Erreur42 https://erreur42.fr Le geek passionnément ! Wed, 17 Oct 2018 14:28:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://erreur42.fr/wp-content/uploads/2016/01/cropped-favicon-1-32x32.png Erreur42 https://erreur42.fr 32 32 Critique de First Man, récit d’une tragédie héroïque https://erreur42.fr/critique-first-man/ https://erreur42.fr/critique-first-man/#respond Wed, 17 Oct 2018 14:18:33 +0000 https://erreur42.fr/?p=12593 Après deux films oscarisés, Chazelle propose un drame sur l'un des évènement historique les plus célèbres avec First Man.

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Un écran noir. Puis le chaos, un bruit assourdissant, la lumière, le vertige, la panique dans un cockpit de ferraille. Le point de non retour. Puis le calme. Et la chute à l’issue incertaine. Dès les premiers instants de First Man, Damien Chazelle nous embarque avec fébrilité dans une scène introductive à la fois brillante d’immersion et terrifiante de réalisme. Quatrième film faisant suite à La La Land et Whiplash, le récit de la conquête spatiale américaine du plus jeune réalisateur oscarisé était de ce fait attendu avec impatience mais aussi exigence, d’autant plus qu’il était produit par Steven Spielberg.

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la Lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale.

Décrocher la Lune

First Man est avant-tout l’histoire d’un homme brisé par la vie qui va réussir à tout surmonter pour parvenir à son objectif, quitte à souffrir un peu plus. Et si on sait tous qu’il y parvient, c’est au prix de nombreux sacrifices et de difficultés. Récit de résilience complexe, First Man met en parallèle un deuil impossible et la volonté d’atteindre la lune dans une certaine métaphore qui hante l’ensemble des deux heures. Le film s’articule à travers la mort, l’échec, l’isolement, la peur. Des thématiques qui le rapproche plus du drame personnel que du film historique classique. Mais c’est paradoxalement ce qui renforce son réalisme. Pour raconter au mieux l’exploit, sa virtuosité, il fallait prendre une échelle humaine.

Et au centre de ce défi, la figure d’Armstrong interprétée par Ryan Gosling – dont le jeu monocorde ne lui sera pas reproché cette fois-ci – s’efface, intrigue. Il semble lui-même dépassé par ce qui est en train de se produire, tout simplement car s’il doit accomplir une tâche sans précédent, il considère qu’il s’agit surtout d’une question de travail, de préparation. Au détour d’une conférence de presse il dira tout simplement « On compte réussir le vol. » Un raisonnement à froid à l’image de sa personnalité, qui peut créer une distance avec le spectateur par manque d’attachement. Ou au contraire, permettre une immersion totale puisque sa personnalité ne prend pas de place contrairement a la figure ultra majoritaire des biopics. Choix audacieux qui laisse place à la subjectivité.

© Universal Pictures

Montrer l’impossible

Modèle de réalisation intelligente, First Man sait comment porter son propos. L’intimisme, si présent dans la majorité du long-métrage est tranché par des une réalisation qui sait avoir le sens du grandiose dans certaines scènes-clés tout en restant au plus près des personnages. La réussite visuelle passe aussi par la volonté d’utiliser le plus possible des effets mécaniques plutôt que spéciaux dans le film. Un travail technique porté par Nathan Crowley chef décorateur d’Interstellar mis en valeur par la photographie de Linus Sangren qui lui avait déjà collaboré avec Chazelle sur La La Land et remporté un oscar à cette occasion. La proximité avec La La Land et la passion du jazz du réalisateur ne s’arrête pas là puisque quelques petites références scéniques se glissent çà et là, tandis que la musique est une nouvelle fois composée par Justin Hurwitz dont le style, assez reconnaissable, convient parfaitement à l’angle émouvant choisi. Mais outre la mise en place d’une atmosphère particulière, ces différentes facettes vont permettre de mettre en exergue le succès final. Dont la séquence, elle aussi, sera à la hauteur de l’événement.

Le nouveau récit de Damien Chazelle est dans la digne lignée de la filmographie de son réalisateur et sait même surprendre. Un ton dramatique mais poétique se dégage, malgré une première impression de froideur, accentué par sa thématique de la nécessité de l’échec pour réussir, autre hypothèse centrale du long-métrage. Et c’est peut-être justement, dans les sentiments transmis aux spectateurs, l’un des films les plus juste dans cette catégorie. Probablement pas le plus proche historiquement, pas le plus exhaustif. Mais dans ce qu’il transmet, l’un des plus vrais.

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Critique de RBG, déclarée iconique https://erreur42.fr/critique-rbg/ https://erreur42.fr/critique-rbg/#respond Mon, 15 Oct 2018 12:41:49 +0000 https://erreur42.fr/?p=12400 Juge et féministe d'exception, Ruth Bader Ginsburg connait une vague de popularité innédite accompagné d'un documentaire qui l'est tout autant

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Présenté au Festival de Deauville après avoir créé la surprise aux Etats Unis, le phénomène RBG arrive en France. Véritable figure de proue du féminisme, le juge Ruth Bader Ginsburg s’est récemment transformée en icone de la pop culture. Un regain de popularité qui a entraîné un regard nouveau de toute une génération engagée sur celle qui a fait tant pour transformer lois et mentalités.

Comment présenter cette femme forte et atypique ? Couvrir son histoire et ses avancées si chargées ? Trouver une résonance dans l’époque où nous vivons ? Des défis qui n’ont pas arrêtés Betsy West et Julie Cohen, productrices et réalisatrices engagées déjà à l’oeuvre sur de nombreux documentaires.

A 85 ans, RUTH BADER GINSBURG, est devenue une icône de la pop culture . Juge à la cour suprême des Etats-Unis, elle a construit un incroyable héritage juridique. Guerrière, elle s’est battue pour l’égalité hommes/femmes, et toutes formes de discrimination. Son aura transgénérationnelle dépasse tous les clivages, elle est aujourd’hui l’une des femmes les plus influentes au monde et le dernier rempart anti-Trump. Betsy West et Julie Cohen nous font découvrir la fascinante vie de celle que l’on nomme désormais « Notorious RBG »

Pop-juge

Le genre du documentaire à toujours su évoluer, se moderniser et se placer en avant garde du cinéma fictionnel. Ses sujets, ses montages et ses narrations ont toujours fait figures de proue. RBG à en lui le bagage de tous les plus grands documentaires, journalistiques ou non, et sait exactement à quelle audience il s’adresse et pourquoi. Avec ce portrait en épisodes marquants de la vie de Ruth Bader Ginsburg, Betsy West et Julie Cohen font de ce documentaire celui d’une femme forte et actuelle. En le chapitrant, elles lui donnent son rythme de croisière, sans aucun temps mort, ne gardant que l’essentiel pour l’histoire comme pour le spectateur.

