Erreur42 https://erreur42.fr Le geek passionnément ! Mon, 08 Apr 2019 14:03:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://erreur42.fr/wp-content/uploads/2016/01/cropped-favicon-1-32x32.png Erreur42 https://erreur42.fr 32 32 Cinephilo : Into The Wild, film majeur ? https://erreur42.fr/cinephilo-into-the-wild/ https://erreur42.fr/cinephilo-into-the-wild/#respond Mon, 08 Apr 2019 14:00:42 +0000 https://erreur42.fr/?p=13126 Plus de dix ans après sa sortie, quel regard pouvons-nous poser sur le film de Sean Penn, que dit-il de notre époque ?

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Il y a certains films qui sont plus que des films. Si vous êtes cinéphile, vous avez très certainement un film (ou plusieurs) qui vous a marqué au-delà du simple fait qu’il soit excellent. Non, ce film-là vous a bouleversé en tant qu’être humain. En effet, vous n’êtes plus le ou la même après l’avoir vu. Chacun a le sien, mais il est vrai que certains films se retrouvent souvent dans la liste des œuvres qui ont changé votre vie.

On retrouve régulièrement Forrest Gump, Requiem for a Dream, Fight Club, Matrix… Quel est le point commun de toutes ces œuvres ? Il semblerait que cela soit le message. En effet chacun de ces films vient toucher votre inconscient et éveille de nouveaux intérêts, une nouvelle conscience. Forrest Gump vous inspire pour la bonté dont peut faire preuve l’être humain. Requiem for a Dream vous fait réaliser les vrais dangers des addictions. Fight Club est sûrement le film qui a éveillé l’ado rebelle et antisystème qui sommeillait en vous. Matrix vous a fait questionner votre réalité et douter de votre libre-arbitre.

Alors, où se situe Into The Wild dans cet océan d’œuvres très diverses ? Il faut savoir tout d’abord que ce film est une sorte d’OVNI. Réalisé par Sean Penn en 2008, le film raconte l’histoire vraie de Christopher McCandless, un jeune américain qui décide de partir traverser le pays en solitaire. Le cœur du film se trouvant dans les paysages, le tournage s’est écoulé sur presque un an, afin de pouvoir tourner dans certains endroits à différentes saisons et ainsi éviter tout artifice en post-production. Si vous en avez l’occasion, regarder le making-of du film : il est édifiant.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons qu’Into The Wild ne possède aucune star à son casting. Emile Hirsch et Kristen Stewart sont peu connus du grand public (du moins au moment de la sortie du film) et les seconds rôles sont partagés par des amateurs (Brian H. Dierker) et des anciens acteurs en fin de carrière (Hal Holbrook). Rappelons aussi que Sean Penn a réalisé un travail phénoménal de mise-en-scène, ne se contentant jamais du plan facile. Chaque décision de réalisation appuie le propos de l’histoire que nous nous apprêtons à analyser.

Nature et philosophie

Dans une œuvre qui se veut profonde ou « méta », il est impératif qu’elle contienne ça et là quelques références bien senties. C’est le cas d’Into The Wild.

Notre personnage principal, Christopher McCandless, est un grand admirateur de plusieurs auteurs importants. Parmi eux Nabokov, Tolstoï, Thoreau, London… Bref, un fin mélange entre anti-conformisme et naturalisme. Celui qui réunit le mieux ces thèmes dans son œuvre est probablement Henry David Thoreau. Dans Walden ou la vie dans les bois, il raconte sa vie en autonomie dans la forêt pendant plusieurs années. Entre l’essai philosophique, le carnet de voyage et le guide pratique du survivaliste, Walden est la quintessence de l’idéologie que porte Into The Wild et son protagoniste. Il aborde des thèmes tels que le rejet du consumérisme, la reconnexion avec la nature, les plaisirs de la solitude…

Ajoutons à cela La désobéissance civile, et on comprend que Thoreau est le père spirituel de McCandless, cet adolescent rebelle et anti-système. Le film est aussi une ode aux beautés naturelles des Etats-Unis, entre déserts, forêts, montagnes et villes immenses. Un pays parfait pour illustrer la philosophie du héros, contrasté entre ses richesses naturelles et économiques.

On sent également en McCandless une volonté de se trouver lui-même. Et c’est pour cela qu’il décide de se délester de tout, pour n’être plus qu’avec ses pensées et la nature. Une démarche fondamentaliste, radicale. Ici, Christopher suit les préceptes de Kant, voulant vivre en adéquation totale avec ses aspirations et ses convictions.

« PLUTÔT QUE L’AMOUR, QUE L’ARGENT, QUE LA GLOIRE, DONNE-MOI LA VÉRITÉ » – Henry David Thoreau

Minimalisme et rejet du carriérisme

Il y a une citation du film qui résume assez bien la pensée de Christopher McCandless : « Je pense que les carrières sont une invention du 20ème siècle, et je n’en veux pas. »

Prononcée par notre protagoniste lui-même, cette phrase nous montre bien le rejet de Chris pour le conformisme que la société veut lui imposer. En fait, McCandless est coincé entre deux mondes. Il rejette les standards de son époque (l’histoire prend place au début des années 90), mais est amoureux des idées de ses auteurs favoris, souvent issus du siècle précédent. En effet, dans une période où le confort matériel apporté par le capitalisme n’est pas encore présent, il semblait plus simple de se recentrer sur les « vraies » choses, celles qui comptent. Du minimalisme avant l’heure.

McCandless, au-delà de son amour pour la nature, est aussi caractérisé par son dégoût des possessions. L’une des scènes clés qui nous révèle cet aspect de sa personnalité se trouve dès le début du film. Chris vient d’obtenir son diplôme de fin d’études, et ses parents veulent le récompenser en lui offrant une nouvelle voiture. Alors que l’on s’attend à ce que le jeune homme saute de joie, il se braque. Pourquoi remplacer sa vieille voiture alors qu’elle marche encore très bien ? Pourquoi gâcher de l’argent là-dedans ? Pourquoi le seul moyen de le récompenser devrait encore passer par des possessions ?

On retrouve cette idéologie chez nos contemporains également. En effet, le minimalisme écrit ses lettres de noblesse ces derniers temps, en devenant de plus en plus « populaire ». Je vous conseille notamment le documentaire Minimalism réalisé par Matt D’Avella. Même une série sur le rangement telle que celle de Marie Kondo explore indirectement cette idée que nous possédons trop, à tel point que nous ne voyons plus ce qui est important.

C’est probablement ce qui est arrivé aux parents McCandless, puisque leur vie de famille est fondamentale dans l’histoire d’Into The Wild.

Famille et pression toxique

Si Christopher McCandless a quitté son domicile familial, ce n’est pas seulement parce que ses auteurs favoris l’en ont convaincu. Ce n’est pas uniquement par amour du voyage. Chris fuyait un environnement familial extrêmement oppressant. Les parents de notre héros avaient de fréquentes disputes très violentes, et la seule parade du jeune Chris était de se serrer les coudes avec sa sœur. Il faut aussi préciser que Chris était issu d’un second mariage, ignorant pendant des années qu’il avait une autre famille.

Mais au-delà d’un couple peu stable, la famille McCandless avait imposé (peut-être inconsciemment) des standards très exigeants pour sa descendance. En effet, les parents de Chris étaient des ingénieurs très reconnus. Il a grandi sans jamais manquer de rien, et était brillant dans ses études. Mais ce qu’il a retenu, c’est deux adultes à la carrière prestigieuse vivant dans le conflit, la tristesse et la frustration malgré leur confort matériel. Une excellente illustration de ce que Thoreau reprochait déjà à ses semblables à son époque.

Il est donc raisonnable de penser que Chris a évolué avec une pression professionnelle, une exigence de faire au moins aussi bien que ses parents, surtout que ses résultats scolaires annonçaient le meilleur.

On comprend à présent beaucoup mieux la scène de la voiture. Chris et ses parents ont des valeurs opposées, ils ne réfléchissent pas par la même logique. Le dialogue devient impossible et le départ inévitable.

Cependant la pensée de Chris ne fait pas l’unanimité. Certains le voient comme un bourgeois qui s’invente des problèmes au lieu de profiter de la route toute tracée pour lui. Chris était également connu pour son égocentrisme, acceptant très mal les critiques. C’est peut-être sa radicalité qui l’amènera aussi loin dans son périple solitaire. Une solitude qu’il finira d’ailleurs par regretter dans les derniers instants de son aventure, souhaitant renouer avec sa famille, enfin prêt à pardonner.

« Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé ». Dans sa quête pour se découvrir lui-même, McCandless va ironiquement faire énormément de rencontres, marquant chacune des personnes qu’il a croisé sur sa route. Et c’est peut-être ici que la logique de Chris montre ses limites. Prétendant se débarrasser du superflu pour retourner aux choses importantes, il a fini par se débarrasser d’elles aussi. S’il n’a compris son erreur que trop tard, on peut néanmoins être inspiré par la détermination de ce jeune homme qui, à son jeune âge, avait certainement mieux compris les travers de son époque que la plupart des sociologues.

C’est ici que s’inscrit Into The Wild. C’est un film sur le retour à ce qui est fondamental, c’est-à-dire l’Humain. Beaucoup plus qu’une histoire sur la nature et le voyage, c’est surtout une aventure humaine qui respire le vrai, l’authentique. Un message terriblement important pour notre époque, mais aussi pour n’importe quel moment de l’Histoire. C’est probablement en cela qu’Into The Wild est un film majeur, n’ayant rien à envier à ses homologues cités en introduction.

En complément de cet article, je vous conseille fortement la lecture du livre qui a inspiré le film : Into The Wild de Jon Krakauer. Vous y découvrirez la vie de Christopher McCandless racontée par ceux qui l’ont connu. A noter que le film est resté très fidèle à l’histoire d’origine.

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Nos Séances de Mars https://erreur42.fr/nos-seances-de-mars/ https://erreur42.fr/nos-seances-de-mars/#respond Wed, 03 Apr 2019 13:02:36 +0000 https://erreur42.fr/?p=13123 CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER Mars est venu et avec lui, le soleil. Mars est reparti et, heureusement, il a laissé le soleil ! Mais qu’importe la météo puisque nous, quoi qu’il arrive, on va au ciné ! Et des sorties il y en a ! Tellement qu’on aurait grand peine à se […]

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Mars est venu et avec lui, le soleil. Mars est reparti et, heureusement, il a laissé le soleil ! Mais qu’importe la météo puisque nous, quoi qu’il arrive, on va au ciné ! Et des sorties il y en a ! Tellement qu’on aurait grand peine à se repérer et à distinguer le bon… Du beaucoup moins bon. Par chance nous sommes là pour ériger un phare dans la nuit et revenir sur les sorties de Mars que nous avons pu découvrir.

Les notes sont données par le rédacteur ou la rédactrice qui a écrit la review. Les films sont classés du moins bien noté au mieux noté.


Serenity

Exclusivité Netflix avec un casting alléchant, Serenity semblait prometteur. C’est pourtant une série B d’un goût très douteux. Paradoxalement très mal joué, notamment avec un Matthew McConaughey insupportable, le film semble terriblement long et insipide, les twists sont grotesques et le fond est incohérent. Une réalisation tape à l’œil et lourde achève ce pénible métrage.

Note : 4,5/10 – Noté par Baptiste


High Flying Bird

Steven Soderbergh a su tirer le meilleur de l’iPhone avec son précédent film, Paranoïa, mais il est loin de réitérer l’exploit avec High Flying Bird. Film Netflix sur l’univers de la NBA, brouillon et indigeste : il ne parlera qu’aux connaisseurs du milieu. Le tout est desservi par une écriture se rapprochant plus du champ de mines que du travail de Tarell Alvin McCraney (pourtant à l’origine de Moonlight) qui signe ici son premier scénario original

Note : 5/10 – Noté par Quentin


Dumplin’

Dumplin‘ est une comédie exclusive à Netflix qui entreprend de livrer un message « body positive » sur fond de concours de beauté. Plutôt bien joué, notamment avec des personnages secondaires très attachants, c’est un film globalement sympathique avec certains gags drôles et des moments d’émotion. Pour autant il n’est pas passionnant, très basique et prévisible et, même en se targuant d’intentions dénonciatrices et iconoclastes, valide plusieurs aspects toxiques de la société américaine.

Note : 5,5/10 – Noté par Baptiste


Stan et Ollie

Ni très inspiré ni très inspirant, Stan et Ollie n’arrive jamais à prendre de la hauteur et reste enfermé dans une dramaturgie pour le moins étrange qui ne s’attarde jamais vraiment sur les personnages ni sur l’histoire. Un sentiment curieux qui n’est pas à la gloire du long métrage qui s’ouvre pourtant sur un beau plan séquence, dommage.

Note : 6/10 – Noté par Quentin


Rebelles

Rebelles essaient en quelque sorte de rendre hommage à Snatch de Guy Ritchie en transposant son style et ses thèmes dans le nord de la France, mais échoue assez clairement. Le film est surtout lourd dans son humour, conventionnel dans ses visuels et mou dans son montage. Yolande Moreau et Audrey Lamy livrent une performance excellente mais ne parviennent pas à rendre de l’intérêt au film.

Note : 6/10 – Noté par Baptiste


Le Mystère Henri Pick

Agréable mais surtout honnête chasse au trésor, Le Mystère Henri Pick sait tenir son histoire et le spectateur le temps d’un voyage. Un voyage sans grande surprises mais qui fonctionne dans son ensemble et offre un long métrage modeste et sincère qui satisfera d’autant plus les amateurs de Luchini.

Note : 6,5/10 – Noté par Quentin


Captain Marvel

Captain Marvel est un film Marvel dans la moyenne. C’est un divertissement très efficace et bien fait qui réussit même à être surprenant à l’occasion. Le personnage principal, interprétée par Brie Larson est sympathique mais laborieusement caractérisée et le Nick Fury de Samuel L Jackson lui vole parfois la vedette. Cependant les scènes d’actions sont bonnes, l’intrigue est intéressante et surtout apporte de nouveaux éléments à l’univers général du Marvel Cinematic Universe. On déplore tout de même un dernier acte certes grandiose mais qui, inexplicablement, manque d’épique.

Note : 6,5/10 – Noté par Baptiste


Celle que vous croyez

Thriller moderne à la photographie travaillée, le nouveau film de Safy Nebbou s’amuse à brouiller les pistes et mélanger les temporalités jusqu’à un final déroutant, jouant sur la morale du spectateur, qui se remettra en question, ou non.

Note : 7/10 – Noté par Quentin


Styx

Styx est un film plutôt étrange. Commençant comme une Odyssée solitaire en mer pour prendre un tout autre tournant à la fin de son premier tiers et aborder la question de la crise migratoire sous un angle original. C’est une expérience immersive assez puissante, une plongée dans un dilemme moral, réalisé avec excellence, notamment largement filmé en haute mer. Cependant le rythme du film, parfois étrangement contemplatif, semble ne pas vraiment convenir et il manque un propos politique développé et original sur le sujet.

Note : 7/10 – Noté par Baptiste


Dumbo

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Note : 7/10 – Noté par Azucena


Les Éternels

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Note : 7/10 – Noté par Adrien 


Mary Stuart, Rein d’Ecosse

Mary Stuart, Reine d’Ecosse est un grand film historique en costumes qui ne lésine pas sur le lyrique et le grandiose. Le film est porté par ses deux actrices principales dans des rôles de caractère et relevé par une esthétique soignée, notamment de magnifiques costumes. S’il s’intéresse plus à la création d’une icone britanico-écossaise pour servir faire face aux revendications d’indépendance qu’à l’exactitude historique, le film soulève des questions intéressantes sur les femmes de pouvoir à travers l’histoire et la royauté. En somme c’est un drame grandiloquent très efficace.

Note : 7,5/10 – Noté par Baptiste


Les Étendues imaginaires

Ce film Singapourien réalisé par le jeune Siew Hua Yeo a la double casquette de polar noir et de film politique. A une enquête policière pas passionnante se mêle un pamphlet politique et humain sur les conditions de vie et de travail des ouvriers immigrés dans les grandes villes asiatiques. Mélancolique, psychologique et social, c’est un film aux multiples facettes porté par une esthétique très élégante et une poésie certaine. Il souffre malheureusement de la ressemblance avec le plus virtuose Un Grand Voyages vers la Nuit.

Note : 7,5/10 – Noté par Baptiste


Us 

Attendu comme le messie, le dernier film de Jordan Peele (Get Out) a d’immenses qualités indéniables. Il est parfait visuellement, millimétré dans son montage, et véhicule l’horreur exclusivement par l’ambiance et les performances d’acteurs (et surtout d’actrice, avec le travail épatant de Lupita Nyong’o). Mais le film pèche par son écriture pleine de lacunes, d’incohérences et de questions sans réponse. Enfin on sent la présence d’un message politique mais exprimé avec trop de confusion et de flou. C’est un film aussi efficace et glaçant que frustrant.

