réalise jamais ses promesses, semble ne pas maîtriser son sujet et est considérablement alourdi par un scénario trop bête.

Note : 5,5/10 – avis de Baptiste


Creed 2

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Note : 6/10 – avis de Baptiste


Eric Clapton : Life in 12 Bars

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Note : 6/10 – avis de Adrien


Les Fauves

Un autre thriller semi-fantastique avec Laurent Lafitte exactement dans le même ton que L’Heure de la Sortie, en sensiblement moins convaincant. Une bonne photographie et une réalisation au service de l’ambiance sauve le film. Il est, sinon, considérablement alourdi par une écriture dénuée de naturel, un sens confus, une intrigue qui gère mal son mystère et des performances inégales.

Note : 6/10 – avis de Baptiste


Bumblebee

Énième épisode de la saga TransformersBumblebee en est tout de même le premier spin-off. C’est une sympathique comédie d’action sur fond de 80’s, ressemblant volontairement, dans son schéma narratif, à E.T.. Les scènes d’actions sont convaincantes, le film est un bon divertissement efficace, sans autre prétention.

Note : 6,5/10 – avis de Baptiste


FYRE : Le meilleur festival qui n’a jamais eu lieu

Histoire peut-être trop hallucinante pour un documentaire aussi court, menant inévitablement à des parties très denses. FYRE : Le meilleur festival qui n’a jamais eu lieu est un condensé d’avidité, nous poussant même à douter de la véracité des faits présentés. Conventionnel dans sa forme, il reste néanmoins tout aussi passionnant que son histoire.

Note : 6,5/10 – avis de Quentin


Une femme d’exception

Un biopic de Ruth Bader Ginsburg, mythique juge de la Cour Suprême américaine engagée dans la lutte anti-sexisme. Il s’agit d’un film très classique et trop verbeux, dissertant sur son sujet parfois sans cérémonie mais qui reste intéressant grâce à de bonnes performances par un casting de luxe.

Note : 6,5/10 – avis de Baptiste


Aquaman

Le plus gros succès de l’histoire de l’univers cinématographique DC ne sera ni le plus beau, ni le mieux écrit ou interprété. Mais il aura pourtant le mérite de réussir à créer une dynamique et une énergie sans faille, faisant d’Aquaman un film particulièrement kitsch mais terriblement plaisant. Malgré l’enterrement pur et simple de tout le travail amorcé par Snyder avec Man of Steel et Batman V Superman.

Note : 7/10 avis de Quentin


L’Ange

L’Ange est un thriller montrant les crimes d’un cambrioleur et tueur en série argentin. Assez intense, coloré et pêchu, le film convainc par son ambiance visuelle et son personnage intéressant parfaitement joué. Il est cependant trop superficiel sur certains points de l’intrigue et de développement des personnages, qui semblent pourtant importants.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


La Mule

Clint Eastwood représente à lui seul une institution à Hollywood. À la fois devant et derrière la caméra, ce qui est impressionnant pour un homme de son âge, il revient pour un thriller feutré. C’est un voyage à travers les yeux d’un vieillard déphasé dans le monde moderne, un témoignage de sa compréhension et incompréhension. Seuls problèmes : un classicisme parfois lassant, des seconds rôles peu convaincants et un rythme traînant.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


Si Beale Street pouvait parler

Il s’agit du nouveau drame de Barry Jenkins, oscarisé pour Moonlight. C’est une belle histoire dramatique tirée d’un roman du génial James Baldwin. Filmé avec modernité, interprété avec justesse et écrit avec sensibilité, le film ne manquera pas d’émouvoir. On déplore cependant une grande retenue par rapport au texte du roman, un rythme parfois inégal et un certain manque d’originalité qui empêche le film d’être aussi marquant qu’on le souhaiterait.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


Green Book

Green Book est un peu l’archétype du film américain. Un road trip dans le sud profond qui traite de l’amitié, du racisme et d’émigrations. Tous les grands thèmes du film Hollywoodien sont mobilisés et avec eux ses forces et ses faiblesses. Parfaitement rythmé, joliment écrit avec de beaux dialogues et sublimement interprété, Green Book ne se démarque pas par sa réalisation, pèche par sa prévisibilité et sa fin franchement lourde.

Note : 7,5/10 – avis de Baptiste


Sorry to Bother You

Satire sociale et politique menant multifacettes, Sorry to Bother You est un film fourmillant d’idées et d’intentions. Traitant du monde du travail et du commerce, de l’art, du racisme, du syndicalisme… Cette richesse de propos est à la fois sa force et sa faiblesse car elle cause une certaine confusion. Quoi qu’il en soit c’est drôle, original, bien filmé et bien joué avec des retournements vraiment surprenants.

Note : 7,5/10 – avis de Baptiste


Bienvenue à Marwen

Bienvenue à Marwen est réalisé par Robert Zemeckis, brillant réalisateur derrière Forrest Gump ou encore la saga Retour vers le futur. Portrait bouleversant d’un homme brisé qui tente tant bien que mal de tenir le coup par l’art. Le film est porté par un personnage décalé magnifiquement interprété par Steve Carell et par son univers visuel original. Cependant il souffre d’un manque de subtilité et d’une mauvaise mise en valeur de l’émotion dans son dernier acte.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


L’Heure de la Sortie

Le cinéma français réussit encore à nous surprendre avec des films de genre radicaux. Maîtrisant parfaitement son ambiance tendue tout du long, distillant un fort malaise tant par le jeu des acteurs que par la réalisation, L’Heure de la Sortie ne laisse pas indifférent. C’est également un exercice allégorique. Fascinant.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


Edmond

Alexis Michalik adapte ici sa pièce événement au cinéma. Énorme succès sur les planches, Edmond est également un plaisir à savourer sur les écrans. Narrant l’histoire de la création de la plus belle pièce de tous les temps, il s’agit d’un très beau film, déclarant son amour à l’art, au théâtre et au beau texte d’Edmond Rostand. De bons moments de comédies et d’excellents acteurs viennent parfaire le tableau. On déplore tout de même l’écriture embarrassante des rôles féminins.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


Border

Remarqué dans la sélection Un Autre Regard au dernier Festival de Cannes, Border est un film scandinave absolument unique. Réinterprétant les mythes nordiques, une expérience allégorique observant, à travers le spectre de la primitivité, toutes les constructions de notre société. Questionnant le genre, la sexualité, la race, la famille, le travail, la justice… Un film incroyablement riche et sans égal pour mettre mal à l’aise.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


Another Day of Life

Another Day of Life est absolument magnifique. Il s’agit d’un film d’animation sur un reporter pendant la guerre civile en Angola. Très juste et percutant dans son fond politique, le film devient parfaitement saisissant dans ses moments d’excentricité visuelle incarnant les émotions du personnage. L’animation a un style original qui lui permet, justement, ces moments de symbolisme grandiose. En sus l’écriture est excellente et les séquences en prises de vue réelles renforcent l’aspect documentaire.

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Note : 8,5/10 – avis de Baptiste

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Critique de Creed 2, entre les cordes https://erreur42.fr/critique-creed-2/ https://erreur42.fr/critique-creed-2/#respond Sat, 26 Jan 2019 13:00:33 +0000 https://erreur42.fr/?p=12938 8ème opus de la saga Rocky et représentant du noble genre du film de boxe, Creed 2 porte un lourd héritage. Le film est-il à la hauteur ?

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Le film de boxe en est un des archétypes les plus reluisants de l’histoire du cinéma Américain avec des classiques intemporels comme Plus Dur Sera La Chute, Nous Avons Vaincu Ce Soir ou encore Raging Bull. Au pinacle de cette tradition, on trouve la saga Rocky, révolutionnaire dans le genre et pierre angulaire du cinéma populaire hollywoodien. Une saga qui s’est retrouvée à nouveau sur le devant de la scène en 2016 avec la sortie de Creed, un spin off réalisé par Ryan Coogler (Black Panther) et dans lequel le légendaire Rocky Balboa faisait son grand retour, toujours interprété par Sylvester Stalone.

Creed, l’Héritage de Rocky nous avait séduit par ses scènes de combats virtuoses et intenses et son histoire forte en émotions. C’est pourquoi le retour d’Adonis Creed en 2019, toujours épaulé par Rocky et pour faire face à Ivan Drago, l’antagoniste du mythique Rocky 4, nous avait intrigué. Le film, sobrement intitulé Creed 2, est-il à la hauteur de son héritage ?

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

La Rage Au Ventre

La fin du premier Creed finissait sur une émotion tendre-amer. Cette situation ambiguë, Creed 2 l’évacue excessivement rapidement. On ne revient jamais sur la maladie de Rocky pourtant importante pour son personnage alors que Creed est porté au sommet de son sport en quelques minutes. Ce postulat de départ apparaît assez paresseux et échoue à faire une liaison claire avec le précédent film, sans pour autant assumer une rupture radicale. En règle générale, l’histoire de Creed 2 est aussi convenue que possible, mais en profite pour s’attacher à des formules simples et efficaces. Incapable de surprendre par son histoire et ses retournements, tant il se repose sur une structure organique classique, Creed 2 se concentre nettement plus sur l’émotion et le développement des personnages.

L’histoire de Creed 2 en appelle également à des éléments simples et traditionnels : la famille, le courage, la persévérance, la vengeance, l’amour et la haine… Ces valeurs et ces émotions puissantes sont la colonne vertébrale du film et sont invoquées avec justesse et force, ce qui maintient le spectateur grandement impliqué à tout moment. Cette force est rendue possible d’abord par la nature presque Shakespearienne de l’histoire initiée avec Rocky 4 et qui se perpétue ici mais aussi grâce à un casting excellent : Michael B. Jordan et Tessa Thomson en tête. Ils portent largement la dimension dramatique du film et semblent parfaitement complices. Dolph Lundgren revient interpréter le patibulaire Ivan Drago qui a eu une évolution intéressante depuis Rocky 4, avec une intensité et une noirceur fort à propos, qui sait céder à de la sensibilité par moment. Enfin Silvester Stalone campe toujours le mythique Rocky, probablement pour la dernière fois. Bien que la présence de son personnage soit dispensable, c’est toujours un plaisir de voir Stalone apporter son héritage et son expérience.