Entrecoupé d’interviews et de phrases fortes de RBG et ses proches, le documentaire gagne en crédibilité en s’intéressant également à ce qui pourrait être contradictoire pour la juge Ginsburg. C’en est justement l’exact opposé : la méthode de Ruth Bader Ginsburg a toujours été le dialogue, d’autant plus avec ce qu’on appellerait facilement « l’ennemi ». En basant le documentaire sur l’ouverture à la discussion de la juge, sur sa détermination à toute épreuve, le film transcende son sujet dans la forme comme sur le fond. En accordant tant d’importance à son combat qui se joue sur la durée et non dans l’instant, RBG transporte et émeut le spectateur qui se retrouve au cœur de l’injustice et du combat pour l’égalité qui lui importe tant.

À l’instar des « femmes de l’ombre », le documentaire trace également les traits de Martin D. Ginsburg, mari dévoué et touchant de bienveillance qui aura su s’effacer pour laisser sa femme devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

En abordant un tel sujet sous un angle bienveillant envers les détracteurs mêmes de RBG, Julie Cohen et Betsy West nous offrent un documentaire passionnant et intelligent. Prônant le dialogue et l’écoute. Ne cherchant pas à simplement indigner le spectateur mais bien à l’impliquer durablement dans un combat qui dépassera la vie de Ruth Bader Ginsburg mais dont elle est, sans aucun doute, la pierre angulaire.

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Entretien avec Karey Kirkpatrick https://erreur42.fr/interview-karey-kirkpatrick/ https://erreur42.fr/interview-karey-kirkpatrick/#respond Sat, 13 Oct 2018 10:45:46 +0000 https://erreur42.fr/?p=12571 Scénariste de métier il a connu le succès très jeune avec Chicken Run et revient présenter son premier film ce mois-ci : Yéti et Compagnie

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Nous avons eu la chance de nous entretenir longuement avec Karey Kirkpatrick lors du dernier Festival d’Annecy. Scénariste de métier il a connu le succès très jeune avec Chicken Run, oeuvre culte qui a marquée toute une génération. Il revient sur son attrait pour l’animation, sa vie et nous donne même quelques informations sur Chicken Run 2 !

Il présente son premier film ce mois-ci : Yéti et Compagnie, qui sort en salles le 17 octobre et raconte l’histoire d’un jeune yéti qui découvre l’existence des humains et du mensonge qui l’entourait.

Que raconte Yéti et compagnie ?

Yéti et compagnie raconte l’histoire de Bigfoot mais inversée. Il y a le mythe du Bigfoot, l’abominable homme des neiges, le yéti, ou peu importe comment vous l’appelez, et ce film a pour postulat des yétis qui vivent dans l’Himalaya et qui croient que les humains, qu’ils appellent « Petits pieds » n’existent pas, que ce sont des créatures mythiques. Alors on s’est amusé à prendre le mythe du Bigfoot et l’inverser.

Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire-là ?

Et bien, cette idée venait au départ de Sergio Pablo qui a créé le film et la franchise Moi, Moche et Méchant et je pense que ce que cela nous permet de raconter un conte satirique très allégorique. C’est à propos de la peur de l’autre. Nos yétis vivent dans ce monde primitif, une montagne qui dépasse les nuages et selon leurs croyances, leur monde est une île, unique dans le monde. Ils vivent dans les nuages et en-dessous, il n’y a rien. Vous savez, rien que ce concept nous permet de nous moquer, de rire de l’ethnocentrisme. La plupart d’entre-nous, peu importe d’où nous venons, de quelle peuple, de quel pays, avons tendance à voir le monde de notre point de vue et tout le reste devient «étranger». Ce film nous a permis d’en parler d’une manière très comique et d’en faire des personnages moyenâgeux en quelque sorte. Vous savez, comme ces vieilles cartes médiévales montrant les bateaux tombant du rebord de la Terre. La façon dont le monde était perçu avant que les gens ne soient plus éclairés. Cela nous permet de raconter une histoire comme celle-ci, à travers le point de vue des yétis. Et puisque qu’ils sont d’une certaine manière primitifs, cela nous a permis d’utiliser l’humour dans leur perception de nous. Tout simplement.

Comment avez-vous ressenti cette expérience en tant que réalisateur ?

D’un côté, c’est difficile à cause du volume de travail. Avoir la responsabilité d’écrire Yéti et compagnie, de co-écrire les chansons et dans le même temps de le réaliser, c’est beaucoup de boulot. C’est trois fois plus de travail que si je l’avais seulement réalisé. Mais de l’autre côté, cela m’a permis d’être au centre de tous les changements. Bien souvent, ce qui est difficile dans la réalisation, c’est de faire en sorte que les voix dissonantes arrivent à s’entendre pour raconter la même histoire. Aussi, travailler sur ces trois aspects fait disparaître cette difficulté, car je sais quelle histoire j’essaie de raconter, je sais le ton que j’essaie d’employer. Dans ce sens-là, cela a rendu les choses un peu plus simples, il y a moins de quiproquos. Mais c’était énormément de travail.

Vous avez déjà travaillé sur des films d’animation célèbres tel que Nos voisins les hommes en temps que réalisateur ou Chicken Run comme scénariste et aujourd’hui vous réalisez Yéti et compagnie. Qu’est ce que vous aimez dans l’animation ?

Ce que j’aime vraiment dans les films d’animation, c’est que ce sont nos fables contemporaines. Il y  a des centaines d’années, nous avions les fables d’Ésope, les contes des frères Grimm, des histoires comme Jack et le Haricot magique. C’était des allégories sur des problématiques quotidiennes très larges (Des problèmes moraux ?) Oui absolument, et je pense que l’animation permet de repousser les limites comiques, visuelles : cela permet de raconter des satires sociales sous forme allégorique. C’est à la fois divertissant mais il y a un fort message derrière et je pense que les messages sont précieux pour les plus jeunes spectateurs. Parce que je pense que les enfants, qu’ils le réalisent ou non, vont voir ces films pour apprendre comment vivre leur vie et il y a des valeurs qu’ils peuvent imiter en regardant d’autres lutter. Par exemple dans Yéti et compagnie, le mensonge est un des grands thèmes du film. Les yétis vivent dans le mensonge, celui que les humains n’existent pas et on leur a appris à vivre dans la peur de l’autre. Il est plus facile de simplement prétendre qu’ils n’existent pas plutôt que d’essayer de coexister avec eux. La question est de savoir quand vous faites face à un mensonge avéré ou à la vérité, que faîte-vous ? Nos personnages font d’abord le mauvais choix puis finissent par faire le bon choix. Aussi je pense que c’est une leçon importante non seulement pour les enfants, mais pour les adultes également. Et parce que c’est animé, puisque ce sont des yétis, puisque c’est musical, cela appuie la comédie ce que je pense met en valeur la satire sociale et l’allégorie. Cela me plaît énormément. Sur tous les films sur lesquels j’ai travaillé, il fallait cette qualité-là pour m’intéresser. S’il n’y a pas, d’une manière ou d’une autre, un élément de satire ou de la subversion, je ne trouve pas cela si intéressant.

