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Attention, cette critique est purement subjective et ne concerne que le point de vue de l’auteur comme chaque critique disponible sur Erreur42.

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Aujourd’hui les amis, on parle Suricate, on parle frontière entre internet et cinéma, on parle YouTube sur grand écran, on parle film drôle mais pas que.

Après deux saisons florissantes de sketchs vidéos hilarants chez Golden Moustache, le collectif Suricate (les merveilleux Vincent Tirel, Julien Josselin et Raphaël Descraques) a récidivé pour une « saison 3 » constituée d’une seul production, un film d’1h15 : « Les dissociés ».

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On me souffle dans l’oreillette que « film » c’est trop de pression et que certains parlent plutôt de « longue vidéo »  mais que nenni, c’est un film, d’un nouveau genre, sur un nouveau mode de création, de réalisation, de production et surtout, de diffusion.

En effet, si la qualité est là, tant au niveau de l’intrigue, des effets spéciaux, de la super réalisation, de la très jolie séquence d’animation (par Boulet, rien que ça !) le film Suricate, produit par Golden Moustache a été réalisé avec peu de moyens, plutôt à l’échelle d’un sketch sur internet que d’un film hollywoodien (D’après PV Nova qu’on peut voir  dans le film, le budget était de « moins de 150 000 euros soit  1% du budget du nouvel Aladin » et mille fois mieux mais ça c’est moi qui le dit).


L’autre particularité, c’est le choix de la diffusion. Comme le reste des sketchs Golden Moustache, le film sera publié gratuitement sur Youtube, pour tout le monde, à partir du 24 novembre. En dehors de cette diffusion globale, l’équipe de Suricate a voulu rencontrer son public et proposer des avant-premières dans toute la France. J’ai assisté avec mon frérot à celle de Paris, et je vous propose de vous donner mon avis sur « Les dissociés ».

SuriecateAvant tout, un petit pitch rapide : Ben et Lily forment un couple un peu « planplan», pas forcément bien dans leurs pompes ni dans leur relation. Et puis un matin, lendemain de fête, ils se réveillent dans des corps qui ne sont pas les leurs (Raphaël Descraques et Julien Josselin) et trouvent Magalie une fillette de 5 ans dans le corps d’un grand barbu (Vincent Tirel, génialissime) dans leur chambre d’ami. En cherchant à retrouver leurs corps d’origine, ils rencontrent un groupe de personne, « les dissociés » qui peuvent changer de corps à leur guise.  Ils apprennent alors que l’un d’entre eux, Milo, ivre de pouvoir utilise son don à mauvais escient. Mais les dissociés possèdent une arme puissante (bien qu’inhabituelle) pour le ramener à la raison.

Alors bien sur, si on connait un peu les lascars (oui j’ai 80 ans) de Suricate, on sait qu’on va rire. Et c’est certain, les changements de corps à volonté sont propices aux gags et réflexions amusantes (imaginez une femme qui se retrouve avec les cheveux mirifiques de Raphaël Descraques, un homme découvrant la sensation d’avoir des seins,  ou Magalie, 5 ans, qui met du lait plein sa barbe en mangeant ses céréales…) Donc oui, j’ai ri, beaucoup, mais pas que.

suric Parce qu’au final, on réfléchit, sur plein de choses, l’identité bien sûr, qu’est ce qui fait qu’on est « nous » et pas quelqu’un d’autre, au-delà de l’enveloppe physique; les relations hommes-femmes (relations amoureuses mais pas uniquement) ; l’amour et les liens entre les personnes au-delà du corps et des genres… C’est le rapport humain qui compte et beaucoup vont se nouer/dénouer/renouer dans « Les dissociés ». Et entre des scènes hyper touchantes, des moments hilarants et des petits coups de flippe (qui aurait cru qu’Adrien Ménielle en caleçon à cœurs pouvait être si inquiétant…), l’équilibre est réussi, et on passe vraiment un bon moment.

Je voudrais également saluer le niveau de jeu de tous les acteurs du film qui permettent de ne pas être perdus au milieu de tous ces changements de corps. Car si le même acteur est amené à jouer plusieurs personnalités différentes, le spectateur arrive toujours à savoir qui est qui, et c’est une performance à saluer. Il en va de même pour les « méchants » sous emprise, uniquement joués par des acteurs qu’on a l’habitude de voir évoluer dans le registre comique et qui sont donc à priori plutôt « à contre emploi ». Et bien sur, bravo à l’incroyable Vincent Tirel qui incarne Magalie (5 ans, je le rappelle) avec un naturel désarmant et une sincérité touchante.

Pour résumer, à partir du 24 novembre, allez-y, foncez voir « Les dissociés », foncez soutenir les Suricate, ça ne vous coûtera rien, sinon un clic et si ça peut encourager la création sur Internet et les talents (de YouTube ou d’ailleurs) à aller toujours plus loin et à proposer des contenus innovants sous des formes nouvelles, et bien ça sera tout bénef’.

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