Cependant la trop grande prévisibilité et paresse de l’histoire reste un défaut de taille, d’autant que certains points de l’intrigue sont assez insatisfaisants comme l’antagoniste, Viktor Drago, qui se détache trop de son père pour être perçu comme son ombre et pas assez pour s’imposer comme un personnage en soit. De même le thème de la paternité, s’il est omniprésent dans les relations entre les personnages, est abordé avec une retenue frustrante, notamment dans l’arc d’Adonis Creed et de ses débuts en tant que père.

Plus Dure Sera La Chute

La réalisation, également, se repose largement sur ses acquis sans chercher vraiment plus loin. Ryan Coogler a été remplacé par Steven Caple Jr, un réalisateur plutôt habitué à la télévision. Il reprend les standards visuels des films de boxes : caméra épaule dans le ring, quelques plans zénithaux plus stylisés, « training montage » du héros et de l’antagoniste en parallèle… Là où le premier Creed surprenait par les performances de réalisation dans les combats, la suite ne cherche jamais vraiment à innover. Au delà de ça, les quelques fantaisies de réalisation sont en fait directement tirées d’autres épisodes de la saga Rocky. Ce manque de recherche est déplorable, même si le film ne commet pas vraiment d’impair, restant toujours clair, bien rythmé et parfaitement académique.

On déplore également les quelques séquences où le film se transforme en clip pour les chansons composées par divers rappeurs américain. Ce sont des temps morts dans l’histoire et des facilités commerciales assez affligeantes. Cependant les morceaux présentés dans ces passages, et la bande-originale du film en règle générale, sont réussis et contribuent largement à l’ambiance et à l’épique du métrage.

Creed 2 est un film académique qui ne supporte aucunement son lourd héritage. Se satisfaisant du stricte minimum narrativement et visuellement, c’est sans doute le moins original des 8 films Rocky. Cependant, s’appuyant sur une histoire certes éculée mais tout de même efficace, des personnages appréciés interprétés par de bons acteurs et des valeurs et émotions fortes, le film réussit à être toujours divertissant et à ne jamais complètement perdre son spectateur. Malgré toutes nos réticences, quand la cloche retentit, il est impossible de ne pas se lamenter des échecs d’Adonis Creed et de ne pas se réjouir de ses victoires.

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Critique de Eric Clapton : Life in 12 Bars, plongée intimiste https://erreur42.fr/critique-eric-clapton-life-in-12-bars/ https://erreur42.fr/critique-eric-clapton-life-in-12-bars/#respond Wed, 23 Jan 2019 12:59:24 +0000 https://erreur42.fr/?p=12925 Life in 12 bars retrace la vie du symbole de la Fender Stratocaster de la plus belle des manières, mais cela en fait-il un bon documentaire pour autant ?

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Quelle meilleure manière que de définir un artiste en commençant par son enfance ? C’est la période qui forge la légende, qui construit les fondations de ce qui deviendra l’un des plus grands guitaristes de tous les temps. Vous l’avez compris, Eric Clapton : Life in 12 bars retrace la vie du symbole de la Fender Stratocaster. Et de la plus belle des manières.

C’est un enfant qui grandit sans père, à moitié élevé par ses grands-parents, et au caractère bien trempé qui va poser les bases de la future star. Loin de faire un portrait nombriliste de Clapton, le documentaire va au contraire le raconter par les gens qui l’ont croisé, qui ont marqué sa vie. La famille pour commencer, mais aussi ses mentors, ses amis, et les rencontres du début de sa carrière (Les Beatles !). Sa période chez les Yardbirds et sa reconversion en solo vont constituer le lancement du mythe. Partout où il était passé, Clapton était déjà observé. On lui reconnait du talent, et un caractère de puriste. Baigné par le blues afro-américain, il va puiser dedans pour créer du neuf. Car c’est une vraie ambition musicale, l’idée de créer quelque chose de nouveau, qui motive le jeune Eric.

On comprend alors très vite (notamment à travers le témoignage de Roger Waters) que Clapton va être l’instigateur de la guitare comme un défi technique, comme un sport. Le rock ou le blues anglais vont être bousculés par son brio, et le monde va suivre. Un puriste qui réussit à imposer de nouveaux standards, ce n’est pas anodin.

On découvre avec Life in 12 bars la nature très spontanée de Clapton, suivant ses émotions, toujours pour sa musique. Hendrix, BB King… Tous les maîtres le reconnaissent comme l’un des leurs. Lui qui a été initié par le blues puis influencé par le rock, la country, le jazz… L’histoire d’un artiste clairement pas comme les autres. Clapton devient au fil du documentaire, une sorte de témoin traversant les époques, continuant à produire de la musique. Il croise les plus grands, travaille avec eux et crée sa propre histoire. On comprend le rôle et la dimension sociale du métier d’artiste, lorsque BB King explique comment Eric Clapton a permis de braquer les projecteurs sur le blues. Il aura fallu qu’un blanc joue du blues pour que l’Amérique blanche accepte d’écouter enfin toute la scène afro-américaine (sans qui Clapton n’existerait pas).

© Pattie Boyd

Le documentaire ne se prive pas de nombreux passages musicaux, pour laisser le spectateur savourer la musique qui a forgé Clapton et celle que Clapton a forgé. C’est peut-être ce qui créera quelques longueurs pour un documentaire de 2h on le rappelle, bien que sa vie soit dense et riches en histoires et rebondissements.

On apprend aussi les autres visages d’Eric, son rapport aux femmes, à la célébrité, à l’alcool, au monde. La perte de son enfant qui le bouleversera et fera naître Tears in Heaven, probablement l’un de ses plus beaux morceaux. Car Clapton est aussi chanteur, et un excellent parolier, qui sait saisir l’émotion avec justesse et honnêteté.

C’est avec une douce note de mélancolie que Life in 12 bars se referme. Sur BB King, souhaitant la vie éternelle pour lui et son ami, Eric. L’histoire se finit telle qu’elle a commencé, en rendant hommage au maître qui en aura fait naître un autre. Aujourd’hui de nouveaux guitaristes se revendiquent d’une influence Clapton, tel que John Mayer. La preuve, probablement, que son œuvre durera encore longtemps.

Finalement, Eric Clapton : Life in 12 Bars est globalement réussi. Cependant, il est assez clair que le documentaire est plus approprié pour les fans convaincus qui voudraient en apprendre plus sur leur idole, que pour les novices cherchant à découvrir la vie d’un artiste. En effet pour ces derniers le visionnage d’être quelque peu lourd, notamment à cause de la densité du documentaire et des nombreux passages musicaux. A recommander aux fans de Clapton donc, aux guitaristes surement, mais peut-être pas aux autres. Un constat un peu dommage car Life in 12 bars aurait pu être une bonne porte d’entrée dans la vie de Clapton, mais s’adresse beaucoup plus aux « déjà connaisseurs ».

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Les 18 meilleurs films de 2018 https://erreur42.fr/les-18-meilleurs-films-de-2018/ https://erreur42.fr/les-18-meilleurs-films-de-2018/#respond Tue, 01 Jan 2019 14:46:52 +0000 https://erreur42.fr/?p=12817 La fin de l'année est déjà là c'est donc le moment pour nous de revenir sur l'année cinématographique 2018 avec ses 18 meilleurs films !

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Encore une merveilleuse année pour le cinéma ! Un an est passé depuis notre top des films de 2017 et les choses n’ont pas vraiment changé pour Disney qui domine toujours en maître les salles obscures avec plus de 7 milliards de recettes dans le monde et pas moins de 4 films dans le top 10 des meilleurs succès de l’année…

Une belle année pour la bulldozer Disney mais qui ne camouflera pas les 3 échecs monumentaux qu’ont été Solo : a Star Wars Story, Un raccourci dans le temps et Casse-Noisette et les quatre royaumes. Une année pleine de surprises, marquée par de magnifiques films indépendants qui ont su traverser les frontières (Thunder Road, Blindspotting) mais également des surprises au box office (Sans un bruit, La Nonne, Bohemian Rhapsody)… On le dit depuis quelques années maintenant mais la face du cinéma mondial est également en train de changer et avec le succès critique qu’a été Roma Netflix semble enfin apparaître légitime aux yeux des plus réticents. Le cinéma a encore de belles années devant lui !

Mais alors ici, à Erreur42, on en a pensé quoi de cette année ciné 2018 ? Découvrez nos 18 films préférés ainsi que le classement rédacteur par rédacteur. N’hésitez pas à donner vous aussi votre top 18 dans l’espace commentaire !

LE TOP DE LA REDACTION

18. The Guilty

Une œuvre danoise innovante où l'on suit une course contre la montre palpitante... Sans jamais la voir. Réussir à maintenir un rythme via ce postulat est un succès en soi. Mais le scénario lui-même joue de ses contraintes et sait justifier ce format, distinguant une tentative anecdotique d'un travail abouti.


17. Une affaire de famille

Un superbe film sur la famille, explorant les liens sociaux qui unissent un groupe dans une histoire crue mais touchante. Maîtrisé de bout en bout.


16. A Star is born

D’un matériau ô combien classique, Bradley Cooper tire un grand drame immensément hollywoodien. Porté par la double révélation de Lady Gaga en actrice dramatique et de Bradley Cooper en réalisateur, ainsi qu’en musicien, une mise en scène efficace et de magnifiques chansons, A Star is Born est un film aussi chaleureux que cruel, à l’image du monde qu’il critique

Retrouvez notre critique complète à lire ici


15. Hostiles

Le western modernisé dans un film profondément mélancolique et sombre. Très réaliste et psychologique, Hostiles joue même avec le genre du road movie intelligemment. Rosamund Pike est bouleversante.


14. Hérédité

Un tour de force visuel, tourmenté et de terreur proposé dans un premier film qui non seulement se saisit des codes du genre mais apporte un regard contemporain et parfaitement maîtrisé. Un chef-d’œuvre majeur dans le cinéma d'épouvante, sans besoin de mesurer le propos.


13. Blindspotting

Blindspotting fait l’effet d’un coup de poing. Traitant de la gentrification par les yeux des classes populaires, de la paranoïa raciale induite par les violences policières, de la brutalité et de l’injustice en règle générale, c’est un film incroyablement dur dans son fond et intense dans sa forme. Les performances incroyables sont au service d’une écriture brillante, pleine de punchlines qui sortent à un rythme effréné. En ajoutant une mise en scène magnifique, notamment dans d'incroyables séquences de rêve, on obtient un chef-d’oeuvre de cinéma social moderne.