Pourquoi avez vous choisi de venir au festival d’Annecy pour présenter Yéti et compagnie ?

Je crois que la décision a été prise par Warner Bros. et Warner Bros. Animation. Ils étaient là l’année dernière et je pense qu’ils ont été présents plusieurs années. Je pense qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour présenter le film, en particulier pour nous, pour Warner Bros. Animation. C’est enraciné dans l’histoire du studio, avec les Looney Tunes entre-autre. J’ai été élevé avec Bugs Bunny, Daffy Duck que je regardais encore et encore enfant, donc tout cela fait partie de moi. Cela a très tôt façonné ma vision de la comédie, mon sens de l’animation, le style « squash and stretch ». Il était normal pour moi de faire partie de cette tradition et de venir ici, à Annecy. (Et cela, je veux dire, le niveau d’amour pour l’animation est vraiment… Voir les gens faire la queue pour à la fois voir des court-métrages animés ou ce que les studios préparent, cet amour de l’animation. Voir ces visages de fans, ces visages derrières ces écrans d’ordinateurs, ceux qui normalement… )est très gratifiant pour nous parce que les fans d’animations peuvent tout aussi bien rester traîner dans leur lit avec leur ordinateur portable. Peu importe où il vont regarder tout ça. Et bien, nous faisons la même chose lorsque nous créons ces films. Me concernant, pour la réalisation de Yéti et compagnie. J’étais en gros dans trois pièces différentes la plupart du temps, devant un écran, en concertation avec d’autres personnes. Donc aller dehors, être parmi les gens (dans la vie réelle), oui voilà, parmi ces gens qui aiment l’animation à ce point c’est… Je veux dire, je sais que nos films sont plébiscités par le public, mais il y a toujours cette fan base, ces gens qui aiment vraiment l’animation. Ceux qui l’aiment comme cela, je pense que ce sont ceux qui nous font rester sur nos gardes, artistiquement parlant. Parce que quand vous voulez venir à un endroit comme Annecy, vous vouez montrer votre film, et que les gens se disent « Oh ! C’est vraiment très bien ! ». C’est un public très exigeant quand ils sont au fait de toutes les sortes d’animations. Peu importe la référence que vous utilisez, ils la saisiront. Donc vous avez intérêt à assurer.

Dernière question : parlons un peu de Chicken Run. Un sequel a été annoncé pour 2019. Qu’est ce que cela vous fait de travailler dessus, dix neuf ans après le premier ?

C’est formidable. Le premier film était très particulier pour moi. J’étais assez jeune, je débutais ma carrière. C’était un cadeau de me faire travailler sur une si grande idée, avec des types si talentueux, tels que Nick Park et Peter Lord. J’ai été sur ce film pendant trois ans et demi, c’était l’une des expériences créatives les plus enrichissantes en trente ans de carrière. Donc y revenir, revoir ces personnages, des années après, ça m ‘a rendu un peu nerveux. Ce à quoi ça allait pouvoir ressembler. Mais une fois que vous êtes assis et que vous commencez à écrire leurs noms, leur façon de parler, tout ça, c’est ancré en moi. Et j’écris avec John O’Farrel que j’ai rencontré sur le premier Chicken Run et qui a repris quelques dialogues. Nous travaillions tous les deux dessus. D’ailleurs, je vais à Bristol lundi, voir de quoi ont l’air les premières séquences. Nous avons écrit pendant deux ans, et ils en ont enfin débuté le processus de réalisation. C’est génial, c’est une bonne histoire et je pense que ce sera divertissant. En tout cas, je l’espère pour une suite qui sortira vingt ans après le premier. Ce qui est bien à ce propos, c’est que le premier a été de plus en plus aimé au fil du temps, et maintenant il y a toute une jeune génération qui ont grandi avec le film, qui maintenant ont la vingtaine et qui reverront Chicken Run. C’est merveilleux.

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Critique de A Star is Born, petite étoile deviendra grande https://erreur42.fr/critique-a-star-is-born/ https://erreur42.fr/critique-a-star-is-born/#respond Wed, 10 Oct 2018 14:20:10 +0000 https://erreur42.fr/?p=12544 Bradley Cooper s'essaye à la réalisation avec une Lady Gaga renversante, mais le film est-il à la hauteur des ces talents ?

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Présenté à la la Mostra de Venise, A Star is Born signe le grand retour d’un acteur qu’on ne présente plus, Bradley Cooper. En effet, depuis la réception mitigée de War Dogs, Bradley (Rocket) Cooper se fait particulièrement discret. La raison ? Son passage inattendu derrière la caméra (la première fois de sa carrière) pour réaliser une troisième adaptation de A Star is Born (initialement réalisé par William Wellman en 1937).

La tâche s’avère d’autant plus difficile à réussir que celui-ci met en scène son propre personnage, Jackson Maine. Il est aux côtés d’Ally, une jeune chanteuse au talent émergent, interprétée ni plus ni moins par la chanteuse Lady Gaga qui se retrouve ainsi pour la première fois en tête d’affiche d’un long-métrage. Un projet trop ambitieux ou la naissance d’un grand réalisateur : que vaut vraiment Bradley Cooper derrière la caméra ?

Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin …

Viser le soleil pour toucher les étoiles

Certaines histoires sont conçues pour traverser les générations tout en gardant la même puissance émotionnelle, remake après remake. Tel est le cas du film Une étoile est née, déjà adapté à deux reprises au cinéma avec les duos Judy Garland / James Mason en 1954 et Barbra Streisand / Kris Kristofferson en 1976. Cette version remise au goût du jour par Bradley Cooper se devait d’être fidèle tout en proposant de nouvelles saveurs surprenantes et inattendues.