Note : 7,5/10 – Note de Baptiste


The Wrath of Silence

The Wrath of Silence est un film chinois acclamé par la critique dont les qualités forcent indéniablement l’admiration. Proche du western, c’est une belle histoire sur le lourd poids de la paternité qui se permet aussi de représenter la violence du quotidien des gens de peu dans la campagne chinoise. En se nourrissant d’un contraste entre brutalité et élégance, Yukun Xin signe un film violent, politique et souvent symboliste et se place comme un réalisateur à suivre.

Note : 8/10 – Noté par Baptiste


Une intime conviction

À l’instar des films de boxes, rares sont les films de procès qui déçoivent et Une intime conviction ne déroge pas à la règle : au contraire. Tension et réalisation maîtrisées, acteurs convaincants et photographie léchée : le premier film d’Antoine Raimbault aborde même la justice et l’objectivité d’un procès d’un œil original et pertinent.

Note : 8/10 – Noté par Quentin


Eddie, The Sleepwalking Cannibal

Film canadien disponible pour la première fois en France grâce à Outbuster, c’est un petit bijoux d’humour noir et d’esthétique morbide très surprenant. Il parle de l’art, de la violence, de l’inspiration qu’elle apporte et, foncièrement, du cannibalisme dans et avec l’art. C’est presque un essai doublé d’une comédie cynique et trash originale et prenante. Une vraie perle sombre.

Note : 8/10 – Noté par Baptiste


Boy Erased

Boy Erased et le premier film écrit et réalisé par l’acteur australien Joël Edgerton, d’après un véritable témoignage. C’est un film terne et froid sur un sujet grave, celui des thérapies contre l’homosexualité dans certaines églises américaines. Parfaitement écrit et superbement joué, c’est un film classique et prévisible mais tout de même proprement bouleversant. La lumière particulière travaille aussi à rendre le film presque angoissant.

Note : 8,5/10 – Noté par Baptiste

Funan

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Note : 9/10 – Noté par Azucena


Le Visionnage du Mois

Dans cette rubrique, les rédacteurs et rédactrices ont l’opportunité de revenir sur un film qui n’est pas une sortie récente mais qu’ils ont visionné ce moi ci, qui leur a plu ou les a intéressé, et qu’ils souhaitent recommander.

A Touch of Sin

Classique du cinéma social récent, il s’agit d’un film à sketchs de Jia Zhangke représentant des personnages contemporains en lutte avec les nouveaux puissant illégitimes du capitalisme sauvage. De plus, chaque sketch est tinté d’un genre canonique du cinéma continental chinois. C’est un film d’une ampleur considérable, lucide, intelligent et formidablement maîtrise. Une fresque à la fois symboliste et réaliste nourrie par la colère et la souffrance. Un immanquable. – Conseil de Baptiste


Matins Calmes à Séoul

Matins Calmes à Séoul s’inscrit parfaitement dans la filmographie du réalisateur coréen Hong Sang-soo, reprenant ses thèmes favoris tels que les rencontres, les âmes en perdition et la mélancolie. Toujours avec une réalisation minimaliste, ce film saura vous saisir grâce à ses performances d’acteurs tout en simplicité et en authenticité. – Conseil d’Adrien

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Critique de Dumbo, born this way https://erreur42.fr/critique-dumbo/ https://erreur42.fr/critique-dumbo/#respond Thu, 28 Mar 2019 16:00:27 +0000 https://erreur42.fr/?p=13173 Après Miss Peregrine et les Enfants particuliers, Dumbo marque-t-il le grand retour de Tim Burton auprès de ses détracteurs ?

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Malgré trois décennies d’une relation des plus houleuses, Tim Burton revient avec une production Disney Dumbo, remake du célèbre film d’animation de 1941. Après Alice au Pays des Merveilles en 2010, le cinéaste américain porte à nouveau la modernisation d’une oeuvre culte du studio californien.

Une alliance de deux facettes du merveilleux (du mélancolique pour Burton au féerique pour Disney) qui avait divisé la critique à l’époque. Pourtant, le réalisateur y croit, assurant dans Le Monde vouloir revenir “aux émotions que [lui] donnaient les films Disney, la mélancolie, le sens du tragique. Ce sont des fables.(…)” Un souhait tout ce qu’il y a de plus passionné, et après l’adaptation réussie de Miss Peregrine et les Enfants particuliers en 2016, un projet des plus intéressants, donc.

Les enfants de Holt Farrier, ex-artiste de cirque chargé de s’occuper d’un éléphanteau dont les oreilles démesurées sont la risée du public, découvrent que ce dernier sait voler…

Au commencement il était un chapiteau

Un synopsis très court pour un film d’animation déjà culte qui, malgré son statut de classique, était tout à fait légitime à prétendre à une une version modernisée. Et pourquoi pas, en prise de vue réelle.

Mais dans le choix visuel comme dans le fond, Dumbo utilise au mieux les fondations de son aïeul pour s’en écarter rapidement. Un choix toujours difficile dans un remake mais qui porte ses fruits. Le petit éléphant volant demeure au centre de l’intrigue, mais n’est plus le protagoniste principal. C’est la famille Farrier qui le recueille dans le cirque dans lequel le père est employé (Collin Farrel). Ce dernier revient marqué par la perte de son bras à la suite de la première guerre mondiale. Mais il demeure déterminé à retrouver la gloire d’autrefois auprès de ses enfants dont il a désormais seul la charge, après le décès de sa femme. Une famille à recomposer, un héros qui doit s’affirmer et une créature fantasque conspuée : des thèmes communs à Disney et Burton mais qui reprennent également l’essence du premier film. Le fond sans la forme, voilà ce qui est solide dans ce Dumbo 2019.

Et la forme, parlons-en : à la frontière entre le fascinant et l’inquiétant, typique du style du cinéaste américain. Grandiose, la mise en scène et les costumes font parfaitement honneur à une photographie contrastée mais sans abus grossier. On n’en attendait pas moins du réalisateur de Charlie et la chocolaterie. Dont d’ailleurs le parc de l’antagoniste; Vandemer (Michael Keaton) semble faire un bref écho par son excentricité gargantuesque.

Grandes oreilles, petites ambitions

Pourtant, cette version live reste dans les clous. Pour ainsi dire, elle reste sympathique sans dépasser son postulat. Rien de très surprenant, un récit assez fonctionnaliste suivant une ligne définie dès la fin de l’exposition et qui ne s’éloigne pas vraiment de ce qu’on attend sans rêver. Faisant de Dumbo un mauvais film ? Pas si vite.

Si l’intrigue est simple et perd de la superbe spécifiquement en comparaison de ce qu’a pu faire le réalisateur de son côté, l’oeuvre n’est pas moins incarnée. Le fait de placer les humains au cœur de l’intrigue est un choix qui prend tout son sens dans la narration, alors que la reconstruction est traitée avec pudeur et justesse. Que ce soit par le mélange des techniques, des mécaniques et du numérique, des couleurs, la créativité du réalisateur trouve toute sa place pour s’exprimer, en animant la vie d’un cirque qui lui aussi, revendique une indépendance face à la fin de l’ère du petit divertissement. Toute ressemblance avec des faits réels ne saurait être avérée…

Par ailleurs, il faudrait être aveugle pour ne pas voir la critique acerbe faite à l’entertainment à grande échelle, la position de quasi monopole dont fait l’objet la firme aux grandes oreilles aujourd’hui. Justement : puisque trop évidente, pas assez profonde la critique ne passe pas toujours et semble forcée. Il s’en dégage un parfum de « social washing », sorte d’autodérision forcée de la firme qui ne remet pas vraiment en cause son fonctionnement insatiable en proposant une opposition manichéenne qui ne fera pas plus réfléchir que ça son public. Une maladresse regrettable au milieu d’un message louable et d’autres thématiques traitées avec plus de tact.

Ce remake de Dumbo conserve la magie de la première version en y insufflant une excentricité visuelle et une modernisation scénaristique bienvenue. Burton n’a rien à prouver et même ses détracteurs devraient apprécier la tendresse qui se dégage du long-métrage. Le casting, s’il n’est pas exceptionnel par sa prestation n’est pas un frein face à des visuels vivants et référencés. Un travail d’ensemble très appréciable, malgré un manque de risque dû à la présence du studio qui se ressent.