12. BlackKklansman

Le dernier film de Spike Lee, unanimement acclamé, est un brûlot politique aussi moderne que maîtrisé. Se saisissant de la question raciale et du cas du Ku Klux Klan, Spike Lee use de l’histoire pour dénoncer le retour en force d’oppressions et d’idées violentes. Fait à la manière des films policiers des années 70 ou de la Blackxploitation, Blackkklansman est un thriller bourré de suspens, consistant et virulent politiquement, à l’écriture et à la mise en scène magistrale.


11. Roma

Pour son nouveau long-métrage, Alfonso Cuarón a tout simplement décidé de revenir à ses propres sources, dressant ainsi un tableau touchant et effrayant d'un pays et d'une famille mexicaine se disloquant de l'intérieur. D'une beauté sans nom, le film porté par la justesse de Yalitza Aparicio ne fera pas l'unanimité mais avec ce nouveau chef-d’oeuvre, Cuarón montre une nouvelle fois qu'il fait partie de ce cercle très fermé de cinéastes « ovnis ».


10. L'île aux chiens

L'art du stop-motion est un genre difficilement utilisable, pour des raisons financières ou même techniques. Mais au fil du temps, celui-ci a su se trouver des maîtres capables de lui donner une âme intemporelle. Et c'est le cas de notre cher Wes Anderson qui avec son second film entièrement filmé en stop-motion (après Fantastic Mr.Fox), a su une nouvelle fois manier ses petites figurines pour créer l'indescriptible : une odyssée de couleurs bercée par la mélodie toujours aussi réussie du français Alexandre Desplat. Au poil.


9. Thunder Road

Premier film de l'inspirant Jim Cummings, Thunder Road est l'oeuvre la plus sincère et touchante de l'année. Adapté d'un court métrage et financé en partie sur internet, le film touche en plein cœur avec son portrait tragi-comique d'un père et sa fille en pleine reconstruction.


8. Battleship Island

Blockbuster historique coréen, Battleship Island fascine par son grandiose. Cette histoire d’évasion gigantesque est portée par des scènes d’action incroyables et une mise en scène magistrale avec des moments de pure beauté. Sa gestion du suspens est sans égal et son fond politique et historique est vraiment puissant. C’est un film gigantesque, fort en caractère et incroyablement riche en rebondissements. Une pure dose d’adrénaline !


7. Under the Silver Lake

Quel secret peut bien être enfoui sous le Silver Lake ? Le dernier film de David Robert Mitchell dérange, perturbe, surprend et perd le spectateur dans un labyrinthe aussi fou que la ville qui lui sert de décor. Un film tout aussi introspectif que Ready Player One sur la pertinence de notre culture et son appropriation. Plusieurs visionnages obligatoires...


6. Les Indestructibles 2

Si l'attente a été longue certes, il n'en demeure pas moins que la suite des aventures des super-héros de Brad Bird est un film d'action efficace et rythmé, à la réalisation toujours jouissive et à l'humour toujours aussi inspiré.

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5. Spider-Man : New Generation

Hallucinant, fou, enragé, endiablé.... La première apparition de Miles Morales au cinéma va également marquer son histoire. Meilleur Spider-Man depuis la trilogie de Sam Raimi, New Generation est une oeuvre multiple où la seule limite est celle de ses créateurs.


4. Three Billboards

Récompensé aux Oscars et dans toutes les plus grandes cérémonies, Three Billboards est sans conteste le plus grand film américain de l’année. Revenge movie atypique et portrait de femme radical dans sa violence et sa complexité empreint d’un humour cynique troublant, le film marque par sa  dureté et sa dualité de ton. Three Billboards est émouvant aux larmes, génialement écrit avec chaque réplique qui tranche net, parfait dans sa réalisation et avec les performances exceptionnelles de Frances McDormand et Sam Rockwell. Chaque scène bouleverse et le tout mène à un film proprement iconique.


3. First Man

Troisième film de Damien Chazelle portant sur la conquête spatial, First Man est grandiose et malgré un aspect qui peut sembler académique pour certain, réussi à porter une histoire profondément intime et dramatique.

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2. Ready Player One

Le grand retour de Spielberg aux fresques épiques ne se résume pas à sa multitude de références geek comme certains aimeraient bien le faire croire. Véritable oeuvre introspective sur l'héritage de son créateur et l'impact de se création, lettre d'amour aux communautés en tout genre, généreux, dense et profondément optimiste. Ready Player One résonne particulièrement dans tous ceux qui se sont un jour "échappés"...


1. La Forme de l'eau

Guillermo del Toro prouve encore une fois qu'il est un créateur d'univers merveilleux brillant. De la bande sonore à la photographie en passant par la narration, tout est constitutif d'un monde à part entière de deux heures. Superbe.

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LE TOP DE QUENTIN LE GOHIC (Rédacteur en chef)

18. Le Grand Bain

Pour son premier passage derrière la caméra Gilles Lellouche nous offre l'une des plus belles comédies de l'année. Une introspection sincère et touchante sur des quarantenaires perdus, un casting renversant et un film qui l'est tout autant.


17. First Man

Damien Chazelle qui sort des sentiers battus pour encore mieux les retrouver : c'est sans doute ça qui donne la force mécanique et émotionnelle de First Man, un film déroutant et maîtrisé de bout en bout. Une bande originale sublime.

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16. Sans un bruit

C'est l'outsider horrifique de 2018, premier film de John Krasinski en tant que réalisateur : Sans un bruit utilise habilement les codes du genre pour nous offrir une des expériences les plus tendues de l'année. Sans atteindre le génie de Get Out le film arrive à combiner les genres sans oublier de lorgner du coté de John Carpenter...


15. Come As You Are

Passé complètement inaperçu en France Come as you are, deuxième film de Desiree Akhavan après Appropriate Behavior, vaut autant pour la performance tout en justesse et en retenue de Chloë Grace Moretz que pour son son écriture pertinente et poignante.


14. Three Billboards

À l'humour aussi noir et cynique que celui des frères Coen, Three Billboards de Martin McDonagh se forge sa propre identité dans son portrait incisif et réel d'une Amérique marqué à blanc. Frances McDormand est impériale dans le rôle d'une mère pas si perdue qu'on ne pourrait le croire.


13. Moi, Tonya

Injustement effacée par la performance de Frances McDormand dans Three BillboardsMargot Robbie est magistrale dans le rôle d'une Tonya Harding loin du portrait habituel qu'on veut bien lui faire. Un film rythmé et touchant qui trouve une résonance toute particulière à notre époque.

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12. The Disaster Artist

Difficile d'imaginer qu'un film aussi nul que The Room ait pu engendrer The Disaster Artist, une comédie aussi absurde que personnelle qui respire de tout l'amour que James Franco a pour le cinéma.


11. Les Heures sombres

Biopic historique percutant et terrassant visuellement, Les Heures Sombres suit un Gary Oldman méconnaissable en Winston Churchill. Prenant, épique et surprenant de sincérité.


10. Battleship Island

Véritable claque coréenne de l'année, Battleship Island se veut aussi épique que personnel, mélangeant à la perfection le film d'action à grand spectacle au film engagé, historique et intime. Une leçon de cinéma dantesque en tout point qui ne laissera personne indifférent.


9. Les Indestructibles 2

Rare sont les suites qui peuvent se vanter, d'au moins, égaler le niveau de l'original. Et pourtant Brad Bird réussi une nouvelles fois son pari dans une carrière qui frôle le sans faute. Une suite moderne et réussie en tout point, jusqu'aux scènes d'actions hallucinantes.

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8. The Guilty

Le film à concept est à double tranchant : intelligemment construit il peut marquer à jamais une génération ou, à l'inverse, ne jamais toucher sa cible. The Guilty fait partie prenante de la première catégorie. Huit clos hallucinant de tension où le film se passe au bout du fil et où le spectateur ne trouvera pas un moment de répit.


7. Assassination Nation

Traiter de thématiques sociétales fortes par le prisme de la violence et de la satyre a toujours été un jeu dangereux. Mais quand il est réussi et pertinent comme l'est Assassination Nation, cela donne un film terriblement énervé et conscient aux séquences folles et aux messages coups de poings.


6. Hérédité

"L'exorciste de cette génération" pouvait-on lire sur son affiche. Derrière cette phrase tape-à-l’œil et facile se cache pourtant la vraie force d'Hérédité : sa terreur pure. Le premier film d'Ari Aster est sans doute le plus terrifiant qu'il m'ai été donné de voir, et cela grâce à une construction graduée qui part du drame pour atteindre des sommets d'épouvante. Un coup de maître.


5. Thunder Road

Premier film de l'inspirant Jim Cummings, Thunder Road est l'oeuvre la plus sincère et touchante de l'année. Adapté d'un court métrage et financé en partie sur internet, le film touche en plein cœur avec son portrait tragi-comique d'un père et sa fille en pleine reconstruction.


4. Spider-Man : New Generation

Hallucinant, fou, enragé, endiablé.... La première apparition de Miles Morales au cinéma va également marquer son histoire. Meilleur Spider-Man depuis la trilogie de Sam Raimi, New Generation est une oeuvre multiple où la seule limite est celle de ses créateurs.


3. Ready Player One 

Le grand retour de Spielberg aux fresques épiques ne se résume pas à sa multitude de références geek comme certains aimeraient bien le faire croire. Véritable oeuvre introspective sur l'héritage de son créateur et l'impact de se création, lettre d'amour aux communautés en tout genre, généreux, dense et profondément optimiste. Ready Player One résonne particulièrement dans tous ceux qui se sont un jour "échappés"...


2. Under the Silver Lake

Quel secret peut bien être enfoui sous le Silver Lake ? Le dernier film de David Robert Mitchell dérange, perturbe, surprend et perd le spectateur dans un labyrinthe aussi fou que la ville qui lui sert de décor. Un film tout aussi introspectif que Ready Player One sur la pertinence de notre culture et son appropriation. Plusieurs visionnages obligatoires...


1. Blindspotting

La plus grosse claque de l'année nous vient du cinéma indépendant américain, manifeste cinématographique puissant et toujours juste dans son propos. Blindspotting questionne, dérange et interpelle avec pertinence. Fort de son expérience dans le clip Carlos López Estrada nous offre une oeuvre à l'identité visuelle forte et une gestion du rythme magistrale. Le film se permet même de nous offrir la séquence la plus folle de l'année. Du grand cinéma.

