L‘été 2017 aura été un véritable désastre pour le box office américain mais même si Ça est en train de sauver la mise d’un point de vue financier les amateurs de cinéma ont jubilé face à la qualité des longs métrages estivaux, sans aucun doute l’un des meilleurs été (paradoxalement) pour le cinéma

Parmi les nombreuses sorties et flops de cette année certains films ont sortis leur épingle du jeu pour finir dans cette sélection des 10 meilleurs films de l’été, il est l’heure pour une petite session de rattrapage !

10) Le redoutable

Michel Hazanavicius nous offre une comédie pastiche cinglante et passionnante à la manière d’un Jean Luc Godard, cruelle et juste.

Paris 1967. Jean-Luc Godard, le cinéaste le plus en vue de sa génération, tourne La Chinoise avec la femme qu’il aime, Anne Wiazemsky, de 20 ans sa cadette. Ils sont heureux, amoureux, séduisants, ils se marient. Mais la réception du film à sa sortie enclenche chez Jean-Luc une remise en question profonde.
Mai 68 va amplifier le processus, et la crise que traverse Jean-Luc va le transformer profondément passant de cinéaste star en artiste maoiste hors système aussi incompris qu’incompréhensible.


9) Colossal

Véritable ovni cinématographique sorti directement en e-cinéma, Colossal est une pépite poétique et originale portée par deux acteurs de talents.

Gloria est une jeune new-yorkaise sans histoire. Mais lorsqu’elle perd son travail et que son fiancé la quitte, elle est forcée de retourner dans sa ville natale où elle retrouve Oscar, un ami d’enfance. Au même moment, à Séoul, une créature gigantesque détruit la ville, Gloria découvre que ses actes sont étrangement connectés à cette créature. Tout devient hors de contrôle, et Gloria va devoir comprendre comment sa petite existence peut avoir un effet si colossal à l’autre bout du monde…


8) Wind River


Le scénariste de Sicario et Comancheria, Taylor Sheridan , s’essaye à la réalisation avec Wind River un thriller glaçant, violent et engagé dans les terres glacés du Wyoming.

Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…


7) Okja

Bong Joon-ho et Okja auront bousculé le Festival de Cannes, mais avant d’être la source de polémiques futiles Okja est avant tout un conte poétique à ne pas rater.

Pendant dix années idylliques, la jeune Mija s’est occupée sans relâche d’Okja, un énorme animal au grand cœur, auquel elle a tenu compagnie au beau milieu des montagnes de Corée du Sud. Mais la situation évolue quand une multinationale familiale capture Okja et transporte l’animal jusqu’à New York où Lucy Mirando, la directrice narcissique et égocentrique de l’entreprise, a de grands projets pour le cher ami de la jeune fille.

Sans tactique particulière, mais fixée sur son objectif, Mija se lance dans une véritable mission de sauvetage. Son périple éreintant se complique lorsqu’elle croise la route de différents groupes de capitalistes, démonstrateurs et consommateurs déterminés à s’emparer du destin d’Okja, tandis que la jeune Mija tente de ramener son ami en Corée.


6) Wonder Woman

Malgré les deux succès publics qu’ont été Batman V Superman et Suicide Squad la presse n’avait jamais été réellement emballé par un film du DCU (et pourtant), c’est chose faite avec Wonder Woman qui combine féminisme, super-héroisme et Seconde Guerre mondiale pour un résultat épique et explosif.

C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.


5) Ça

Après une première adaptation télévisuelle qui a marqué une génération de cinéphiles, Ça est de retour mais cette fois ci sur grand écran par Andrés Muschietti le talentueux réalisateur déjà à l’origine de Mama. Un film finalement plus attachant qu’horrifique mais qui marque par ses scènes d’une violence graphique poétique

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »…
Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu’un petit garçon poursuivant son bateau en papier s’est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou …


4) La Planète des singes : Suprématie

La Planète des singes : Suprématie est un blockbuster bien écrit, réalisé, politique et a la bande originale envoûtante. Malgré quelques longueurs et une fin plus prévisible ce 3ème volet de la Planète des singes l’inscrit comme le meilleur des trois.

Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.


3) Que Dios nos perdone

Après avoir fait sensation en Espagne et dans les différents festivals le premier film de Rodrigo Sorogoyen, sorti confidentiellement cet été, nous emmène en pleine chaleur madrilène à la poursuite d’un tueur malsain et dérangé, à la manière de cette pépite du polar espagnol.

Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI.
C’est dans ce contexte hyper-tendu que l’improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l’enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion… Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ?


2) Baby Driver

Edgar Wright n’aura pas connu le succès espéré après avoir été mis à la porte d’Ant Man mais cela ne l’a pas empêché de revenir encore plus fort avec Baby Driver, une comédie d’action d’un tout nouveau genre où caméra et musique ne font plus qu’un pour créer une expérience de cinéma fun et unique

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.


1) Dunkerque

Christopher Nolan ne fera sans doute jamais l’unanimité, mais ses qualités de réalisateur ne sont plus à prouver. Avec Dunkerque il nous propose un cinéma viscéral et intense où la puissance du jeu ne passe plus par les canaux classiques et où la tension atteint des sommets.

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.