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Critique de Funan, la persistance de la mémoire https://erreur42.fr/critique-funan/ https://erreur42.fr/critique-funan/#respond Sat, 16 Mar 2019 15:30:47 +0000 https://erreur42.fr/?p=12106 A travers le récit d'une mère à la recherche de son fils, Denis Do nous plonge dans le régime Khmer Rouge avec sa première réalisation.

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Récit en partie biographique, Funan nous plonge dans le Cambodge de la fin des années 70, en pleine révolution Khmer rouge. Première réalisation du français Denis Do, elle raconte le parcours d’une famille déchirée par le régime, et plus particulièrement la lutte de la mère, Chou, pour retrouver son fils alors que celui-ci a été envoyé dans un camp de travail différent du sien. Et ce, tout en tentant de survivre.

L’œuvre, produite en partenariat avec des artistes et studios étrangers (dont cambodgiens) a remporté le cristal du meilleur long-métrage de la compétition. En plus de la critique, notre équipe a eu la chance de rencontrer le réalisateur dans le cadre du festival d’Annecy et de filmer cet entretien que vous pouvez retrouver ci-dessous.

1975. La survie et le combat de Chou, une jeune mère cambodgienne, durant la révolution Khmère rouge, pour retrouver son fils de 4 ans, arraché aux siens par le régime.

Partie intégrante de l’histoire du réalisateur lui-même car insufflé par le vécu de sa mère ayant comme tant d’autres fuit le pays, le film cherche malgré tout à demeurer une fiction bien que très renseignée. Un témoignage et non une œuvre politico-historique. C’est pourquoi l’accent est mis sur les personnages en tant qu’individus, leurs sentiments, leurs décisions au milieu de ces circonstances exceptionnelles et dramatiques. La difficulté dans ce choix de traitement repose sur le jeu d’équilibriste qui doit rester émouvant certes, tout en évitant de tomber dans le pathos. Pour une première tentative cinématographique, le pari était risqué.

Toutefois, comme l’ont démontré les standing ovations aux différentes projections lors du festival d’Annecy et la récompense finale, c’est dans cette gestion de l’émotion que se trouve la réussite première de Funan. Poignante, la narration capte le spectateur sur tous ses niveaux, que ce soit dans la quête globale pour la réunion familiale, mais également dans ses histoires secondaires ; dans les différentes scènes comme dans les dialogues. Un fond qui porte déjà toutes les promesses d’une œuvre majeure.

Mais si Funan réussi à se démarquer c’est également par son excellence visuelle. Inspirée par l’animation japonaise et ses codes très reconnaissables, l’animation est fluide et les personnages hautement expressifs quand les décors sont colorés et détaillés. De plus le film se compose de plans marquant par leur beauté et leur poésie au-delà des plans plus classiques observés dans la fiction historique. Mais encore une fois, c’est la volonté de placer la sensibilité au cœur du projet qui ressort au travers de cela.

Un véritable apport artistique souligné par la bande-originale, en accord total avec ce que voulait susciter le film, des mots même de Denis Do. Très présente, la musique est une part complète de la composition du long-métrage et ne se réduit pas à simplement appuyer ce qui se passe à l’écran. C’est une narration à part entière. Là aussi se ressent toute l’influence de la japanime. Et outre cela, le doublage mené par Bérénice Bejo (The Artist) et Louis Garrel (Le Redoutable) est lui aussi plus que correct alors que les deux acteurs s’essayaient pour la première fois à l’exercice.

Funan ne démérite pas son succès et son prix de meilleur film de la compétition annécienne. À la fois tranche de vie subtilement retracée et œuvre visuellement inspirée, c’est un véritable coup de maître pour un premier long-métrage. Porté par un doublage réussi et une bande-son indissociable de l’œuvre, c’est un coup de cœur qui a déjà beaucoup fait parler de lui.

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Nos Séances de Février https://erreur42.fr/nos-seances-de-fevrier/ https://erreur42.fr/nos-seances-de-fevrier/#respond Sat, 02 Mar 2019 16:00:23 +0000 https://erreur42.fr/?p=12993 CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER Février a beau être le mois le plus court de l’année, il ne fut pas moins généreux en sorties ciné et en bons films. Des blockbusters hollywoodiens très attendus, des films français et des petites perles indépendantes, difficile de se repérer dans tout ça ! Heureusement nous sommes […]

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Février a beau être le mois le plus court de l’année, il ne fut pas moins généreux en sorties ciné et en bons films. Des blockbusters hollywoodiens très attendus, des films français et des petites perles indépendantes, difficile de se repérer dans tout ça ! Heureusement nous sommes là pour ériger un phare dans la nuit et revenir sur les sorties de février que nous avons pu découvrir.

Les notes sont données par le rédacteur ou la rédactrice qui a écrit la review. Les films sont classés du moins bien noté au mieux noté.


Paris est à nous

Paris est à nous est un projet de longue haleine. Tourné à la sauvage sur 4 ans, il a récolté 91 000€ sur internet pour finaliser sa post-production et finalement être diffusé sur Netflix, devenant ainsi le « premier film français » de la plateforme. Mais malgré son parcours atypique et sa volonté de proposer « un autre cinéma », le film d’Elisabeth Vogler devient une parodie de lui-même, faussement expérimental et désespérément vide. On notera, quand même le travail sur la photographie et la séquence renversante du cockpit.

Note : 4/10 – Avis de Quentin


L’Intervention

L’Intervention est un thriller d’action français porté par la star montante Alban Lenoir (révélé dans la série Hero Corp). S’attaquant à un sujet politique sensible, il se prend complètement les pieds dans son message et contredit souvent sa morale. De plus il use des clichés à outrance, jusqu’à en être fatigant. Cependant, il reste bien rythmé, parfaitement monté et assez divertissant grâce à un suspens efficace et à de bons acteurs.

Note : 5,5/10 – Avis de Baptiste


Alita : Battle Angel

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Note : 6/10 – Avis de Natan


Le Chateau de Cagliostro

Techniquement, ce film date de 1979, cependant il est sorti pour la première fois au cinéma en France en janvier 2018. C’est le premier film du génial réalisateur Hayao Miyazaki. La formule n’était pas encore rodée. C’est un film plus léger que le reste de sa filmographie, inspiré du pulp, débordant d’aventure et avec une animation dynamique. Cependant il est aussi moins intéressant, sans véritable propos et avec un scénario à peine cohérent.

Note : 6/10 – avis de Baptiste


Tout ce qu’il me reste de la révolution

Tout Ce Qu’il Me Reste De La Révolution est un film français, supposément politique et comique qui a autant de grosses qualités et de gros défauts. Très bien interprété et correctement filmé, il est orné de quelques scènes étonnamment intenses ou vraiment drôle, puisant dans l’humour politique typique du cinéma de gauche. Mais il est également parsemé de moments terriblement embarrassants et se méprend complètement sur son fond politique, semblant incertain de son sujet. Un film pas inintéressant mais très imparfait.

Note : 6/10 – Avis de Baptiste


Arctic

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Note : 6/10 – Avis de Quentin


Velvet Buzzsaw

Après Night Call, le réalisateur Dan Gilroy et Jake Gyllenhaal refont équipe pour un thriller horrifique dans le milieu de l’art contemporain à Los Angeles. Certes moins inspiré que dans ses précédents films, l’esprit satyrique et acérée de Dan Gilroy offre tout de même une intrigue percutante où les différents personnages semblent errer dans une vision horrifique et crue du monde qui les entoure.

Note : 7/10 – Avis de Quentin


Grace à Dieu

En raison de son sujet polémique et de procédures judiciaires, le dernier film de François Ozon avait déjà fait couler beaucoup d’encre avant sa sortie. C’est un film très convainquant, qui traite un sujet sensible avec une sobriété bien venue et un attachement très rigoureux aux faits, se rapprochant presque du documentaire. Le film perd malheureusement beaucoup en intensité à sur la longueur  et est entrecoupé de flash-backs d’un mauvais gout certain qui ternissent le tableau. Il n’en demeure pas moins juste, courageux et incroyablement rigoureux.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


At Eternity’s Gate

At Eternity’s Gate est une production récente de Netflix nous embarquant dans la vie tumultueuse de Vincent Van Gogh. C’est un très beau film qui agit comme une déambulation dans la France de son époque, mais surtout dans l’esprit instable et les émotions fragiles du peintre. La réalisation, très moderne et riche en effets, immerge le spectateur dans ces troubles mentaux. Willem Dafoe livre une performance magnifique, tout comme Oscar Isaac en Gauguin. C’est un très beau film qui n’est retenu que par un rythme en dents de scie.