LE TOP DE BAPTISTE DUMINIL (Éditeur)

18. Cassandro The Exotico

Un documentaire marqué art et essai pour la fin de classement. Cassandro The Exotico est le portrait d’un catcheur mexicain gay en fin de course. Avec son corps brisé, son immense sensibilité, son amour sacrificiel pour le catch, Cassandro est aussi touchant et attachant que possible. En filigrane de ce personnage, on nous montre le monde de la Lucha Libre et sa transformation avec la fin de la culture Macho au profit des Exoticos. Ce documentaire plein de caractère est une lettre d’amour à cette culture si séduisante.


17. Leto

Leto est un film russe en noir et blanc plongeant avec énormément de style dans l’étrange monde du rock soviétique. Petit bijoux d'esthétique, magnifiquement rythmé, il marque par son originalité de réalisation, dans ses scènes chantantes particulièrement intenses. Comédie musicale satiriques méta exposant avec passion le gâchis d’une jeunesse et de la culture dans une société communiste, romance poétique, film d’art méta aux multiples dimensions rythmé par l’esprit brillant du chant subversif, c’est une oeuvre fascinante, aussi riche qu’entraînante.


16. Une Pluie Sans Fin

Une Pluie Sans Fin s’inscrit dans une tradition de polars noirs asiatiques, dans la directe lignée de Black Coal. Porté par un travail d’ambiance radical, le film livre une enquête passionnante. Surtout il s’agit d’un discours complexe sur la société industrielle chinoise, son système sécuritaire et les impacts sociaux des privatisations. Élégant et intelligent, son seul défaut et de trop ressembler à un autre chef-d’oeuvre du genre : Memories of Murder.


15. Une affaire de famille

Palme d’or à Cannes, le dernier film d’Hirokazu Kore-eda n’est pas passé inaperçu. C’est un portrait subtil et intrigant d’une famille de voyous, vivant à la marge de petites triches qui ne manquera pas d’émouvoir. Filmé avec classicisme et efficacité, le film est très conscient et ancré socialement. Il pose une question brûlante et essentielle sur la famille et la parentalité en questionnant son fatalisme et sa sacralité. Proprement saisissant.


14. Les frères Sisters

Les Frères Sisters est un beau western au casting parfait et à la réalisation puissante. A travers une galerie de personnages archétypaux, le film nous montre la naissance symbolique de la société américaine et de ses héros dans un monde de pionniers. Sans pitié, tragique, grandiose et génialement écrit, c’est un très beau film à la manière des grands classiques de John Ford.


13. How to talk to Girls at parties

Petit bijoux étrange adapté d’une belle nouvelle du génial Neil Gaiman, How To Talk To Girls at Parties est le plaisir surprise de l’année. Plongeant dans le monde libre, passionné et passionnant du punk des années 70 avec une touche de science-fiction, c’est un chef-d’oeuvre de bizarrerie plein d’excentricités narratives et visuelles, avec des moments musicaux jouissifs.


12. Assassination Nation

Le moins que l'on puisse dire d’Assassination Nation, c’est qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère. C’est un immense délire pop ultra référencé et bourré de symboliques visuelles qui agit comme une satire de la société moderne et numérique, des structure sociales et des oppressions diverses. Puissamment féministe, ultra rythmé, ultra stylisé, mitraillant les punchlines et enchaînant les scènes aussi révoltantes que jouissives, on est face à un grand huit cinématographique hautement politique et appréciable.


11. BlacKkKlansman

Le dernier film de Spike Lee, unanimement acclamé, est un brûlot politique aussi moderne que maîtrisé. Se saisissant de la question raciale et du cas du Ku Klux Klan, Spike Lee use de l’histoire pour dénoncer le retour en force d’oppressions et d’idées violentes. Fait à la manière des films policiers des années 70 ou de la Blackxploitation, Blackkklansman est un thriller bourré de suspens, consistant et virulent politiquement, à l’écriture et à la mise en scène magistrale.


10. The House That Jack Built

Au-delà des effets d’annonces et des polémiques stériles, The House That Jack Built est un film qui impressionne. Il impressionne d’abord par sa densité, tant de propos que d’ambiance. De la morale à l’art, le film expose des positions philosophiques osées, analysant la morale comme construit par la culture et vice versa. Il impressionne par sa mise en scène qui se réinvente à de multiples reprises toujours au service d’un rythme irrégulier qui tient en haleine sur plus de deux heures. Il impressionne enfin par sa radicalité et son audace, par sa comédie troublante et sa fantaisie certaine. En somme, c’est un film impressionnant.


9. A Star Is Born

Cette quatrième occurrence de cette histoire canonique du cinéma hollywoodien pourrait bien être la meilleure. D’un matériau ô combien classique, Bradley Cooper tire un grand drame immensément hollywoodien. Porté par la double révélation de Lady Gaga en actrice dramatique et de Bradley Cooper en réalisateur, ainsi qu’en musicien, une mise en scène efficace et de magnifiques chansons, A Star is Born est un film aussi chaleureux que cruel, à l’image du monde qu’il critique


8. Spiderman : New Generation

Spider-Man : New Generation est LA perle du cinéma d'animation de l’année. Clairement une des meilleures adaptations de comics jamais faite, dans la mesure où elle en saisit parfaitement la substance visuelle et narrative. Une intrigue à mille à l’heure, une avalanche de références qui font sens, des dizaines d’idées de mise en scène à la seconde et une histoire riche en rebondissements et en émotions ; on est face à un plaisir impeccable. C’est un hommage en bonne et due forme à l’un des plus fameux super-héros de tous les temps, complice avec les fans de toujours tout en restant accueillant pour les nouveaux.


7. Moi, Tonya

Moi, Tonya est un biopic pas comme les autres. Revenant sur la vie de Tonya Harding, championne de patinage artistique hautement controversée, le film livre finalement une illustration de la lutte des classes aux Etats-Unis, dans l’hypocrisie du rêve américain et de son mode de vie. La performance incroyable de Margot Robbie est sublimée par une excellente réalisation et un montage jouissif plein d’idées nouvelles. Aussi hilarant que bouleversant, Moi, Tonya est un film sans concession, démontrant cruellement la complexité de son personnage et de la société qui l’a créé, dans une accumulation effrénée de situations plus désespérantes les unes que les autres.


6. Ready Player One

Ready Player One est tout simplement le monument geek de notre génération. Réalisé par le grand Steven Spielberg, qui a déjà largement fait ses preuves, c’est un film d’anticipation plus grand que nature, hybride live et animation nous plongeant dans un monde de Réalité Virtuelle à la gloire de la pop culture. Fourmillant de références délicieuses et pleines de sens, c’est un grand film d’action pop résolument virtuose saisissant l’esprit de notre culture.


5. Thunder Road

Thunder Road tient de l’artisanat. De la fabrication minutieuse d’un bouillonnement émotionnel chez le spectateur comme chez le personnage, et d’explosions de sentiments sincères et terrassants. Jim Cummings est une véritable révélation avec la triple casquette d’acteur/réalisateur/scénariste. Thunder Road est un joyaux foudroyant d'honnêteté et de sincérité, le portrait compassionnel d’une émotivité fragile et du chemin vers la parentalité. Une petite beauté.


4. L'homme qui tua Don Quichotte

Éternelle arlésienne du cinéma, L’Homme qui Tua Don Quichotte, le grand projet du génial Terry Gilliam, est enfin parmi nous ! Comme toujours avec Gilliam, c’est un film vivant, plein de fantaisie, animé du feu de l’originalité. Terry Gilliam emporte l’une des figures littéraires les plus iconiques de l’histoire dans le monde moderne. L’esprit de Don Quichotte, le rêve qu’il incarne. Sa force intérieure est incroyablement inspirant et la critique du monde du spectacle et de l’esprit des créateurs est efficace. C’est un film envoûtant qui fait honneur à son magnifique personnage.


3. Battleship Island

Blockbuster historique coréen, Battleship Island fascine par son grandiose. Cette histoire d’évasion gigantesque est portée par des scènes d’action incroyables et une mise en scène magistrale avec des moments de pure beauté. Sa gestion du suspens est sans égale et son fond politique et historique est vraiment puissant. C’est un film gigantesque, fort en caractère et incroyablement riche en rebondissements. Une pure dose d’adrénaline !


2. Blindspotting

Blindspotting fait l’effet d’un coup de poing. Traitant de la gentrification par les yeux des classes populaires, de la paranoïa raciale induite par les violences policières, de la brutalité et de l’injustice en règle générale, c’est un film incroyablement dur dans son fond et intense dans sa forme. Les performances incroyables sont au service d’une écriture brillante, pleine de punchlines qui sortent à un rythme effréné. En ajoutant une mise en scène magnifique, notamment dans d'incroyables séquences de rêve, on obtient un chef-d’oeuvre de cinéma social moderne.


1. Three Billboards

Récompensé aux Oscars et dans toutes les plus grandes cérémonies, Three Billboards est sans conteste le plus grand film américain de l’année. Revenge movie atypique et portrait de femme radical dans sa violence et sa complexité empreint d’un humour cynique troublant, le film marque par sa  dureté et sa dualité de ton. Three Billboards est émouvant aux larmes, génialement écrit avec chaque réplique qui tranche net, parfait dans sa réalisation et avec les performances exceptionnelles de Frances McDormand et Sam Rockwell. Chaque scène bouleverse et le tout mène à un film proprement iconique.

LE TOP D'AZUCENA DENIS (Rédactrice)

18. Jusqu'à la garde

Ce drame français suit au plus près une famille se déchirer. Mais loin de dépeindre simplement la tragédie de la rupture, Xavier Legrand propose une œuvre étouffante et d'une violence psychologique incroyable.


17. Les heures sombres

Un récit épique sur un épisode clé de l'histoire anglaise. Flatté par une photographie somptueuse et une reconstitution palpitante. Gary Oldman est impressionnant de mimétisme


16. Au Poste !

Quentin Dupieux dans ce qu'il a fait de plus accessible mais n'en perd pas moins son goût de l'absurde. Un huis-clos reposant sur une mise en scène simple mais des dialogues hilarants et une construction intéressante.