Dans un premier temps, le long-métrage s’ouvre sur un Bradley Cooper métamorphosé en rocker Springsteenien, guitare à la main prêt à affronter une foule en délire. Le ton est donné : Cooper souhaite instaurer sa propre patte artistique à un long-métrage qui n’a plus grand chose à prouver, contrairement à son créateur. En effet, avec une caméra constamment en mouvement, des plans étouffants mettant en valeur le moindre détail corporel du chanteur et des séquences de concerts parfaitement mises en scène, Bradley Cooper assume avec audace son nouveau poste derrière la caméra. Influencé par ses précédentes collaborations avec des réalisateurs de renoms (Clint Eastwood notamment), l’acteur parvient à créer une parfaite alchimie pour mettre en valeur diverses émotions transmises par les personnages.

Sous le feu des projecteurs

Si cette nouvelle adaptation révèle un réalisateur rempli d’ambition et de talent, elle parvient surtout à donner naissance à une actrice qui fera sans doute parler d’elle pendant encore bien longtemps : Lady Gaga. En effet, la « Queen of Pop », pour son premier grand rôle au cinéma est tout simplement rayonnante de justesse. Touchante de la scène aux coulisses, Gaga représente avec brio le conflit intérieur que rencontre son personnage. Évidemment parfait sur scène, le duo Gaga/Cooper fonctionne à merveille et nous offre ainsi une histoire d’amour touchante et passionnante. Le couple était comme destiné à se retrouver : l’un s’essaye au chant, l’autre à la représentation théâtrale. Cette inversion des rôles renforce bien le contraste déchirant qui se creusera tout au long du film entre les deux personnages.

Pourtant, derrière cette poésie se cache quelques fausses notes. En effet, certains pourront regretter la rareté émotionnelle procurée par certains morceaux, faisant de « Shallow » le seul titre véritablement marquant de ce long-métrage. Enfin, il est utile de noter que le film s’essouffle sur sa seconde moitié, cette dernière voulant trop insister sur le déclin d’un Cooper aux abois, négligeant ainsi le personnage de Lady Gaga perdue dans un tourbillon.

Bien que copiant le calque scénaristique de ses prédécesseurs, Bradley Cooper nous offre avec A Star is Born, un nouveau remake audacieux et efficace, permettant ainsi la révélation de Lady Gaga, autant à l’aise sur scène que devant une caméra. Contrairement à ses prédécesseurs, cette nouvelle adaptation signe le renouveau d’un mythe créateur, qui l’on espère, révélera d’autres étoiles dans les années à venir.

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Critique de Climax : Flashdance chez Dante https://erreur42.fr/critique-climax/ https://erreur42.fr/critique-climax/#respond Mon, 01 Oct 2018 13:52:23 +0000 https://erreur42.fr/?p=12507 Poursuivant sa filmographie irrévérencieuse, Gaspar Noé entre dans l'univers de la drogue et de la fête. Plongée cauchemardesque ou grandiose ?

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Subversif. Choquant. La promo de Climax fait mouche : ce sera du Gaspar Noé pur jus. Mais en mieux. Ou en pire, selon l’admiration ou le mépris que l’on porte au réalisateur à la filmographie excessive. Après Irréversible ou encore Love, le cinéaste italo-argentin poursuit son oeuvre controversée et remporte avec Climax l’Art Cinema Award à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2018. Le film, comme l’attribution du prix, ont été le sujet d’une polémique. Rien de moins surprenant ? Pas sûr…

En 1996, à l’appel d’une chorégraphe de renom, un groupe de danseurs urbains se retrouvent dans un local de répétition isolé en bordure d’une forêt, par un temps enneigé. À l’issue de la répétition, les danseurs se lancent dans une fête pour décompresser. Mais très vite, il apparaît que quelqu’un a versé une substance illicite dans la sangria qu’ils buvaient.

L’assagissement d’un enfant terrible

Le film se veut être à la hauteur de ce qu’a accompli Noé jusqu’à présent. Et même aller au-delà, si l’on en croit la gradation de la bande-annonce (« Vous avez (…) maudit Love, venez fêter Climax« ). Pourtant il faut admettre que le propos, bien que brutal, est loin de sortir des sentiers de l’horreur grand public. Si on entendait des critiques dénoncer, à cor et à cri la crudité de l’image, dans Climax peu de choses vont jusque dans une forme d’immoralité ou de violence explicite. Remplacées par une abondante utilisation de sous-entendus et autres hors-champs si chers aux productions banalisées du genre. Cela fait de Climax l’oeuvre la plus accessible de Noé. Bien que ses admirateurs se sentiront probablement lésés. Et ce serait dommage.

Catharsis et sangria

L’erreur serait de résumer les attentes et le film à ses travers exultés. Certes, la plongée dans les enfers se fait d’autant plus profonde et chaotique qu’elle est soigneusement mise en scène. C’est lorsque tout s’accélère que la dynamique devient inévitable. L’exemple d’une séance vivante qui va plus loin que ce qu’elle montre et in fine, emporte. Mais c’est aussi toute la technique qu’il faut saluer. Le chaos si cher à Noé, a ses limites artistiques semble-t-il. De part la photographie d’abord, toujours brillamment orchestrée par Benoît Debie – qui avait déjà travaillé avec Noé à maintes reprises. D’autant plus pertinente ici qu’elle participe à la désorientation du spectateur. Mêlée aux cris, à la prise de vue désaxée et la musique omniprésente, c’est une véritable expérience sensorielle qui veut se rapprocher de celle des personnages. Sans risque.

Toutefois, si l’on veut bien s’immerger dans le film, il faut passer par une première partie très verbeuse aux séquences injustement longues. Mais coup de théâtre, elles aussi sont sauvées par les scènes de danse. Cas d’école, elles joignent chorégraphies individuelles et collectives exceptionnelles, et réalisation agréablement surprenante. Ce qui nous amène finalement aux acteurs : danseurs avant tout, leur compétence n’est plus à prouver. Pour ce qui est du jeu, tout reste très naturel malgré quelques faux pas localisés.

Climax n’a pas grand chose du film polémique. Ni dans le contenu, ni dans les intentions. S’il n’est pas à mettre dans toutes les mains, ils suit le registre assez classique de l’horreur. C’est dans sa forme qu’il se démarque et prend toute son ampleur. Mais cela ne serait pas lui rendre honneur que de le sur-intellectualiser. C’est avant tout une création qui sublime la monstruosité humaine et dont le cinéma est le medium qui convenait le mieux. Au final, Climax doit être pris comme ce qu’il est : un ballet macabre.

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Critique de Les Frères Sisters : le cauchemar américain https://erreur42.fr/critique-les-freres-sisters/ https://erreur42.fr/critique-les-freres-sisters/#respond Tue, 25 Sep 2018 14:37:24 +0000 https://erreur42.fr/?p=12466 Les Frères Sisters de Jacques-Audiard, western très attendu en raison de son casting de luxe et de son réalisateur acclamé, convainc-t-il ?