Note : 7,5/10 – Avis de Baptiste


Un Grand Voyage Vers La Nuit

Un magnifique film chinois plein d’ambition, avec tout son sérieux et citant perpétuellement Tarkovsky ou Wong Kar-Wai. Lent, contemplatif, poétique, et jouant sur le trouble entre rêve et souvenir, il s’agit d’un film qui a de quoi envoûter, mais aussi de quoi ennuyer. Il est également porté par sa prouesse finale : un plan séquence de plus d’une heure pour une déambulation, justement entre la mémoire et le rêve, avec un usage inédit de la 3D. Un film résolument impressionnant.

Note : 7,5/10 – Avis de Baptiste


Le Chant du Loup

Antonin Baudry signe avec Le Chant du Loup un premier film ambitieux et courageux dans un paysage cinématographique français qui se mouille peu (vous l’avez ?). Casting de haut vol, réalisation oppressante, photographie léchée : tout est réuni pour un grand blockbuster à la française. Et même si le film tombe dans les défauts inhérents au genre (faiblesses de scénario en tête) l’expérience n’en perd pas de sa superbe.

Note : 8/10 – Avis de Quentin


La Favorite

Situant son intrigue dans les tribulations de la cour d’Angleterre en pleine guerre, Yórgos Lánthimos signe une œuvre historique intimiste, aux enjeux sentimentaux et politiques immenses. Olivia Colman mérite son oscarisation, accompagnée parles époustouflantes  Emma Stone et Rachel Weisz. Œuvre la plus accessible du cinéaste, elle ne perd rien de son style tragi-comique délicieux.

Note : 8/10 – Avis d’Azucena


Vice

Adam McKay est au départ un réalisateur de comédie qui s’est lancé dans la satire politique avec The Big Short en 2015. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en garde un sens de l’humour des plus grinçants. Peignant le portrait des perversions du système américain, il se penche cette fois-ci sur le parcours de Dick Cheney, vice président de Bush fils, interprété par un Christian Bale méconnaissable. Montage rythmé, sens de la mise en scène, le film projette la farce dans le XXIe siècle. Rien que ça.

Note : 8,5/10 – Avis de Azucena


Dragons 3 : Le Monde caché

Dernier épisode de la plus grande saga cinématographique des années 2010, Dragons 3 respire d’un amour infini. Un amour pour ses personnages, ses dragons, ses ciels infinis et ses cadres tous aussi inspirés et habités que les spectateurs qui en ressortiront, à n’en pas douter, transportés et bouleversés.

Note : 9/10 – Avis de Quentin


Le Visionnage du Mois

Dans cette rubrique, les rédacteurs et rédactrices ont l’opportunité de revenir sur un film qui n’est pas une sortie récente mais qu’ils ont visionné ce moi ci, qui leur a plu ou les a intéressé, et qu’ils souhaitent recommander.

Primer

Primer, réalisé par Shane Caruth, est un film indépendant Américain qui a défrayé la chronique lors de sa sortie. Il s’agit d’un film de science-fiction sur le voyage dans le temps, renforcé par des mathématiques solides et un attachement à une supposée vraisemblance. C’est un film incroyablement complexe qui ne s’aborde pas légèrement mais incroyablement gratifiant pour le spectateur qui saurait démêler son intrigue et se retrouver dans toutes les continuités. Une expérience de cinéma unique, intelligente et pourtant très modeste. – Conseil de Baptiste

Mort sur le gril (Crimewave)

Deuxième film du maintenant cultissime Sam Raimi, Mort sur le gril semble tout droit sorti des cases d’un comics ou d’un cartoon des années 50. Enchaînant gags sur gags et atteignant un niveau d’humour et de second degré qui ne font que confirmer le talent de celui qui se sera vu confier la trilogie Spider-Man pour ces raisons précises… – Conseil de Quentin

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Critique d’Alita : Battle Angel, le rêve d’un flingue https://erreur42.fr/critique-alita-battle-angel/ https://erreur42.fr/critique-alita-battle-angel/#respond Tue, 26 Feb 2019 16:03:17 +0000 https://erreur42.fr/?p=13060 Près de 30 ans après sa publication, le célèbre manga Gunnm est enfin adapté sur grand écran sous la directive de James Cameron et Robert Rodriguez

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Après plusieurs années de lutte pour porter son manga préféré au grand écran, James Cameron parvient enfin à adapter Gunnm (銃夢Ganmu),le grand classique manga seinen de Yukito Kishiro. À la fois très attendu et redouté, l’objectif était de proposer une adaptation digne pour un public meurtri des précédentes adaptations hollywoodiennes d’œuvres cultes du pays du soleil levant.

Alita : Battle Angel, réalisé non pas par James Cameron (producteur cette fois-ci), mais par Robert Rodriguez (réalisateur de Sin City et Desperado) est avant tout un film post apocalyptique et cyberpunk qui devrait nourrir l’intérêt des fans de science-fiction, bien mal traités depuis quelques années.

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Le champion des champions

Alita : Battle Angel est visuellement remarquable. Le film réussit un tour de force en nous présentant des scènes d’actions et des combats remarquablement bien chorégraphiés. On remarque par la même occasion que James Cameron n’a pas délaissé certaines planches marquantes du manga. Plusieurs scènes sont directement reprises du crayon de Yukito Kishiro et c’est plutôt plaisant.

L’enjeu principal du film était la création de son personnage principal entièrement en images de synthèses grâce à la technologie de la « performance capture ». Alita est tout à fait rayonnante. Elle est aussi émotive et expressive que vous et moi, voire plus. Rosa Salazar incarne parfaitement le personnage, son langage corporel montre à quel point se cacher derrière un masque numérique n’empêche pas la réussite d’un personnage.

Le motorball, sport iconique de l’univers de Gunnm se devait d’être impressionnant. Vu les bandes-annonces, James Cameron misait énormément sur ces moments pour montrer tous les talents de Robert Rodriguez à la réalisation. On ne peut qu’applaudir ce spectacle visuellement impressionnant. Nous nous retrouvons au cœur de l’action qui va dans tous les sens et est parfois difficile à suivre, mais c’est un peu ça le motorball. Bien que les scènes soient réussies, l’implication du spectateur manque cruellement pendant la course. Dans le manga, le spectateur est transporté en vue subjective dans ce torrent de vitesse aux lames aiguisées. Nous sommes Alita. Tandis qu’ici, le film se contente de nous présenter l’action de manière plus classique. Gunnm est sans cesse en train d’en rajouter, de surenchérir dans le sensationnel et plusieurs fois dans le film, on se sent en retrait, comme si ça ne valait pas la peine d’aller aussi loin, ou comme s’ils ne pouvaient pas se permettre d’aller aussi loin.

Désillusions

Alita : Battle Angel est un projet trop ambitieux pour Hollywood, cela se sent. James Cameron est un grand fan et l’on ressent sa volonté de nous présenter sa vision de Gunnm, la vision d’un fan passionné. Cependant, Hollywood, en Grand Méchant Loup, n’a pas su s’empêcher de lui mettre des bâtons dans les roues. Alita au cinéma, c’est un projet qui date. Depuis 2003, Cameron tente de mettre à bien son projet. Quand le film est entré dans sa véritable pré-production, une réduction du script initial, vieux d’une dizaine d’années, a été demandée. En effet, le projet de Gunnm au grand écran était long et ambitieux. On ne peut pas permettre à tout blockbuster de dépasser la barre des 3H, les enjeux sont bien trop importants surtout pour un film qui coûte aussi cher. Nous nous retrouvons donc avec un film plus court mais avec bien trop d’éléments à l’intérieur. Le film survole donc beaucoup de choses et ne développe pas assez ses personnages secondaires.

Alita se devait également d’être grand public, ne laissant donc pas la noirceur du manga l’emporter. Il fallait plaire au plus grand nombre. Le contenu trash, violent et pessimiste de Gunnm n’a pas pu être porté au grand écran. Nous nous retrouvons face à une Alita pleine de joie, remplie d’optimisme dans un monde qui l’est tout autant. Iron City et ses alentours sont bien trop accueillants, il y fait bon vivre, les enfants sortent dans les rues et mangent du chocolat. À la base, cette ville poubelle qu’est Kuzutetsu ne transpire que saleté, violence et dépression. Ce n’est pas si grave, mais cela reste à noter.