15. Les indestructibles 2

Si l'attente a été longue certes, il n'en demeure pas moins que la suite des aventures des super-héros de Brad Bird est un film d'action efficace et rythmé, à la réalisation toujours jouissive et à l'humour toujours aussi inspiré.

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14. Thunder Road

Introduit par une première séquence mémorable, ce film à petit budget ayant fait sensation à Cannes repose sur le difficile équilibre entre le désespoir de son personnage principal et le rire maladroit qu'il inspire. Un long-métrage à la fois burlesque et sensible.


13. How to talk to girls at parties

Un hommage non seulement au punk mais également au cinéma psychédélique des années 70. Une œuvre tout à fait inattendue et surprenante résumée par sa bande originale (Eat Me Alive de Xiu Xiu pour les curieux)


12. Wild Life

Il se retient tout d'abord pour le jeu d'acteur de ses trois interprètes principaux. Il s'agit peut-être même de la meilleure performance de Carey Mulligan. Et un début prometteur pour Paul Dano qui développe déjà un style particulier dans sa réalisation.

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11. Annihilation

Grande métaphore de science-fiction, Annihilation est déroutant parfois inquiétant. Si dans sa dernière partie il déstabilise par son surréalisme, c'est par une démarche justifiée qui ne prend pas son spectateur par la main.

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10. The Guilty

Une œuvre danoise innovante où l'on suit une course contre la montre palpitante... Sans jamais la voir. Réussir à maintenir un rythme via ce postulat est un succès en soi. Mais le scénario lui-même joue de ses contraintes et sait justifier ce format, distinguant une tentative anecdotique d'un travail abouti.


9. The House that Jack Built

Retour de Von trier attendu au tournant. Si les thématiques ne sont pas nouvelles, il en ressort un thriller amoral et réjouissant. Mais aussi une réflexion didactique plutôt inspirée sur l'art, bien qu'élitiste.


8. Three Bilboards

Une quête impossible au cœur de l'Amérique profonde comme on en a vu de nombreuses, mais qui ici comporte une sensibilité brillamment équilibrée, jamais manichéenne. L'ensemble du casting fourni ici une performance rare.


7. Spider Man : New Generation

L'utilisation de l'animation dans ce que l'on voit de mieux : innovante, délirante. Une version revisitée du célèbre héros de Marvel qui faisait défaut jusque ici. Et un véritable sentiment de satisfaction après le visionnage.


6. Hostiles

Le western modernisé dans un film profondément mélancolique et sombre. Très réaliste et psychologique, Hostiles joue même avec le genre du road movie intelligemment. Rosamund Pike est bouleversante.


5. First Man

Troisième film de Damien Chazelle portant sur la conquête spatial, First Man est grandiose et malgré un aspect qui peut sembler académique pour certain, réussi à porter une histoire profondément intime et dramatique.

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4. The haunting of Hill House

Une petite entorse à la nature-même du classement. La série Netflix parvient en effet à garder une justesse de ton sur l'ensemble de ses épisodes et revient aux fondamentaux du fantastique : traiter de la nature humaine. La photographie est superbe.


3. La forme de l'eau

Guillermo del Toro prouve encore une fois qu'il est un créateur d'univers merveilleux brillant. De la bande sonore à la photographie en passant par la narration, tout est constitutif d'un monde à part entière de deux heures. Superbe.


2. Under the Silver Lake

Œuvre folle et paranoïaque au plein cœur de Los Angeles. Oeuvre contagieuse aussi, puisque l'on se prend rapidement au jeu de la sur-analyse pour chercher le moindre indice visuel ou scénaristique. A la fois ludique et réflexion brillante générationnelle.


1. Hérédité

Un tour de force visuel, tourmenté et de terreur proposé dans un premier film qui non seulement se saisit des codes du genre mais apporte un regard contemporain et parfaitement maîtrisé. Un chef-d’œuvre majeur dans le cinéma d'épouvante, sans besoin de mesurer le propos.

LE TOP D'ADRIEN LASSAU (Rédacteur)

18. À tous les garçons que j'ai aimés

La petite comédie romantique annuelle a au moins le mérite de faire du neuf. Jamais trop lourde ou clichée, plutôt fun et juste, que demander de plus ?


17. Trois Visages

Le cinéma dépouillé de Panahi, on accroche ou pas. Si l'on accroche, on voyage dans les villages perdus en Orient, où le temps s’est arrêté et où les femmes cherchent encore à vivre comme elles l’entendent malgré les interdits.


16. L'île aux chiens

Du pur Wes Anderson, reprenant tous ses codes dans une animation en stop-motion vraiment originale, ainsi qu’un casting doublage de haute volée ! Joli message de fond en prime.


15. Lady Bird

L’adolescence et la recherche de soi, voilà un excellent sujet très bien maîtrisé par ce film ! Sans verser dans le tire-larme, l’histoire de Lady Bird est universelle et touchante.


14. Roma

Quand Cuaron revient à quelque chose de personnel il ne le fait pas à moitié ! Très belle plongée dans le Mexico des 70’s, sous fond de tensions sociales et de liens de la famille.


13. Sale temps à l'hôtel El Royale

Pulp Fiction mélangé à des thématiques fortes, ça donne un film étrange mais prenant, très beau à regarder et parfois partant dans tous les sens ! Pour le plus grand bonheur de ses acteurs.


12. Dogman

Un thriller à l’italienne dans le sud rural. Violent et angoissant, Marcello Fonte est incroyable dans sa capacité à jouer le chien apeuré face à son bulldog d’ami.


11. Les Indestructibles 2

Suite plus qu’honorable du premier opus, avec une animation de haut niveau. Un scénario un peu facile mais pas inintéressant pour autant. Un bon moment.


10. La Ballade de Buster Scruggs

La grosse surprise. Mini-série à l’origine, il forme finalement un tout cohérent où les deux faces des frères Coen cohabitent : le comique et le sordide. Mention spéciale pour l’histoire du chercheur d’or.


9. Under the Silver Lake

Le film inexplicable, inexpliqué, fascinant, renversant. Bref, l’OVNI narratif de cette année, au sous-texte riche et complètement timbré.


8. Three Billboards

Solide film, croisement entre le polar et la comédie noire. McDormand excellente mais surtout un Sam Rockwell surprenant, touchant et parfois hilarant malgré lui !


7. Pentagon Papers

Le maître Spielberg signe un pur film d’auteur au montage dingue, porté par son duo Meryl Streep / Tom Hanks. Le meilleur Spielberg de 2018, sans un doute !


6. First Man

Chazelle prouve qu’il peut faire des bons films sur tous les sujets. Sa biographie d’Armstrong est un drame poignant sur un homme brisé, cherchant la paix dans les étoiles.


5. La forme de l'eau

Du pur Del Toro ! L’amour du monstre qui s’avère plus humain que les hommes, dans une esthétique 50’s très rafraîchissante.


4. Call me by your name

Excellent drame sur les premiers amours d’un jeune homme et la découverte de son homosexualité. Au-delà d’une histoire assez simple, la réalisation apporte un cachet et une atmosphère très intéressante.


3. Battleship Island

Film mené à 100 à l’heure sur un événement historique entre le Japon et la Corée, une sorte de Saving Private Ryan asiatique ! Rythme, tension, sublime photo, tout y est !


2. Une affaire de famille

Un superbe film sur la famille, explorant les liens sociaux qui unissent un groupe dans une histoire crue mais touchante. Maîtrisé de bout en bout.


1. Miraï, ma petite sœur

Un excellent film sur la famille, à l'animation très originale, portée par l'excellent Hosoda à la réalisation. Un film simple en apparence mais très profond et émouvant.

LE TOP DE LUCAS COUSTILLAS (Rédacteur)

18. Game Night

Après avoir travaillé sur très bon reboot des aventures de l'homme-araignée en 2017 (Spider-man : Homecoming), le duo John Francis Daley / Jonathan M. Goldstein revient pour une des plus grosses surprises de cette année 2018. En effet, bien loin des clichés habituels, Game Night nous offre une réalisation originale et un humour continuellement efficace qui en surprendra plus d'un, notamment grâce à la superbe prestation du duo Jason Bateman / Rachel McAdams.


17. Avengers : Infinity War

Il semblait presque inévitable de ne pas voir l’événement cinématographique de l'année dans ce top. Pourtant, la tâche ne s'avérait pas si facile que ça : réunir plus d'une vingtaine de super-héros pour un film annoncé comme pour être le plus grand succès économique de tous les temps. Et s'il y a bien une chose à retenir de ce film, c'est le coup de maître réalisé par les frères Russo. Visuellement bluffant, ce nouveau chapitre des Avengers nous laisse bouche-bée en tenant toutes ses promesses. Ainsi, c'est avec ce genre de film que l'on a envie de clamer : vivement 2019 !


16. Leave No Trace

Présenté au dernier Festival de Cannes, Leave No Trace est cependant passé quasiment inaperçu. Et pourtant, cela semble injuste quand on voit à quel point ce film est important pour le cinéma d'aujourd'hui, étouffé par les produits marketings en tous genres. Alors, quand Debra Granik revient nous titiller la rétine en nous proposant une odyssée familiale remise en cause par la société de consommation, on ne peut que s'incliner et admirer la poésie de ce long-métrage.


15. Parvana, une enfance en Afghanistan

Pour son second film d'animation Nora Twomey aborde la cruauté des mouvements islamistes du point de vue de l’innocence enfantine, réalisant ainsi un mélange parfait entre la beauté de l’imaginaire et le dur retour à la réalité. Parvana, une enfance en Afghanistan est donc assurément une oeuvre importante pour son temps, sensibilisant ainsi la jeune génération à des enjeux de vivre ensemble toujours autant remis en cause.


14. BlacKkKlansman

Quel plaisir de revoir du Spike Lee sur nos écrans ! Et ce plaisir est d'autant plus grand quand celui-ci revient plus séduisant que jamais pour défendre une nouvelle fois la cause de la communauté noire tout en s'attaquant directement à la politique menée par le président Trump. Tordant et intelligemment mis en scène, BlacKkKlansman signe donc le grand retour de Spike Lee, qui a assurément encore beaucoup de choses à nous dire.