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Le genre du Western semble ne jamais vouloir mourir. Il retrouve même vitalité à intervalles réguliers. Depuis Le Vol du Grand Rapide en 1903, le genre a été décliné encore et encore, et semble rester miraculeusement moderne malgré sa dimension historique.

En 2018, après un Hostiles déjà largement discuté, c’est maintenant à Jacques Audiard (Un Prophète, Dheepan) de saisir colt et stetson et de nous emmener dans le terrible far-west avec son adaptation du livre éponyme de Patrick deWitt. Casting de luxe, visuels forts et réalisateur acclamé, Les Frères Sisters a tout pour être un choc absolu. Qu’en est-il réellement ?

Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Le Sang des Frères

Les Frères Sisters est absolument brillant, en premier lieu dans son scénario, grandement centré autour de personnages complexes aux relations ambiguës. D’abord les Frères Sisters, Eli (John C. Reilly) et Charlie (Joaquin Phoenix). Unis par le sang, l’habitude et l’avarice mais divisés par tout le reste. Ils vont s’engager dans une mission absurde qui les mènera au limite du territoire, mais aussi de leur association. Eli est un homme simple, vrai, prêt à tout par amour sincère pour son frère. Charlie, à l’inverse, est ingrat, idiot et ultra-violent. Mélancoliques, durs et introvertis, la relation entre ces deux personnages est complexe et éprouvé au fil du film avec une authenticité touchante.

Avec les deux autres personnages – John Morris interprété par Jake Gyllenhaal et Hermann Warm joué par Riz Ahmed – ils semblent évoluer dans un immense vase clos où l’on voit naître, avec une certaine fascination, des amours et des antagonismes inattendus. C’est véritablement ce soin immense apporté à la construction des personnages et à la richesse de leurs interactions qui porte le film.

Mais à travers l’aventure de ces quatre hommes,  on voit aussi une autre interprétation des thèmes centraux des westerns : la genèse de la société américaine dans un monde sauvage et les limites des individus mis à l’épreuve dans cette sauvagerie. Le far-west a toujours été ce symbole d’un monde sans foi ni loi dans lequel la justice, la paix et la civilisation doivent émerger. Ici nous avons quatre archétypes qui se rencontrent : l’homme de violence, l’homme de cœur, l’homme de science et l’homme de lettres. Les deux premiers sont à leur place dans cette lutte permanente; les deux autres sont ceux qu’on glorifie aujourd’hui, mais en ce temps, leur heure n’est pas venue. Alors que les frères Sisters sont rois du monde parmi les bêtes, leur attrait pour le progrès et leur capacité à faire confiance sont testés. Ils sont récompensés pour leur bestialité; mais avec Morris et Warm, ils sont punis pour leur humanité.

Le film réussit le tour de force de mettre en scène ce développement fabuliste autour de personnages archétypaux sans leur faire perdre leur réalisme et leur profondeur. Tout cela s’inscrit dans une histoire très efficace, riche en rebondissement et en tensions.

Les Frères de Sang

L’intelligence du film est également soulignée par des qualités visuelles indéniables. La réalisation est soignée. Formellement typique du genre, elle met l’emphase sur des éléments typiques, comme les décors sublimes de la campagne américaine. Des scènes se démarquent du reste par une identité particulière (les transitions effectuant un effet de focus sur un élément narrativement important par vignetage par exemple). Mais c’est surtout la photographie qui donne son caractère au métrage. Appuyant sur certaines scènes avec une ambiance particulière, l’esthétique du western est déclinée sous tous les angles. La débauche, la violence, la noirceur mais aussi sa sécheresse, toutes ces thématiques sont appuyées dans un travail minutieux.

Les Frères Sisters marque immanquablement par son traitement de l’action et de la violence. Contrairement aux westerns de Quentin Tarantino, la violence n’y est jamais jouissive. Les tueurs ne sont pas glorifiés, ils sont juste à leur place. Les batailles ne sont pas lisibles et satisfaisantes; elles sont brutales, fouillis, confondantes et dans un certain sens frustrantes. Les coups de feu ont un aspect particulier : une grande gerbe d’étincelles et un bruit sourd. Comme un coup dans la poitrine. Si la mort est banalisée pour les personnages, la violence reste pénible pour les spectateurs.

Cependant, Les Frères Sisters ne fera pas l’unanimité. Les personnages introspectifs et les dialogues décalés peuvent rendre l’implication et l’attachement difficiles. Le rythme du film est assez lent, appuyant la mélancolie, savourant les moments de calmes, diluant la tension. Certaines scènes qui mériteraient d’être des pinacles dramatiques sont traitées avec trop de distance et souffrent d’un manque de dramatisation.  Traitant d’attachements artificiels, du virilisme et de son rejet dur de l’honnêteté, Les Frères Sisters peut paraître froid et détaché. Mais ces défauts sont superficiels et tiennent plus du ressenti que de problèmes réels dans la construction du film.

Les Frères Sisters est un film riche et efficace. Il est plastiquement soigné, avec des plans déjà iconiques, des idées de réalisation audacieuses et de réelles performances techniques (comme la scène finale). Jacques Audiard brille assurément. La narration est efficace, se centrant autour de personnages intéressants parfaitement interprétés par des acteurs géniaux. L’histoire n’en est pour autant pas délaissée, pleine de voyages, de surprises et de tragiques retournements.

C’est d’abord une tragédie violente, traitant de la famille et de l’amitié. Mais c’est aussi un film politique, mettant en scène la guerre de tous contre tous. Et sa fin, avec la naissance de la société par l’association des hommes et les plaisirs joyeux de la vie moderne. On vit le film comme une marche forcée hors de la violence, le monde prend son prix mais les lendemains sont moins sombres grâce à nos frères et sœurs.

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Critique de Line of Fire, bravoure avant tout https://erreur42.fr/critique-line-of-fire/ https://erreur42.fr/critique-line-of-fire/#respond Thu, 13 Sep 2018 15:11:48 +0000 https://erreur42.fr/?p=12389 Joseph Kosinski est de retour avec Line of Fire : sa spectaculaire fresque héroique sur un groupe d'élite de pompiers américains

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Après ses mal aimés Tron : l’Héritage et Oblivion, Joseph Kosinski revient enfin sur nos écrans avec Line of Fire (Only the brave). Fresque de bravoure très américaine au casting en or : Josh Brolin, Jeff Bridges, Miles Teller, Jennifer Connelly ou encore Taylor Kitsch

Ce récit des Granite Mountain Hotshots va-t-il enfin réconcilier Kosinski et la critique ? Rien n’est moins sûr, mais sa sortie annulée en France pour une diffusion en e-cinéma tranche avec celui qui s’est avant tout fait connaitre pour son travail visuel et ses œuvres au format IMAX. Le film, disponible aujourd’hui en France, s’est il perdu dans les flammes arides d’Arizona pour mieux renaître ?