L’Éveil du cœur

Le film sera très certainement bien accueilli par quelqu’un qui ne connait rien du monde original de Gunnm. En même temps, il est principalement pensé pour. Mais les fans de longue date ne peuvent s’empêcher d’être déçu du traitement de certains personnages comme Makkaku (Grewishka dans le film) et Yugo. Makkaku perd toute sa profondeur et son passé tragique tandis que Yugo ne se limite plus qu’à un seul rôle, celui du « boyfriend » parfait. Même les personnages spécialement inventés pour le film manquent de développement.

Mon amour pour le manga a grandi et je suis persuadé que nombreux d’entres-vous, qui découvrez l’univers avec ce film, seront frustrés de ne pas connaitre de fin, ou de suite. Je vous encourage alors vivement de vous procurer les 9 volumes de Gunnm en manga.

Alita : Battle Angel nous narre l’histoire d’un cyborg féminin fort et puissant : voir de plus en plus de personnages féminins dominer les écrans ne peut être qu’une bonne chose. Même s’il a été pensé pour avoir une suite, le film est réalisé avec passion et nous sommes bien loin des précédentes tentatives désastreuses d’adaptations mangas au grand écran. Nous tenons enfin une adaptation non parfaite, mais ambitieuse à Hollywood, et rien que pour cet exploit, il devrait être soutenu.

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Entretien avec Jim Cummings https://erreur42.fr/interview-jim-cummings/ https://erreur42.fr/interview-jim-cummings/#respond Tue, 19 Feb 2019 16:00:59 +0000 https://erreur42.fr/?p=13044 Rencontre avec un véritable homme-orchestre qui a réussi à monter son premier long-métrage pour moins de 500 000 $ et obtenir de nombreux prix...

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Nous avons eu la chance de nous entretenir longuement avec Jim Cummings lors de la sortie en salles de Thunder Road. Véritable homme-orchestre cinématographique, il a réussi à monter son premier long-métrage pour moins de 500 000 $ et obtenir de nombreux prix à Deauville, Cannes ou encore au SXSW.

Thunder Road est sorti le 8 février dernier en Blu-ray et DVD et raconte l’histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d’élever sa fille. Le portrait tragi-comique d’une figure d’une Amérique vacillante.

Pour Thunder Road, vous étiez réalisateur, scénariste, acteur, monteur… L’avez-vous fait par contrainte ou était-ce un choix artistique ? Et surtout, y avez-vous pris du plaisir ou était-ce trop de travail ?

C’était en partie une nécessité, jamais pour une question d’ego ou parce que je pensais devoir tout faire moi-même. Mais comme nous n’avions pas d’argent, il a fallu que je fasse toutes tâches moi-même. C’était donc accidentellement un travail d’auteur très étrange, mais j’ai vraiment apprécié. J’avais réalisé dix autres court-métrages avant Thunder Road où j’étais dans la même situation. C’est comme j’étais devenu une sorte de studio à moi tout seul ! Tout cela m’a donné l’expérience nécessaire donc lorsque personne ne pouvait monter Thunder Road par manque d’argent, je m’y suis attelé. Cela m’ait un peu tombé dessus. Mais j’ai adoré. Cela m’a évité que quelqu’un fasse ce travail en espérant qu’il en prenne soin autant que moi. J’ai réalisé que c’était moi qui avais le plus d’amour pour ce projet et pour cette raison ce travail me revenait naturellement.

En général, lorsqu’un film porte le nom d’un morceau de musique, on peut entendre le morceau en question dans le film. Mais pas sur Thunder Road ! Pourquoi ce choix, alors que la musique était présente dans le court-métrage ?

Eh bien… Nous avons tourné la scène des funérailles à neuf reprises avec la chanson, puis neuf autres fois sans la chanson. On ne savait pas si on allait la mettre. On a été en contact avec Bruce Springsteen qui a été très sympa, et qui a aimé le court-métrage. Il nous a donc laissé utiliser sa chanson dedans. Et puis, lors du montage du film, la dernière prise sans la chanson était meilleure. Ma performance, le son, la caméra… tout était mieux dans cette prise. Donc lors du montage, j’ai réalisé qu’on n’avait pas besoin de la chanson dans le film. Et mon producteur était d’accord car cela nous éviterait de demander les droits de la chanson à Bruce Springsteen ! Donc très vite, le choix a été fait. Mais quand j’étais enfant et que j’ai fait le court-métrage, je ne savais pas qu’on ne pouvait pas mettre la chanson juste comme ça ! Donc je l’ai présenté à des festivals en pensant que cela irait ! Puis j’ai compris que je n’avais pas les droits de la chanson et que personne ne pourrait voir mon film ! Donc je me suis adressé à Springsteen et son entourage via Twitter. Cela a pris environ deux mois, mais il a finalement accepté !

Vous avez été présenté au Acid Festival (Cannes) Est-ce que cela a été un tremplin pour la promotion du film ? Notamment en France, où le film a eu un grand succès ?

C’était dingue ! Le programme de l’Acid a été d’une grande aide. C’était seulement quelques personnes, mais elles étaient adorables et ont contribué au film presque les yeux fermés ! Il y a quatre « chapitres » à Cannes et celui-ci est en quelque sorte le plus petit. On a présenté le film, il a été accepté, nous étions déjà pris pour d’autres festivals. Et l’équipe a vraiment été géniale, ils aiment vraiment aider le cinéma indépendant. Tout est fait par des cinéastes, pour les cinéastes. Je me souviens de ce moment où j’étais sur la piste de danse lors d’une soirée organisée par l’ACid et l’un des programmeurs écoutait Rihanna, Diamonds in the sky. Il était deux ou trois heures du matin et il s’éclatait ! Je me suis dit : « ça c’est mon équipe ! ». Encore une fois, ils ont vraiment été d’une grande aide pour la distribution du film en France. Et je pense qu’un tel soutien est vraiment unique et ne se retrouve pas dans les autres branches de Cannes, où c’est toute une organisation marketing qui prend tout cela en charge. Alors qu’ici, c’était aussi se lier d’amitié avec les gens qui ont aimé le film. On a vraiment été chanceux. De même avec notre distributeur « Paname » qui est une toute petite équipe mais qui sont de superbes danseurs !

Lorsque vous étiez à Cannes durant le festival, avez-vous eu l’occasion d’aller voir quelques films ?

Oui, j’ai vu Nous, les coyotes  qui était aussi dans la programmation ACid. J’ai aussi rattrapé Blackkklansman une fois de retour aux USA. C’est vraiment dur d’avoir des tickets à Cannes ! Surtout quand on est réalisateur et qu’on enchaîne les interviews, on manque de temps.

Pour terminer, Thunder Road sort aux USA dans 10 jours (au moment de l’interview, le film est désormais sorti). Après les excellentes critiques obtenues en France, est-ce que cela vous rend confiant pour la suite ?

En fait c’est assez bizarre ! Je suis un peu les traces de gens comme John Cassavetes ou Vincent Gallo, Harmony Korine, Woody Allen… qui font des films puis les sortent presque exclusivement en France avant une sortie mondiale. Mais venir en France, présenter le film de ma carrière et voir que les français l’ont vraiment apprécié… Le film est arrivé 4ème dans la liste des films les mieux notés à Cannes, ce qui est dingue ! De penser que j’ai réalisé ce film dans mon jardin avec mes amis et maintenant il marche et est apprécié… C’est fou ! Maintenant j’ai envie de remettre ça ! Je parle un peu français, j’adore la culture française et son cinéma. Et j’ai pu rencontrer des gens à Deauville comme Sandrine Kiberlain, Vincent Lindon et plein d’acteurs très talentueux que j’admire. Et je les retrouve en tant que membre d’un jury en face de moi, c’est marrant ! Actuellement je discute avec des boîtes de co-production pour faire un film spécialement pour la France l’année prochaine. C’est mon rêve ! Je ne veux pas seulement m’imaginer que les américains aimeront. Ce sera vraiment un film pensé pour la France, une comédie burlesque et dramatique. Une sorte de mélange entre Chaplin et les Pixar ! La France a besoin de ça ! En ce moment, le cinéma français est très comique ou très dramatique, sans juste milieu.

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Les 5 films à voir en Février https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-fevrier-2019/ https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-fevrier-2019/#respond Sat, 09 Feb 2019 13:00:30 +0000 https://erreur42.fr/?p=12915 De Dragons 3 : Le monde caché à VICE en passant par Le Chant du loup, découvrez ces films à ne pas manquer au ciné en février !