13. Black Panther

Cette année 2018 a été secouée par l'arrivée de nouveaux super-héros sur nos écrans. Mais pourtant, un en particulier nous a littéralement scotché sur notre siège. Réalisé par le petit génie américain Ryan Coogler, Black Panther marque un tournant dans l'univers sans limite du MCU. En effet, en représentant à l'écran comme nulle part ailleurs la communauté noire tout en réussissant à nous offrir un bijou visuel et technique, Coogler se place comme le précurseur d'une nouvelle vision du cinéma super-héroïque.


12. Spider-Man : New Generation

Alors que nous vous présentions les grandes qualités du reboot de l'homme-araignée en 2017, voilà que celui-ci refait surface en 2018, mais sous une toute nouvelle apparence. En effet, cette adaptation est nettement plus fidèle aux comics, notamment de part son visuel original et remarquablement éclatant. Même si celui-ci n'est pas le plus gros succès commercial de l'année, il n'en reste pas moins une porte ouverte vers un nouvel univers quasiment infini, dont Marvel ne fait que commencer à en exploiter les richesses.


11. Ready Player One

L'année 2018 a également été marquée par le retour en force de Steven Spielberg derrière la caméra. Après avoir conquis les critiques avec Pentagon Papers au début de l'année, l'indémodable Spielberg signe un impressionnant tour de force, techniquement et visuellement parlant. Si Ready Player One nous offre une grande fresque de la pop-culture, il est avant tout un tournant dans la carrière du réalisateur : avant d'être un énième blockbuster, Ready Player One est une ode au cinéma, personnelle et touchante.


10. Le Grand Bain

Le genre de la comédie a toujours été laborieux à mettre en scène au cinéma, privilégiant la facilité à la qualité. Mais lorsque l'on voit des projets tels que le Grand Bain arriver sur nos écrans, on ne peut qu'en redemander ! Porté par un casting quasiment impeccable, Gilles Lellouche réussit avec brio le pari de dépeindre la dépression avec une touche d'humour et un brin de poésie.


9. Roma

Pour son nouveau long-métrage, Alfonso Cuarón a tout simplement décidé de revenir à ses propres sources, dressant ainsi un tableau touchant et effrayant d'un pays et d'une famille mexicaine se disloquant de l'intérieur. D'une beauté sans nom, le film porté par la justesse de Yalitza Aparicio ne fera pas l'unanimité mais avec ce nouveau chef-d’oeuvre, Cuarón montre une nouvelle fois qu'il fait partie de ce cercle très fermé de cinéastes « ovnis ».


8. L'île aux chiens

L'art du stop-motion est un genre difficilement utilisable, pour des raisons financières ou même techniques. Mais au fil du temps, celui-ci a su se trouver des maîtres capables de lui donner une âme intemporelle. Et c'est le cas de notre cher Wes Anderson qui avec son second film entièrement filmé en stop-motion (après Fantastic Mr.Fox), a su une nouvelle fois manier ses petites figurines pour créer l'indescriptible : une odyssée de couleurs bercée par la mélodie toujours aussi réussie du français Alexandre Desplat. Au poil.


7. Sur le chemin de la rédemption

L'annonce d'un film réalisé par Paul Schrader est toujours un petit événement. Mais cela l'est encore plus après visionnage de celui-ci. En effet, avec la présence d'Ethan Hawke en tête d'affiche, Paul Schrader s'offre une critique des paroisses, de la société de consommation et enfin de la politique à l'encontre de la protection de l'environnement, tout ça dans un seul et même film. Mais en ne pressant jamais les événements, le réalisateur frôle la perfection, nous offrant ainsi une touchante proposition de cinéma.


6. Guy

Il s'était fait remarqué sous les traits d'une femme dans le duo comique « Catherine et Liliane ». Quelques années plus tard, Alex Lutz se transforme à nouveau, cette fois-ci en chanteur populaire vieillissant, Guy Jamet. Si la performance du jeune acteur est évidemment remarquable, c'est sans doute la poésie et la justesse du message qui fait la force de ce premier film d'Alex Lutz, et l'on espère, le premier d'une longue série.


5. La Forme de l'eau

Pourquoi la différence nous fait-elle peur ? C'est ce que persiste à se demander Guillermo Del Toro dans ses films. Ainsi, avec La Forme de l'eau, celui-ci pousse sa réflexion à son paroxysme en mettant en scène une histoire d'amour entre une jeune muette et un « monstre amphibien ». Cette romance a notamment permi à Del Toro de survoler la dernière cérémonie des Oscars (Meilleur film pour La Forme de l'eau et Meilleur réalisateur pour Del Toro), tout en gagnant les cœurs de nombreux indécis. D'une beauté majestueuse et d'une poésie poussant quelques fois aux larmes, c'est la petite merveille de cette année 2018.


4. Hostiles

En jouant sur l’originalité et le traditionnel, Hostiles est une oeuvre à part entière dans l’histoire du western en prenant quasiment tout le monde de court. En se déroulant après le contexte historique habituel d’un western classique, Hostiles prend l’initiative de redonner un second souffle à un western contemporain qui finissait par devenir burlesque et qui passait son temps à jouer sur la redondance. Scott Cooper réalise donc la très belle surprise de cette année, et tout porte à croire qu’il n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin.


3. Le monde est à toi

Le Festival Cannes a toujours su faire naître des surprises inattendues. Et encore une fois, la surprise a eu lieu. Romain Gavras arrive à instaurer une ambiance décalée tout en prenant un malin plaisir à venir nous titiller la rétine par sa photographie pop et colorée. Une bande-son surprenante mais toujours efficace vient terminer de rendre ce film quasiment parfait. Vous l'avez compris, on tient ici la comédie de l'année.


2. First Man

Damien Chazelle est un de ces petits génies qui parvient à transformer en or tout ce qu'il touche. Après ses deux bijoux que sont Whiplash et La La Land, Chazelle décolle cette fois-ci pour l'espace en compagnie de son fidèle compagnon Ryan Gosling et d'une petite nouvelle, Claire Foy. Car comme dans tout ses longs-métrages, Chazelle sublime un duo de personnages. Accompagné par la touchante mélodie de Justin Hurwitz, le réalisateur signe une nouvelle copie parfaite, confortant ainsi sa domination sur le cinéma moderne.


1. Jusqu'à la garde

Si l'on devait retenir quelque chose de ce classement, c'est bien que le cinéma français se porte toujours aussi bien, et cette première place en est l'illustration parfaite. Réalisé par Xavier Legrand, Jusqu'à la garde est pour moi le film de cette année 2018. Et la raison évidente de ce succès et tout simplement le contraste entre le petit budget de départ de ce film et le rendu final. Étouffant, poignant, émouvant. Un mot n'est pas suffisant pour décrire ce que j'ai ressenti devant cette démonstration de cinéma. En mettant en scène la violence conjugale d'une manière inégalable, Xavier Legrand devient ainsi un des grands favoris pour la prochaine cérémonie des Césars, mais également un réalisateur qu'il faudra désormais surveiller avec attention.

LE TOP DE NATAN PAQUET (Rédacteur)

18. Annihilation

17. Red Sparrow

16. The Greatest Showman

15. Jurassic World : Fallen Kingdom

14. Deadpool 2

13. Les Tuche 3

12. Sans un bruit

11. La Ballade de Buster Scruggs

10. Black Panther

9. Aquaman

8. Roma

7. BlacKkKlansman

6. La forme de l'eau

5. A Star is born

4. Les Indestructibles 2

3. L'Île aux chiens

2. Avengers : Infinity War

1. Ready Player One

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Les 5 films à voir en Décembre https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-decembre-2018/ https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-decembre-2018/#respond Wed, 19 Dec 2018 14:00:30 +0000 https://erreur42.fr/?p=12734 De Spider-Man : New Generation à Une affaire de famille en passant par Aquaman, découvrez ces films à ne pas manquer au ciné en décembre !

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Noël, ses cadeaux, ses magasins bondés, ses queues interminables mais surtout son lot de films pour toute la famille ! Entre l’excellent Spider-Man: New Generation et le prometteur Bumblebee la saison 2018 semble déjà promise à une fin en beauté, et cela à condition de jeter un œil au cinéma indépendant qui se fraie un chemin jusqu’à nos salles enneigées….

Comme chaque mois vous avez voté sur Twitter et vous avez élu Les Animaux Fantastiques 2 meilleur film du mois avec 50% des votes, suivi par Sales temps à l’hotel El Royale avec 33% !

Chaque film présenté est accompagné de sa bande annonce, de son synopsis et de sa date de sortie pour que chacun puisse se faire un avis et sélectionner le, ou les films, qu’il a envie de voir !

Notre sélection ne se base que sur les bandes annonces & l’équipe créative donc bien sûr nous pouvons nous tromper et tomber sur un raté monumental. De plus ce n’est qu’un avis et des attentes personnelles.


Spider-Man: New Generation (12 Décembre)

Spider-Man: New Generation présente Miles Morales, un adolescent vivant à Brooklyn, et révèle les possibilités illimitées du Spider-Verse, un univers où plus d’un peut porter le masque…


Une affaire de famille (12 Décembre)

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…


Aquaman (19 Décembre)

Les origines d’un héros malgré lui, dont le destin est d’unir deux mondes opposés, la terre et la mer. Cette histoire épique est celle d’un homme ordinaire destiné à devenir le roi des Sept Mers.


Wildlife : Une saison ardente (19 Décembre)

Dans les années 60, Joe, un adolescent de 14 ans, assiste impuissant à la lente dégradation des rapports entre son père et sa mère.


Bumblebee (26 Décembre)

1987. Alors qu’il est en fuite, l’Autobot Bumblebee trouve refuge dans la décharge d’une petite ville balnéaire de Californie. Il est découvert, brisé et couvert de blessures de guerre, par Charlie, une ado qui approche de ses 18 ans et cherche sa place dans le monde. Et quand elle le met en marche, elle se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une voiture jaune ordinaire.


Le film en plus : ROMA (14 Décembre)

Ce film fait la chronique d’une année tumultueuse dans la vie d’une famille de la classe moyenne à Mexico au début des années 1970.
 

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Cinéphilo : Tim Burton, plus rien à dire ? https://erreur42.fr/tim-burton-plus-rien-a-dire/ https://erreur42.fr/tim-burton-plus-rien-a-dire/#respond Fri, 30 Nov 2018 16:00:54 +0000 https://erreur42.fr/?p=12656 Après la gloire dans les années 80 et les déboires dans les années 2000, Burton signerait-il son grand retour cette année ?