Juin 2013. Comme chaque année l’ Arizona est ravagé par les incendies de forêt qui déciment la région. Seuls les pompiers certifiés « hotshots » ont la possibilité de se rendre au plus près de l’ennemi pour le combattre. Eric Marsh, chef d’une caserne locale,  et son équipe font tout ce qu’ils peuvent pour obtenir cette qualification qui pourra leur permettre de protéger la ville de Prescott et leurs familles. A force de persévérance ils obtiennent  leur certification et vont devoir affronter l’incendie le plus gigantesque que la région ait connue . Au péril de leur vie, ils vont tenter d’éteindre ce brasier impitoyable. Alors que les flammes progressent inexorablement, leur temps est compté…

Tout feu tout flamme

Joseph Kosinski, spécialiste d’architecture et de modélisation, a toujours eu un rapport viscéral à l’image et à son traitement, et cela dès ses publicités réalisées pour Halo 3 ou encore Gears of WarUne attirance marquée pour une esthétique forte qu’il a entretenu et qui fait sans aucun doute la force de ses deux premières œuvres majeures, Tron : l’Héritage et Oblivion. C’est donc sans surprise que, et cela dès le premier plan du film, Line of Fire ne déroge pas à la règle et se démarque par son travail visuel et sa photographie, une nouvelle fois signée Claudio Miranda. 

Kosinski insuffle une force et une puissance magistrale dans ses images, modelant sa réalisation aux montagnes, aux forêts et à leur feux, pour en faire ressentir le danger et instaurer la nature comme seul véritable antagoniste du film. Tout cela découle d’un cheminent purement visuel, amenant une identification rapide et efficace au groupe de protagonistes que le film nous fait suivre le long de ces 2h14.

Si la puissance visuelle de Line of Fire est indéniable, le film peut montrer ses limites dans sa forme plus académique et patriotique qui risque d’en décourager certains. En effet malgré sa réalisation très efficace et utile a l’avancée du long métrage, Kosinski fait le choix de rester dans la retenue. Une retenue qui fonctionne parce que contrebalancée par sa direction d’acteur et le travail musical de Joseph Trapanese qui transporte le film dans un tout autre niveau.

Pas de fumée sans feu

De par son sujet inspiré d’une histoire vraie le film accumule certains clichés du genre sans pour autant s’engouffrer dans « l’histoire vraie héroïque et générique » et arrive à sortir du lot avec des personnages attachants, bien écrits et particulièrement bien interprétés. Chaque plan transpire de bravoure, la bravoure de ce groupe prêt à se sacrifier pour protéger le plus grand nombre. Certes cette facette héroïque n’est pas dépeinte avec la finesse que l’on aurait pu espérer pour en faire un grand film, mais son efficacité est redoutable.

La bande originale de Joseph Trapanese accompagne à la perfection ces actes héroïques d’un métier finalement méconnu du grand public et que Josh Brolin décrit « comme la dernière profession non corrompue et intouchable ».

Sans prétention ni tromperie, Kosinski livre un Line of Fire dans lignée des grosses productions américaines, sans le patriotisme appuyé, mais avec son groupe d’héros masculins héroïques jusque dans la tranchée.

Malgré ce qui sur le papier ressemble aux clichés du genre, il arrive a en dégager une émotion non contrôlée et un spectaculaire non contenu. On est impressionnés, on rit et on pleure devant un Line of Fire qui utilise à raison son classicisme pour nous emmener là où l’on ne l’y attendait pas. Conçu pour être projeté dans les plus grand formats possibles, le film en devient presque trop spectaculaire pour une sortie sous le format e-cinéma, dommage… On espère maintenant que Joseph Kosinski réussira un tel tour de force avec Tom Cruise sur son Top Gun 2

Le film est disponible depuis aujourd’hui sur toutes les plateformes de e-cinema.

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Les 5 films à voir en Septembre https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-septembre-2018/ https://erreur42.fr/les-5-films-a-voir-en-septembre-2018/#respond Mon, 10 Sep 2018 15:22:38 +0000 https://erreur42.fr/?p=12363 De Première Année à Les Frères Sisters en passant par Invasion, découvrez ces films à ne pas manquer au ciné en septembre !

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L‘été aura été catastrophique pour les salles de cinéma françaises qui ont connu une baisse de fréquentation de l’ordre de 16% avec un peu plus de 36 millions d’entrées entre juin et août (contre 40 à 50 millions en temps normal). Une baisse si importante qui, on l’espère, fera réagir les professionnels à l’heure de l’avènement de la SvoD. Pour autant cette saison 2018 aura été riche en surprises avec The Guilty, Under the silver lake, Roulez Jeunesse ou encore Hérédité

Comme chaque mois vous avez voté sur Twitter et vous avez élu BlacKkKlansman meilleur film du mois avec 45% des votes, suivi par Under the silver lake avec 25% !

Chaque film présenté est accompagné de sa bande annonce, de son synopsis et de sa date de sortie pour que chacun puisse se faire un avis et sélectionner le ou les films qu’il a envie de voir !

Notre sélection ne se base que sur les bandes annonces & le combo réalisateur / acteurs donc bien sûr nous pouvons nous tromper et tomber sur un raté monumental, mais rassurez nous ne vous conseillerons jamais Les Nouvelles Aventures d’Aladin. De plus ce n’est qu’un avis et des attentes personnelles, chacun peut avoir ses propres attentes & préférences.


Invasion (5 Septembre)

Pourquoi tout le monde change-t-il soudainement de comportement ? Etsuko est-elle la seule à se rendre compte que son amie, son patron, son mari ne sont plus tout à fait les mêmes ? Peu à peu, elle réalise que les humains sont en train de perdre leurs émotions…


Première Année (12 Septembre)

Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu’à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.


Searching – Portée Disparue (12 Septembre)

Alors que Margot, 16 ans, a disparu, l’enquête ouverte ne donne rien et malgré les heures décisives qui s’écoulent, l’inspectrice chargée de l’affaire n’a pas le moindre indice. Le père, David, décide alors de mener ses propres recherches, en commençant par là où personne n’a encore regardé : l’ordinateur de sa fille.