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La nouvelle année est déjà bien entamée et le mois de janvier déjà chargé en sorties, il vous faudra vite rattraper ces dernières avant d’attaquer celles de février, encore plus nombreuses… Période de cérémonies oblige, les écrans se partagent films d’auteurs et blockbusters : mais certains films, comme Dragons 3 : Le monde caché, ont déjà prouvé leurs habilité à mêler les deux…

Comme chaque mois vous avez voté sur Twitter et vous avez élu Glass meilleur film du mois avec 27% des votes, suivi par Green Book avec 20% des votes !

Chaque film présenté est accompagné de sa bande annonce, de son synopsis et de sa date de sortie pour que chacun puisse se faire un avis et sélectionner le, ou les films, qu’il a envie de voir !

Notre sélection ne se base que sur les bandes annonces & l’équipe créative donc bien sûr nous pouvons nous tromper et tomber sur un raté monumental. De plus ce n’est qu’un avis et des attentes personnelles.


Dragons 3 : Le monde caché (6 février)

Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.


La Favorite (6 Février)

Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente. Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin.


Vice (13 Février)

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…


Le Chant du loup (20 Février)

Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or.
Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.
Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.


La Grande Aventure LEGO 2 (20 Février)

Alors que les habitants de Bricksburg coulent des jours heureux depuis cinq ans, une nouvelle et terrible menace se profile à l’horizon : des envahisseurs Lego Duplo® venus des confins de l’espace qui détruisent tout sur leur passage !
Pour vaincre ces redoutables ennemis et rétablir la paix dans l’univers Lego, Emmet, Lucy, Batman et leurs amis devront explorer des mondes lointains et inconnus. Ils découvriront même à cette occasion une étrange galaxie où chaque situation est une comédie musicale ! Cette nouvelle aventure mettra à l’épreuve leur courage, leur créativité et leurs facultés de Maîtres Constructeurs…

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Nos séances de Janvier https://erreur42.fr/nos-seances-de-janvier/ https://erreur42.fr/nos-seances-de-janvier/#respond Fri, 01 Feb 2019 16:15:36 +0000 https://erreur42.fr/?p=12948 De Border à Bumblebee en passant par Edmond, découvrez nos brefs avis sur toutes les films que nous avons découverts en janvier.

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Toutes les fins de mois nous reviendrons sur les films sortis ce mois-ci ou à la fin du mois précédent que nous avons pu découvrir en salle où sur Netflix. Nous vous recommanderons nos coups de cœurs et vous mettrons en garde contre les films ayant échoué à nous convaincre en espérant vous donner une carte pour vous repérer dans la jungle luxuriante des sorties ciné et VOD.

Le mois de Janvier a été riche et intense. Les films sont classés du moins bien noté au mieux noté.


Forgiven

Forgiven revient sur la mission « Vérité et Réconciliation » dirigée par Desmond Tutu, chargé d’assurer une transition et réinsertion juridique en Afrique du Sud à la fin de l’apartheid. Le film ne fait pas honneur à son sujet passionnant. Une intrigue laborieuse, une réalisation inégale, une structure chaotique, un dernier acte raté et un travail du son abominable viennent considérablement alourdir le film. Il est tout de même sauvé du désastre par quelques jolies scènes, de beaux dialogues et le duo d’acteurs de tête.

Note : 5/10 – avis de Baptiste


The Front Runner

Film historico-politique, The Front Runner marque surtout par son manque d’intérêt. Ultra conventionnel dans son histoire et sa réalisation, c’est un film parfaitement attendu qui raconte son histoire comme par automatisme. Le sujet est intéressant et traité avec rigueur mais jamais avec une identité artistique notoire. Même Hugh Jackman semble tourner en rond dans son personnage.

Note : 5/10 – avis de Baptiste


Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald

Malgré un premier opus plaisant sans être marquant, le retour des Animaux Fantastiques rate complètement sa cible et se permet même d’annuler purement et simplement les événements du premier. Relayant ses véritables points forts – justement, les animaux fantastiques, et Norbert Dragonneau – au second plan pour se concentrer sur une histoire faussement complexe et au goût de déjà-vu.

Note : 5,5/10 – avis de Quentin


Glass

Avec Glass, M. Night Shyamalan donne une suite ni attendue ni demandée à son film Incassable. Film de super-héros assez basique, Glass aurait pu être sympathique s’il n’avait pas eu l’ambition d’être méta et original. Il ne réalise jamais ses promesses, semble ne pas maîtriser son sujet et est considérablement alourdi par un scénario trop bête.

Note : 5,5/10 – avis de Baptiste


Creed 2

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Note : 6/10 – avis de Baptiste


Eric Clapton : Life in 12 Bars

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Note : 6/10 – avis de Adrien


Les Fauves

Un autre thriller semi-fantastique avec Laurent Lafitte exactement dans le même ton que L’Heure de la Sortie, en sensiblement moins convaincant. Une bonne photographie et une réalisation au service de l’ambiance sauve le film. Il est, sinon, considérablement alourdi par une écriture dénuée de naturel, un sens confus, une intrigue qui gère mal son mystère et des performances inégales.

Note : 6/10 – avis de Baptiste


Bumblebee

Énième épisode de la saga TransformersBumblebee en est tout de même le premier spin-off. C’est une sympathique comédie d’action sur fond de 80’s, ressemblant volontairement, dans son schéma narratif, à E.T.. Les scènes d’actions sont convaincantes, le film est un bon divertissement efficace, sans autre prétention.

Note : 6,5/10 – avis de Baptiste


FYRE : Le meilleur festival qui n’a jamais eu lieu

Histoire peut-être trop hallucinante pour un documentaire aussi court, menant inévitablement à des parties très denses. FYRE : Le meilleur festival qui n’a jamais eu lieu est un condensé d’avidité, nous poussant même à douter de la véracité des faits présentés. Conventionnel dans sa forme, il reste néanmoins tout aussi passionnant que son histoire.

Note : 6,5/10 – avis de Quentin


Une femme d’exception

Un biopic de Ruth Bader Ginsburg, mythique juge de la Cour Suprême américaine engagée dans la lutte anti-sexisme. Il s’agit d’un film très classique et trop verbeux, dissertant sur son sujet parfois sans cérémonie mais qui reste intéressant grâce à de bonnes performances par un casting de luxe.

Note : 6,5/10 – avis de Baptiste


Aquaman

Le plus gros succès de l’histoire de l’univers cinématographique DC ne sera ni le plus beau, ni le mieux écrit ou interprété. Mais il aura pourtant le mérite de réussir à créer une dynamique et une énergie sans faille, faisant d’Aquaman un film particulièrement kitsch mais terriblement plaisant. Malgré l’enterrement pur et simple de tout le travail amorcé par Snyder avec Man of Steel et Batman V Superman.

Note : 7/10 avis de Quentin


L’Ange

L’Ange est un thriller montrant les crimes d’un cambrioleur et tueur en série argentin. Assez intense, coloré et pêchu, le film convainc par son ambiance visuelle et son personnage intéressant parfaitement joué. Il est cependant trop superficiel sur certains points de l’intrigue et de développement des personnages, qui semblent pourtant importants.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


La Mule

Clint Eastwood représente à lui seul une institution à Hollywood. À la fois devant et derrière la caméra, ce qui est impressionnant pour un homme de son âge, il revient pour un thriller feutré. C’est un voyage à travers les yeux d’un vieillard déphasé dans le monde moderne, un témoignage de sa compréhension et incompréhension. Seuls problèmes : un classicisme parfois lassant, des seconds rôles peu convaincants et un rythme traînant.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


Si Beale Street pouvait parler

Il s’agit du nouveau drame de Barry Jenkins, oscarisé pour Moonlight. C’est une belle histoire dramatique tirée d’un roman du génial James Baldwin. Filmé avec modernité, interprété avec justesse et écrit avec sensibilité, le film ne manquera pas d’émouvoir. On déplore cependant une grande retenue par rapport au texte du roman, un rythme parfois inégal et un certain manque d’originalité qui empêche le film d’être aussi marquant qu’on le souhaiterait.

Note : 7/10 – avis de Baptiste


Green Book

Green Book est un peu l’archétype du film américain. Un road trip dans le sud profond qui traite de l’amitié, du racisme et d’émigrations. Tous les grands thèmes du film Hollywoodien sont mobilisés et avec eux ses forces et ses faiblesses. Parfaitement rythmé, joliment écrit avec de beaux dialogues et sublimement interprété, Green Book ne se démarque pas par sa réalisation, pèche par sa prévisibilité et sa fin franchement lourde.