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Le remake de Dumbo est pour bientôt, avec un casting très reconnaissable et une direction artistique du même acabit. En effet, c’est Tim Burton qui va remettre le couvert avec Disney, son meilleur ennemi, pour son prochain film. Un choix assez surprenant lorsque l’on connait les affres de la carrière de Burton.

Un réalisateur d’abord loué pour son style très personnel, puis projeté dans le monde du blockbuster, pour ensuite être critiqué pour son manque de renouvellement. Car si la recette est bonne, il est difficile de l’apprécier après un grand nombre de films qui l’utilisent inlassablement. Sur les 10 dernières années, les films de Burton connaissent en général un accueil pour le moins tiède de la part de la critique. Comment le réalisateur le plus en vogue des années 80 en est-il arrivé là ?

Ce qui caractérise la carrière de Burton, c’est la vitesse avec laquelle elle a décollé. Après avoir travaillé quelque temps chez Disney en tant que dessinateur, le jeune Tim se sent frustré, incapable d’exprimer son style tout en restant dans les clous. Après quelques court-métrages (qui deviendront plus tard certain de ses films), Burton arrive à se lancer. Son début de carrière va connaître une période de montagnes russes : en l’espace de 5 ans (entre 1984 et 1989), il connaîtra un succès de comédie (Pee Wee Big Adventure), une comédie horrifique (Beetlejuice), et le plus gros chiffre du box-office mondial (Batman). Lui qui n’a jamais aimé la pression des grands studios, il se retrouve comme étant le réalisateur le plus bankable de la Warner. Le tournage de Batman reste, selon lui, l’une de ses pires expériences de plateau. C’est un peu le « paradoxe Burton ». Un introverti qui se retrouve propulsé dans une industrie faite de pression, de stress et de deadlines. Pourtant, cela n’a pas empêché le réalisateur d’exprimer sa vision. Ses films gardent toujours une patte très personnelle, aussi bien visuellement que narrativement.

Ce qui intéresse le réalisateur taciturne, ce sont les exclus, les parias, les monstres, les incompris. Burton a un amour tout particulier pour ceux que la société ne comprend pas ou ne veut pas comprendre et rejette. Ajoutons à cela son admiration pour l’expressionnisme allemand, ainsi que les films d’épouvante de série Z. Burton puise directement ses thèmes favoris dans son enfance, laquelle fut solitaire mais très marquante pour le réalisateur. C’est de cette période qu’est née son sentiment d’être différent, peu commun. Sur la partie visuelle, le « style Burton » va chercher ses racines dans l’expressionnisme allemand (à nouveau). Personnages aux grands yeux et aux longs membres, perspectives déformées et paysages irréels, Burton a littéralement importé son style de dessin dans l’esthétique de ses films. Et l’on retrouve autant ces gimmicks dans ses films les plus personnels (Frankenweenie ou Edward aux mains d’argent) que dans ses productions de studios (Alice au pays des merveilles ou Batman).

Le tournant de la carrière de Burton se trouve certainement quelque part au milieu des années 90. A ce moment-là, Tim a déjà connu l’un de ses plus grands succès commerciaux (Batman), et ses plus grands succès critiques (Ed Wood et Edward aux mains d’argent). Comment donner un nouveau souffle à une filmographie qui semble avoir déjà tout dit ? Pour cela il va, contre toute attente, se diriger vers les grosses productions de studios. Un choix étonnant quand on sait à quel point Burton tient à son indépendance artistique. Sa carrière va alors changer de visage. Lui qui s’était habitué aux succès critique accompagné de résultats modestes au box-office, va voir le phénomène s’inverser. Alors que ses films commencent à diviser la critique, les succès au box-office vont devenir beaucoup plus importants. La planète des singes est le début de cette tendance. Une tendance qui atteint son apogée avec Alice au pays des merveilles, le plus gros succès commercial de toute sa carrière. Pourtant, le film est loin d’être acclamé par la critique. C’est le public qui va porter le film. Désormais les fervents admirateurs sont rejoints par une foule de spectateurs nouveaux, venus pour voir un Disney plus que pour voir un Burton. Il est assez ironique de savoir que Burton doit son plus gros succès au studio qu’il avait quitté il y a plus de 20 ans.

Edward aux mains d’argent © 20th Century Fox

On peut cependant voir une parenthèse en 2004 avec Big Fish, où le réalisateur revient à l’un de ses thèmes centraux : le rapport au père. Une parenthèse de courte durée, le film connaissant un succès correct, le filon ne sera pas plus exploité. Qu’est-ce qui a changé dans les films de Burton pour que s’opèrent de telles transformations dans sa carrière ? La réponse se trouve encore une fois dans le « style Burton ». Là où il était à une époque la fusion d’une vision d’auteur et d’une esthétique propre, il devient au fil des années une parodie de lui-même, ne se reposant plus que sur des gimmicks usés. Sa méthode avait déjà commencé à montrer ses limites en 1992, lorsque le réalisateur s’était attelé à la suite de Batman. Batman, le défi illustrait parfaitement l’un de ses problèmes de narration: il s’intéresse plus aux antagonistes qu’à son héros. Or, un Batman anecdotique dans un film Batman, ça ne sonne jamais bien. Et le phénomène va continuer dans les années 2000. Alice n’est pas la star de son propre film, c’est Le Chapelier interprété par Johnny Depp qui lui vole la vedette. Le casting est d’ailleurs une excellente illustration de l’absence de renouvellement de Burton. Là où des acteurs comme Johnny Depp ou Helena Bonham-Carter apportaient de la fraîcheur dans les années 90, aujourd’hui la sensation de déjà-vu et de répétition commence à se faire sentir. Il ne semble plus vouloir quitter sa zone de confort, s’entourant des mêmes acteurs encore et encore et recyclant ses thèmes sans y apporter de nouveau souffle.

Cependant, comme nous avons pu le voir, Tim ne serait pas le seul à blâmer. A vrai dire, nous avons aussi vu que le réalisateur fantasque n’avait rien perdu de son originalité lorsqu’il se décidait à l’exploiter. Hélas, que ce soit pour Big Eyes, Frankenweenie ou Big Fish, les chiffres du box-office ont été dérisoires en comparaison de ses grosses productions moins personnelles. Le public donc, ainsi que les studios, sont également responsables, n’ayant pas poussé le réalisateur à tenter encore de nous surprendre, se contentant de blockbusters plus conventionnels.

La situation de Burton nous en dit long sur la situation de nombreux auteurs réalisateurs à Hollywood. Lorsque leurs films les plus consensuels sont leurs plus grands succès, comment leur en vouloir d’exploiter le filon ? Burton a changé. Sa place dans le Hollywood actuel est bien différente de celle qu’il occupait à ses débuts dans les années 80. Mais son public aussi.

Sa collaboration avec Disney a également édulcoré son style. Difficile de l’imaginer proposer des images aussi déjantées que celles présentées dans Beetlejuice, ou aussi tendancieuses que celles montrées dans Batman, le défi. Nous sommes alors en mesure d’être perplexe face au projet Dumbo porté par Burton et Disney, bien que la famille soit un des thèmes centraux du films. Cependant, il n’y a aucun doute que le studio saura en faire un succès commercial, un de plus pour la carrière du réalisateur « hors des clous ».

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Critique de Suspiria, recréer sans dénaturer https://erreur42.fr/critique-suspiria/ https://erreur42.fr/critique-suspiria/#respond Wed, 21 Nov 2018 14:34:25 +0000 https://erreur42.fr/?p=12701 Quarante ans après la sortie du giallo culte d'Argento, Suspiria a eu droit à une réadaptation cette année, entre attente et inquiétude.

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Réadapter, quarante ans après, l’une des œuvres majeures du cinéma de genre était un pari risqué. Pas impossible, car tout œuvre est par principe perfectible et il serait bien dangereux pour la créativité d’affirmer le contraire. Mais un véritable challenge par l’aura qui entoure l’œuvre originale. Cette idée avait donc provoqué de vives réactions, de l’exaltation aux émois les plus douloureux.

En première ligne, le réalisateur du Suspiria original lui-même, Dario Argento, qui jugeait la possibilité d’un remake de “mauvaise idée”. Ce nouveau film s’exposait donc à un double tranchant : une critique du film en lui-même, ce qu’il représente en tant qu’œuvre à part entière. Mais aussi être soumis au comparatif, impossible à effacer, du giallo culte de 1977. En souffrir ou s’émanciper. Un double défi relevé par Luca Guadagnino, réalisateur italien du drame romantique Call Me by your Name (2017). Et porté par un casting international aux têtes d’affiches célèbres parmi Dakota Johnson, Tilda Swinton ou encore Mia Goth.

Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, promeut Susie danseuse étoile. Tandis que les répétitions du ballet final s’intensifient, les deux femmes deviennent de plus en plus proches. C’est alors que Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…

Parler pour (ne rien) dire

Contrairement à ce que l’on pouvait voir dans le Suspiria d’Argento, l’intrigue ne repose pas sur un doute classique du genre fantastique. Dès la première scène une Chloe Grace Moretz névrosée fait voler tous doutes avec fracas. Le mystère n’est plus de mise et fait place à un déchaînement de violence symbolique et physique. Si la tentative évidente de Guadagnino est de lier l’art avec l’horreur (comme on le voit très souvent aujourd’hui alors que le cinéma de genre est pris en main par des auteurs) il est toutefois regrettable d’avoir laissé tomber le suspens de la sorte. Certes, l’intrigue s’articule autour d’une enquête concernant la disparition de deux danseuses de l’institution comme le film original, mais aucun doute n’est proscrit. C’est bien le problème majeur du film : si une œuvre peut prendre le pas d’être un film à l’ambiance pesante, lourde, difficile de la transmettre sans une énigme bienvenue. Tout est trop explicite et la (seule) révélation finale, mal amenée au milieu de ce brouhaha, ressemble à un deus ex machina. Conclu pourtant sur un climax baroque osé et mystique, ce Suspiria moderne est loin de satisfaire le spectateur puisque le scénario développe en parallèle diverses thématiques qui ne seront pas approfondies. De la place des femmes à l’holocauste en passant par la guerre froide, elles sont trop nombreuses pour un seul film sans doute, même si certaines bien mieux traitées que d’autres.