Thunder Road (12 Septembre)

L’histoire de Jimmy Arnaud, un policier texan qui essaie tant bien que mal d’élever sa fille. Le portrait tragi-comique d’une figure d’une Amérique vacillante.


Les Frères Sisters (19 Septembre)

Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d’innocents… Ils n’éprouvent aucun état d’âme à tuer. C’est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d’une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l’Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

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Cinephilo : pourquoi Tarantino divise les cinéphiles ? https://erreur42.fr/pourquoi-tarantino-divise-les-cinephiles/ https://erreur42.fr/pourquoi-tarantino-divise-les-cinephiles/#respond Fri, 10 Aug 2018 13:53:27 +0000 https://erreur42.fr/?p=12191 Quentin Tarantino fait partie des réalisateurs qui a agitent le paysage cinématographique mondial, mais pour de bonnes raisons ?

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S’il y a bien un réalisateur qui a agité le paysage cinématographique mondial dans tous les sens depuis plus de 20 ans, c’est bien Quentin Tarantino.

Connu pour ses films violents, aux dialogues ciselés et aux performances d’acteurs fantasques, le réalisateur américain a sa patte bien à lui, cela ne fait aucun doute. Cependant, Tarantino a un fort pour diviser le public. Au-delà de ses déclarations pleines de sarcasme ou ses pieds-de-nez fait à l’intelligentsia du cinéma (par exemple le festival de Cannes pour Pulp Fiction, où Tarantino s’était gratifié d’un doigt d’honneur à la foule qui le sifflait après sa victoire de la palme d’or), c’est aussi le contenu de ses films qui crée la liesse ou le rejet.

Pour mieux comprendre ce phénomène, attardons-nous sur la recette d’un film de Tarantino. Pour cela, il vous faudra :

  • Des références au cinéma de genre ou de série B
  • Des acteurs stars pris à contre-emploi
  • Une violence sans filtre
  • Des dialogues percutants et en grande quantité
  • Une B-O marquante
  • Des chapitres ou des parties
  • De l’humour noir et cynique à souhait

La tendance à répéter ce schéma est tellement forte que l’on peut reproduire cette liste avec des exemples directement pris dans sa filmographie de :

  • Les westerns de Leone dans Les Huit salopards
  • De Niro dans Jackie Brown
  • Kill Bill et ses effusions de sang par hectolitres
  • Reservoir Dogs et la scène du restaurant
  • La B-O de Pulp Fiction
  • Les Huit salopards ou Kill Bill
  • Travolta et Jackson dans leur voiture, Brad Pitt et les nazis

Bref, la recette est limpide et immédiatement identifiable. C’est simple, lorsqu’on regarde un Tarantino, on le sait tout de suite. Là où d’autres grands réalisateurs ont presque toujours un film qui dénote avec le reste de leur filmographie (Spielberg et son méconnu 1941, pour ne citer que lui), Tarantino semble n’être jamais sorti de ses sentiers battus. Pour le bonheur de ses admirateurs, et pour la lassitude croissante de ses détracteurs.

De même avec le casting, on est amené à croiser souvent les mêmes têtes : Samuel L. Jackson, Christopher Waltz, Tim Roth, Michael Madsen, etc. la liste est longue, mais surtout de qualité. Tout cela ajoute encore à cette impression de répétition, de variation d’un même thème. Cependant, cela n’est en rien une critique négative ou positive, puisque de grands cinéastes sont connus pour leur capacité à raconter la même histoire, tout en apportant toujours de nouveaux éléments (Martin Scorcese et le « rise and fall », Woody Allen et ses romances impossibles…). Mais alors, quel est le fameux thème de Tarantino ? Quel est le propos de sa filmographie ?

Il semblerait que la réponse soit encore obscure, même avec près d’une dizaine de films, sans compter ses œuvres en collaboration avec d’autres réalisateurs. Un comble pour un cinéaste connu pour écrire ses scénarios, et dont la plume est à l’origine de nombreux dialogues devenus cultes. Nous avons vu précédemment que le style Tarantino est unique, très travaillé et identifiable entre mille. En est-il autant de sa vision d’auteur ?

Tout d’abord, le premier thème qui semble revenir dans tous ses films, c’est la vengeance. C’est elle qui va orienter le récit, puis justifier les effusions de sang. Notre protagoniste (ou nos protagonistes comme souvent) est en quête de vengeance, et fera tout pour obtenir justice. Une justice qu’il rendra lui-même, dans une violence sans limite (Kill Bill, Django Unchained…). Dans un film de Tarantino, la part belle est donnée aux outsiders, à ceux qu’on n’attend pas. Le réalisateur américain semble avoir une tendresse particulière pour les losers, les victimes, qui deviennent dans ces films, au fur et à mesure de l’intrigue, des héros charismatiques. Plus le héros a souffert, plus son ascension sera forte, et plus sa vengeance sera terrible. D’ailleurs, la vengeance est souvent le seul moteur du héros.

En effet, son écriture donne la part belle aux dialogues. Parfois au détriment d’une caractérisation plus poussée de ses personnages, sur le plan de leurs émotions ou de leurs aspirations. C’est ce qui donne à ses films cette dynamique très forte, le récit ne perdant pas de temps sur les aspirations profondes de ses personnages. Ce qui compte, c’est l’action, l’instant T, et comment le héros va passer cette épreuve. On commence alors à comprendre ce qui peut bloquer certains spectateurs à l’égard du cinéma de Tarantino : une violence gratuite.

C’est probablement la critique qu’il a le plus subit depuis ses débuts : la violence (qu’elle soit verbale ou physique) dans ses films serait gratuite, injustifiée, et donc malsaine. Une violence qui serait jouissive pour le réalisateur et pour une partie du public. Une esthétisation dangereuse de la violence. Ce n’est pas le premier et certainement pas le dernier à subir cette critique, un certain Gaspard Noé en a aussi fait les frais. Mais alors, est-ce que cette accusation est véritablement justifiée ? Lorsque l’on demande à l’intéressé de s’expliquer, sa réponse est plus ou moins : « je fais ça parce que c’est cool ». Bref, ne comptez pas sur Tarantino pour se justifier, il fait du cinéma pour s’amuser, pour que le public en ait pour son argent. La violence n’est qu’un outil, et il ne se gêne pas pour l’utiliser.

Commence alors à se dessiner une réponse à notre question initiale. Tarantino, c’est un peu le prototype de l’anti-académisme. Sa vision d’auteur passe presque toujours par ses visuels, il se fiche du politiquement correct et fait du cinéma de pur divertissement. Prenez tout cela et vous obtenez un excellent cocktail pour irriter les académiciens du cinéma. Ces académiciens qui ont dû, parfois à contre-cœur, récompenser les films du réalisateur fantasque (palme d’or, oscar…).