Note : 7,5/10 – avis de Baptiste


Sorry to Bother You

Satire sociale et politique menant multifacettes, Sorry to Bother You est un film fourmillant d’idées et d’intentions. Traitant du monde du travail et du commerce, de l’art, du racisme, du syndicalisme… Cette richesse de propos est à la fois sa force et sa faiblesse car elle cause une certaine confusion. Quoi qu’il en soit c’est drôle, original, bien filmé et bien joué avec des retournements vraiment surprenants.

Note : 7,5/10 – avis de Baptiste


Bienvenue à Marwen

Bienvenue à Marwen est réalisé par Robert Zemeckis, brillant réalisateur derrière Forrest Gump ou encore la saga Retour vers le futur. Portrait bouleversant d’un homme brisé qui tente tant bien que mal de tenir le coup par l’art. Le film est porté par un personnage décalé magnifiquement interprété par Steve Carell et par son univers visuel original. Cependant il souffre d’un manque de subtilité et d’une mauvaise mise en valeur de l’émotion dans son dernier acte.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


L’Heure de la Sortie

Le cinéma français réussit encore à nous surprendre avec des films de genre radicaux. Maîtrisant parfaitement son ambiance tendue tout du long, distillant un fort malaise tant par le jeu des acteurs que par la réalisation, L’Heure de la Sortie ne laisse pas indifférent. C’est également un exercice allégorique. Fascinant.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


Edmond

Alexis Michalik adapte ici sa pièce événement au cinéma. Énorme succès sur les planches, Edmond est également un plaisir à savourer sur les écrans. Narrant l’histoire de la création de la plus belle pièce de tous les temps, il s’agit d’un très beau film, déclarant son amour à l’art, au théâtre et au beau texte d’Edmond Rostand. De bons moments de comédies et d’excellents acteurs viennent parfaire le tableau. On déplore tout de même l’écriture embarrassante des rôles féminins.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


Border

Remarqué dans la sélection Un Autre Regard au dernier Festival de Cannes, Border est un film scandinave absolument unique. Réinterprétant les mythes nordiques, une expérience allégorique observant, à travers le spectre de la primitivité, toutes les constructions de notre société. Questionnant le genre, la sexualité, la race, la famille, le travail, la justice… Un film incroyablement riche et sans égal pour mettre mal à l’aise.

Note : 8/10 – avis de Baptiste


Another Day of Life

Another Day of Life est absolument magnifique. Il s’agit d’un film d’animation sur un reporter pendant la guerre civile en Angola. Très juste et percutant dans son fond politique, le film devient parfaitement saisissant dans ses moments d’excentricité visuelle incarnant les émotions du personnage. L’animation a un style original qui lui permet, justement, ces moments de symbolisme grandiose. En sus l’écriture est excellente et les séquences en prises de vue réelles renforcent l’aspect documentaire.

Lire la critique complète

Note : 8,5/10 – avis de Baptiste

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Critique de Creed 2, entre les cordes https://erreur42.fr/critique-creed-2/ https://erreur42.fr/critique-creed-2/#respond Sat, 26 Jan 2019 13:00:33 +0000 https://erreur42.fr/?p=12938 8ème opus de la saga Rocky et représentant du noble genre du film de boxe, Creed 2 porte un lourd héritage. Le film est-il à la hauteur ?

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CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Le film de boxe en est un des archétypes les plus reluisants de l’histoire du cinéma Américain avec des classiques intemporels comme Plus Dur Sera La Chute, Nous Avons Vaincu Ce Soir ou encore Raging Bull. Au pinacle de cette tradition, on trouve la saga Rocky, révolutionnaire dans le genre et pierre angulaire du cinéma populaire hollywoodien. Une saga qui s’est retrouvée à nouveau sur le devant de la scène en 2016 avec la sortie de Creed, un spin off réalisé par Ryan Coogler (Black Panther) et dans lequel le légendaire Rocky Balboa faisait son grand retour, toujours interprété par Sylvester Stalone.

Creed, l’Héritage de Rocky nous avait séduit par ses scènes de combats virtuoses et intenses et son histoire forte en émotions. C’est pourquoi le retour d’Adonis Creed en 2019, toujours épaulé par Rocky et pour faire face à Ivan Drago, l’antagoniste du mythique Rocky 4, nous avait intrigué. Le film, sobrement intitulé Creed 2, est-il à la hauteur de son héritage ?

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

La Rage Au Ventre

La fin du premier Creed finissait sur une émotion tendre-amer. Cette situation ambiguë, Creed 2 l’évacue excessivement rapidement. On ne revient jamais sur la maladie de Rocky pourtant importante pour son personnage alors que Creed est porté au sommet de son sport en quelques minutes. Ce postulat de départ apparaît assez paresseux et échoue à faire une liaison claire avec le précédent film, sans pour autant assumer une rupture radicale. En règle générale, l’histoire de Creed 2 est aussi convenue que possible, mais en profite pour s’attacher à des formules simples et efficaces. Incapable de surprendre par son histoire et ses retournements, tant il se repose sur une structure organique classique, Creed 2 se concentre nettement plus sur l’émotion et le développement des personnages.

L’histoire de Creed 2 en appelle également à des éléments simples et traditionnels : la famille, le courage, la persévérance, la vengeance, l’amour et la haine… Ces valeurs et ces émotions puissantes sont la colonne vertébrale du film et sont invoquées avec justesse et force, ce qui maintient le spectateur grandement impliqué à tout moment. Cette force est rendue possible d’abord par la nature presque Shakespearienne de l’histoire initiée avec Rocky 4 et qui se perpétue ici mais aussi grâce à un casting excellent : Michael B. Jordan et Tessa Thomson en tête. Ils portent largement la dimension dramatique du film et semblent parfaitement complices. Dolph Lundgren revient interpréter le patibulaire Ivan Drago qui a eu une évolution intéressante depuis Rocky 4, avec une intensité et une noirceur fort à propos, qui sait céder à de la sensibilité par moment. Enfin Silvester Stalone campe toujours le mythique Rocky, probablement pour la dernière fois. Bien que la présence de son personnage soit dispensable, c’est toujours un plaisir de voir Stalone apporter son héritage et son expérience.

Cependant la trop grande prévisibilité et paresse de l’histoire reste un défaut de taille, d’autant que certains points de l’intrigue sont assez insatisfaisants comme l’antagoniste, Viktor Drago, qui se détache trop de son père pour être perçu comme son ombre et pas assez pour s’imposer comme un personnage en soit. De même le thème de la paternité, s’il est omniprésent dans les relations entre les personnages, est abordé avec une retenue frustrante, notamment dans l’arc d’Adonis Creed et de ses débuts en tant que père.

Plus Dure Sera La Chute

La réalisation, également, se repose largement sur ses acquis sans chercher vraiment plus loin. Ryan Coogler a été remplacé par Steven Caple Jr, un réalisateur plutôt habitué à la télévision. Il reprend les standards visuels des films de boxes : caméra épaule dans le ring, quelques plans zénithaux plus stylisés, « training montage » du héros et de l’antagoniste en parallèle… Là où le premier Creed surprenait par les performances de réalisation dans les combats, la suite ne cherche jamais vraiment à innover. Au delà de ça, les quelques fantaisies de réalisation sont en fait directement tirées d’autres épisodes de la saga Rocky. Ce manque de recherche est déplorable, même si le film ne commet pas vraiment d’impair, restant toujours clair, bien rythmé et parfaitement académique.

On déplore également les quelques séquences où le film se transforme en clip pour les chansons composées par divers rappeurs américain. Ce sont des temps morts dans l’histoire et des facilités commerciales assez affligeantes. Cependant les morceaux présentés dans ces passages, et la bande-originale du film en règle générale, sont réussis et contribuent largement à l’ambiance et à l’épique du métrage.

Creed 2 est un film académique qui ne supporte aucunement son lourd héritage. Se satisfaisant du stricte minimum narrativement et visuellement, c’est sans doute le moins original des 8 films Rocky. Cependant, s’appuyant sur une histoire certes éculée mais tout de même efficace, des personnages appréciés interprétés par de bons acteurs et des valeurs et émotions fortes, le film réussit à être toujours divertissant et à ne jamais complètement perdre son spectateur. Malgré toutes nos réticences, quand la cloche retentit, il est impossible de ne pas se lamenter des échecs d’Adonis Creed et de ne pas se réjouir de ses victoires.

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