Danse macabre

Il y a pourtant, dans cette volonté de multiplier le sous-texte, une connaissance réelle et un hommage loin d’être artificiel à Argento. C’est ici que l’on peut probablement trouver l’utilité de ce remake : contrairement aux critiques classiques adressées à tort ou à raison aux remakes actuels jugées trop artificielles, recopiant la forme sans fond, il y a dans celui-là une véritable inspiration puisée dans les intentions du film de 1977 : créer une œuvre symbolique forte. Les scènes de danses, viscérales et splendides forment un miroir indissociable de la brutalité la plus sauvage dans une mise en scène et un montage intelligemment exécuté. Et là où a été la bonne idée de réalisation, c’est dans le fait de en pas reprendre la forme de l’original : ne pas jouer sur les excès visuels (couleurs, mouvements de caméras) malgré quelques furtifs hommages, mais de se placer une intimité terne. A l’image du Berlin en pleine guerre froide de l’intrigue, ses décors maussades et son ambiance paranoïaque.
Autre point fort de 2018, c’est la réécriture du personnage central : Susie. Loin de l’innocence candide de l’œuvre originale, c’est une femme déterminée à la limite de la présomption qui se présente à la compagnie de danse, certaine de ses capacités et de ses envies, qui plonge volontairement dans le mal pour mieux s’élever. Un changement d’axe bienvenue et moderne qui donne un nouveau souffle à l’intrigue principale, porté sobrement par une Dakota Johnson solide.

Si Suspiria n’est pas le film terrifiant auquel on pouvait s’attendre, il dégage tout de même une atmosphère pesante réussie, tout en cherchant à construire une démarche artistique poussée. Hésitant entre l’original d’Argento et un traitement mystico-psychologique à la Aronofski sans parvenir à en insuffler la puissance, Luca Guadagnino crée pourtant une œuvre intéressante. Et un remake rendant honneur à l’original, sans en être une copie vide de sens.

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Les 5 films à voir en Novembre https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-novembre-2018/ https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-novembre-2018/#comments Sat, 17 Nov 2018 16:45:53 +0000 https://erreur42.fr/?p=12541 De Sale temps à l'hôtel El Royale à Suspiria en passant par High Life, découvrez ces films à ne pas manquer au ciné en novembre !

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La course aux Oscars est lancée et le mois de novembre fait figure de pré-sélection pour l’édition 2019, entre Les Veuves, Suspiria ou encore High Life les prétendants sont nombreux et les places sont chères.

Comme chaque mois vous avez voté sur Twitter et vous avez élu First Man meilleur film du mois avec 33% des votes, suivi par Bohemian Rhapsody avec 19% !

Chaque film présenté est accompagné de sa bande annonce, de son synopsis et de sa date de sortie pour que chacun puisse se faire un avis et sélectionner le ou les films qu’il a envie de voir !

Notre sélection ne se base que sur les bandes annonces & le combo réalisateur / acteurs donc bien sûr nous pouvons nous tromper et tomber sur un raté monumental, mais rassurez nous ne vous conseillerons jamais Les Nouvelles Aventures d’Aladin. De plus ce n’est qu’un avis et des attentes personnelles, chacun peut avoir ses propres attentes & préférences.


Sale temps à l’hôtel El Royale (7 Novembre)

Sept étrangers, chacun avec un secret à planquer, se retrouvent au El Royale sur les rives du lac Tahoe ; un hôtel miteux au lourd passé. Au cours d’une nuit fatidique, ils auront tous une dernière chance de se racheter… avant de prendre un aller simple pour l’enfer.


The Spy Gone North (7 Novembre)

Séoul, 1993. Un ancien officier est engagé par les services secrets sud-coréens sous le nom de code « Black Venus ». Chargé de collecter des informations sur le programme nucléaire en Corée du Nord, il infiltre un groupe de dignitaires de Pyongyang et réussi progressivement à gagner la confiance du Parti.


High Life (7 Novembre)

Un groupe de criminels condamnés à mort accepte de commuer leur peine et de devenir les cobayes d’une mission spatiale en dehors du système solaire. Une mission hors normes…


Suspiria (14 Novembre)

Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Mais Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…


Les Veuves (28 Novembre)

Chicago, de nos jours. Quatre femmes qui ne se connaissent pas. Leurs maris viennent de mourir lors d’un braquage qui a mal tourné, les laissant avec une lourde dette à rembourser. Elles n’ont rien en commun mais décident d’unir leurs forces pour terminer ce que leurs époux avaient commencé. Et prendre leur propre destin en main…

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Cinephilo : Hong Sang-soo, un cinéma dépouillé ? https://erreur42.fr/hong-sang-soo-un-cinema-depouille/ https://erreur42.fr/hong-sang-soo-un-cinema-depouille/#respond Wed, 31 Oct 2018 13:03:15 +0000 https://erreur42.fr/?p=12613 Dans un cinéma qui tend vers de plus en plus de conformité, qui est Hong Sang-soo, le réalisateur coréen aux films si particuliers ?

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Dans le paysage cinématographique actuel, nous sommes souvent inondés par les blockbusters. Que ce soit au nombre d’entrées en salles ou simplement de part leur couverture médiatique, les films grand public aux budgets faramineux prennent beaucoup de place. Bien sûr, lorsque l’on aime le cinéma, il n’est pas difficile de s’éloigner de ces productions pour varier ses expériences de spectateur.

Mais imaginons qu’un réalisateur, encore aujourd’hui, arrive à concilier succès critique avec budget minuscule ? Les exemples dans ce cas ne sont pas si rares, cependant on observe rarement ce phénomène sur l’entièreté de la carrière d’un réalisateur. C’est pourtant le cas de Hong Sang-soo.

Hong Sang-soo est un réalisateur sud-coréen, né en 1960, récompensé à plusieurs reprises et un habitué des grands festivals (Cannes, Berlin, Venise…). Son cinéma est un véritable ovni. Il se caractérise par plusieurs aspects. Tout d’abord, ses films sont réalisés avec des budgets extrêmement réduits. Non pas par contrainte, mais bien par volonté du réalisateur de proposer des films très dépouillés. Car il n’est pas rare qu’un réalisateur fauché, après un grand succès, obtienne de plus gros budgets. Ses œuvres sont tournées avec des équipes très réduites (4 techniciens pour Oki’s Movie). On serait alors en mesure de se demander en quoi de tels parti-pris peuvent servir le propos artistique d’une œuvre ? Ce n’est pourtant pas ici que s’arrête l’originalité du réalisateur coréen.

Dans ses étranges méthodes de travail, on compte aussi la grande absence de dialogues écrits. En effet, Hong Sang-soo aime donner la part belle à l’improvisation. Seule une ligne directrice est donnée pour le scénario, puis Hong Sang-soo écrit ses dialogues en fonction de la personnalité de ses acteurs. L’improvisation oblige les acteurs à adopter une grande discipline, car le réalisateur est aussi un grand amateur de plan-séquence. Scénario et mise-en-scène se répondent parfaitement dans cette envie de simplicité. Mais du coup, de quoi parlent les films d’Hong Sang-soo ?

Sunhi © Jeonwonsa Film

Si l’on devait résumer, les films du réalisateur coréen parlent toujours de la même chose : les relations humaines. Evidemment, l’amour est central mais Hong Sang-soo s’intéresse tout autant à l’amitié, aux rencontres éphémères. Il semble d’ailleurs avoir un amour tout particulier pour ces dernières. Le protagoniste de ses films est souvent amené à rencontrer des gens sur son chemin, qui l’aideront à grandir ou à se trouver lui-même. Séparément, chaque rencontre parait absurde ou peu importante. Mais lorsque le protagoniste arrive au moment d’une prise de décision (souvent à la fin du film), c’est l’addition de toutes ces rencontres qui lui permettra de choisir.

La temporalité des films de Hong Sang-soo est presque toujours déconstruite. Le réalisateur aime jouer avec le spectateur en faisant des aller-retours dans le temps. On ne sait plus alors si nos personnages se sont rencontrés hier ou s’ils ne se connaissent pas encore. Le meilleur exemple est certainement Hill of Freedom, où un jeune japonais venu visiter la Corée se perd dans les rues d’un village. Ici, chaque journée est une leçon indépendante, et on ignore laquelle a précédé l’autre. Dans Un jour avec, un jour sans, on suit un réalisateur coréen et sa rencontre avec une jeune femme. Le film se divise en deux journées ou plutôt deux versions d’une même journée, où le protagoniste prendra des décisions différentes, menant à des fins différentes.

Pour Hong Sang-soo, le sublime se trouve dans les instants simples où deux personnes échangent. La plupart du temps autour d’un repas, accompagné de verres de soju (le réalisateur est connu pour son amour envers cet alcool coréen). C’est dans ces moments que sa caméra devient immobile, laissant le soin aux personnages de captiver par leurs émotions. Hong Sang-soo s’interroge sur la nature de l’autre, son altérité, sa ressemblance. Que cela soit entre un homme et une femme, un japonais et une coréenne (Hill of Freedom), une française et un coréen (In another country)… Est-ce que l’on existe pour les autres ? Qu’est-ce qui nous différencie ? Comment appréhender la solitude ?

Un jour avec, un jour sans © Jeonwonsa Film

Hong Sang-soo est un artiste total. Auteur et réalisateur, il n’hésite pas à mettre une très grande partie de sa vie dans ses films :

  • Ses héros sont souvent réalisateurs ou étudiants en cinéma
  • Sa femme (Ki Min-hee, connue pour avoir joué dans Mademoiselle) joue dans plusieurs de ses films
  • Le soju est omniprésent lors des repas

Il n’y a donc pas d’œuvre majeure dans le cinéma d’Hong Sang-soo. Non, l’œuvre majeure, c’est sa filmographie en tant que tout. C’est une mosaïque regroupant de nombreuses facettes qui, ensemble, forment un tableau cohérent.

La forme totalement dépouillée et peu coûteuse de son cinéma lui donne la liberté nécessaire pour raconter sans contrainte, tout en allant dans le sens de son propos général. Un OVNI peu médiatisé qui a donc trouvé la recette pour vivre de son art tout en ayant la reconnaissance de ses pairs, voilà ce qu’est Hong Sang-soo.

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