Tarantino divise chez les gens du métier, autant que chez les cinéphiles lambdas. Car « QT » est résolument cinéphile lui aussi, il s’amuse à instiller dans ses œuvres aussi bien des références à des monuments du cinéma (Sergio Leone, Akira Kurosawa, Robert Aldrich…) qu’à tout un pan de la « sous-culture » cinématographique, de la série B à la série Z.

Tarantino l’a toujours dit, pour lui, le vrai cinéphile ne se contente pas d’aimer les films qu’il trouve bons. Non, le vrai cinéphile aime le cinéma dans son ensemble, et le célèbre, quelles que soient ses récompenses, sa provenance ou son prestige. Alors, on aime ou on n’aime pas. On admire ou on reste de marbre. On est choqué ou surpris.

Pendant ce temps, il continue de marquer son époque… Et son prochain film, Once upon a time in Hollywood, semble confirmer notre analyse : un casting prestigieux, un titre qui fait référence à la trilogie de Sergio Leone, un scénario mêlant humour noir, violence et personnages de losers… Décidément, on ne se refait pas !

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Critique de Bajirao Mastani, un été indien https://erreur42.fr/critique-bajirao-mastani/ https://erreur42.fr/critique-bajirao-mastani/#respond Sun, 29 Jul 2018 14:16:23 +0000 https://erreur42.fr/?p=12321 Après Devdas, sorti en 2002, Sanjay Leela Bhansali est de retour avec le déjà culte Bajirao Mastani qui n'arrive que maintenant en France

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Souvent moqué et caricaturé par les occidentaux, le cinéma indien reste de nos jours l’une des plus grande source de talents cinématographiques. Et avec  Devdas, sorti en 2002, Sanjay Leela Bhansali s’est imposé comme l’une de ses figures marquantes. Son film fut le premier film Indien a avoir été présenté Hors-Compétition lors du Festival de Cannes et il a grandement contribué à la diffusion de ce cinéma dans le monde.

Sorti en Inde en 2015, Bajirao Mastani n’atteint les salles françaises que maintenant. Présenté comme l’un des films indiens les plus cher de l’histoire et véritable phénomène à sa sortie : que vaut vraiment le huitième film de Sanjay Leela Bhansali ?

Inde, au début du 18ème siècle. La cour du roi hindou marathe Chhatrapati Shahu a besoin d’un nouveau Peshwa, équivalent du 1er ministre. Le jeune Bajirao, guerrier émérite doté d’une grande sagesse spirituelle, est choisi. Quelques années plus tard, durant un de ses voyages, Bajirao rencontre Mastani, fille du roi rajpoute hindou Chhatrasal et de sa conjointe musulmane perse Ruhani Bai. Elle lui demande son aide pour combattre l’envahisseur musulman qui menace leur fort. Bajirao, impressionné par ses qualités de guerrière, accepte de l’aider et ils réussissent à vaincre les ennemis. Chhatrasal, reconnaissant, insiste pour que Bajirao passe Holi (la fête des couleurs) avec eux à Bundelkhand. Mastani et Bajirao tombent amoureux. Il lui offre sa dague, inconscient du symbole de mariage que cela représente pour les rajpoutes de Bundelkhand. Bajirao repart pour Pune, où Kashi Bai, son épouse dévouée qui l’attendait impatiemment, l’accueille. Mastani, déterminée à suivre son cœur, arrive à Pune. En pleine reconquête de l’Inde, Bajirao affrontera les Moghols, alors en pleine désintégration… mais le Peshwa, bientôt tiraillé par deux amours, résistera-t-il aux assauts du cœur et contre la raison d’État ?

A l’assaut du cœur

Bajirao Mastani, bien qu’à la croisée de nombreux genres, est avant tout un drame romantique basé sur le concept du triangle amoureux, un sujet maintes fois abordé au cinéma et qui fait la force mais aussi la faiblesse du film. En effet, ce triangle formé par Priyanka ChopraDeepika Padukone et Ranveer Singh navigue entre les poncifs du genre et une poésie certaine et rafraîchissante grâce à l’évolution de la relation entre les deux personnages féminins forts qui font la profondeur du long-métrage. Le film semble suivre un tracé prédéfini pour mieux le quitter et nous amener dans des retranchements inattendus, certes déroutants pour certains spectateurs occidentaux, mais à l’impact finalement puissant sur le film, ses personnages et nous-même.

Malgré sa durée assez courte pour un film indien (2h36) le film n’est pas exempt de quelques temps morts et peut en amener certains à décrocher assez rapidement. Pourtant, ces longueurs sont très rapidement éclipsées par un travail somptueux sur la photographie, les décors, les costumes et les chorégraphies qui transcendent le film. Le travail artistique derrière Bajirao Mastani ne peut laisser indifférent et emporte le spectateur dans un 18ème siècle indien resplendissant. Cette recherche visuelle est là pour donner un sens à l’oeuvre et les scènes s’enchaînent, les unes plus belles que les autres, avec des couleurs dominantes symboles des émotions des personnages : du bleu nuit au jaune doré en passant par le rouge sang, chaque scène est composée pour accompagner le personnage et le spectateur avec lui.

Traversé par des qualités certaines, Bajirao Mastani bénéficie de la démesure de la mise en scène de Sanjay Leela Bhansali qui, en plus de réaliser, compose et chorégraphie le film. De ce contrôle total découle une maîtrise ahurissante, abattant toutes les limites de sa réalisation, offrant un spectacle total.

Certaines scènes de combat desserrent pourtant le film, paraissant vraiment datée par rapport au reste du travail fourni. Pour autant, rien qui ne dégrade l’expérience du spectateur. Enfin, la bande-originale entraînante et puissante du long-métrage accompagne de la plus belle des manières des scènes de danses somptueuses dans leur chorégraphie comme dans leur mise en scène.

Bajirao Mastani tire sa force de ses visuels et du travail artistique qui en incombe. Le film est splendide et maîtrisé tout du long jusqu’à un final puissant et inattendu. Si le propos du film de Sanjay Leela Bhansali a déjà été traité à de nombreuses reprises, il aborde un aspect original et audacieux (notamment sur la religion) donnant une véritable profondeur et force à cette histoire d’amour qui traverse les âges.

Au final Bajirao Mastani possède les mêmes qualités que Devdas, l’oeuvre déjà culte de son réalisateur, et s’impose comme l’une des oeuvre les plus facile d’accès pour un public occidental friand d’ouvrir un peu plus son spectre cinématographique.

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