CET ARTICLE EST GARANTI 100% SANS SPOILER

Mars est venu et avec lui, le soleil. Mars est reparti et, heureusement, il a laissé le soleil ! Mais qu’importe la météo puisque nous, quoi qu’il arrive, on va au ciné ! Et des sorties il y en a ! Tellement qu’on aurait grand peine à se repérer et à distinguer le bon… Du beaucoup moins bon. Par chance nous sommes là pour ériger un phare dans la nuit et revenir sur les sorties de Mars que nous avons pu découvrir.

Les notes sont données par le rédacteur ou la rédactrice qui a écrit la review. Les films sont classés du moins bien noté au mieux noté.


Serenity

Exclusivité Netflix avec un casting alléchant, Serenity semblait prometteur. C’est pourtant une série B d’un goût très douteux. Paradoxalement très mal joué, notamment avec un Matthew McConaughey insupportable, le film semble terriblement long et insipide, les twists sont grotesques et le fond est incohérent. Une réalisation tape à l’œil et lourde achève ce pénible métrage.

Note : 4,5/10 – Noté par Baptiste


High Flying Bird

Steven Soderbergh a su tirer le meilleur de l’iPhone avec son précédent film, Paranoïa, mais il est loin de réitérer l’exploit avec High Flying Bird. Film Netflix sur l’univers de la NBA, brouillon et indigeste : il ne parlera qu’aux connaisseurs du milieu. Le tout est desservi par une écriture se rapprochant plus du champ de mines que du travail de Tarell Alvin McCraney (pourtant à l’origine de Moonlight) qui signe ici son premier scénario original

Note : 5/10 – Noté par Quentin



Dumplin’

Dumplin‘ est une comédie exclusive à Netflix qui entreprend de livrer un message « body positive » sur fond de concours de beauté. Plutôt bien joué, notamment avec des personnages secondaires très attachants, c’est un film globalement sympathique avec certains gags drôles et des moments d’émotion. Pour autant il n’est pas passionnant, très basique et prévisible et, même en se targuant d’intentions dénonciatrices et iconoclastes, valide plusieurs aspects toxiques de la société américaine.

Note : 5,5/10 – Noté par Baptiste


Stan et Ollie

Ni très inspiré ni très inspirant, Stan et Ollie n’arrive jamais à prendre de la hauteur et reste enfermé dans une dramaturgie pour le moins étrange qui ne s’attarde jamais vraiment sur les personnages ni sur l’histoire. Un sentiment curieux qui n’est pas à la gloire du long métrage qui s’ouvre pourtant sur un beau plan séquence, dommage.

Note : 6/10 – Noté par Quentin


Rebelles

Rebelles essaient en quelque sorte de rendre hommage à Snatch de Guy Ritchie en transposant son style et ses thèmes dans le nord de la France, mais échoue assez clairement. Le film est surtout lourd dans son humour, conventionnel dans ses visuels et mou dans son montage. Yolande Moreau et Audrey Lamy livrent une performance excellente mais ne parviennent pas à rendre de l’intérêt au film.

Note : 6/10 – Noté par Baptiste


Le Mystère Henri Pick

Agréable mais surtout honnête chasse au trésor, Le Mystère Henri Pick sait tenir son histoire et le spectateur le temps d’un voyage. Un voyage sans grande surprises mais qui fonctionne dans son ensemble et offre un long métrage modeste et sincère qui satisfera d’autant plus les amateurs de Luchini.

Note : 6,5/10 – Noté par Quentin


Captain Marvel

Captain Marvel est un film Marvel dans la moyenne. C’est un divertissement très efficace et bien fait qui réussit même à être surprenant à l’occasion. Le personnage principal, interprétée par Brie Larson est sympathique mais laborieusement caractérisée et le Nick Fury de Samuel L Jackson lui vole parfois la vedette. Cependant les scènes d’actions sont bonnes, l’intrigue est intéressante et surtout apporte de nouveaux éléments à l’univers général du Marvel Cinematic Universe. On déplore tout de même un dernier acte certes grandiose mais qui, inexplicablement, manque d’épique.

Note : 6,5/10 – Noté par Baptiste


Celle que vous croyez

Thriller moderne à la photographie travaillée, le nouveau film de Safy Nebbou s’amuse à brouiller les pistes et mélanger les temporalités jusqu’à un final déroutant, jouant sur la morale du spectateur, qui se remettra en question, ou non.

Note : 7/10 – Noté par Quentin


Styx

Styx est un film plutôt étrange. Commençant comme une Odyssée solitaire en mer pour prendre un tout autre tournant à la fin de son premier tiers et aborder la question de la crise migratoire sous un angle original. C’est une expérience immersive assez puissante, une plongée dans un dilemme moral, réalisé avec excellence, notamment largement filmé en haute mer. Cependant le rythme du film, parfois étrangement contemplatif, semble ne pas vraiment convenir et il manque un propos politique développé et original sur le sujet.

Note : 7/10 – Noté par Baptiste


Dumbo

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Note : 7/10 – Noté par Azucena


Les Éternels

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Note : 7/10 – Noté par Adrien 


Mary Stuart, Rein d’Ecosse

Mary Stuart, Reine d’Ecosse est un grand film historique en costumes qui ne lésine pas sur le lyrique et le grandiose. Le film est porté par ses deux actrices principales dans des rôles de caractère et relevé par une esthétique soignée, notamment de magnifiques costumes. S’il s’intéresse plus à la création d’une icone britanico-écossaise pour servir faire face aux revendications d’indépendance qu’à l’exactitude historique, le film soulève des questions intéressantes sur les femmes de pouvoir à travers l’histoire et la royauté. En somme c’est un drame grandiloquent très efficace.

Note : 7,5/10 – Noté par Baptiste


Les Étendues imaginaires

Ce film Singapourien réalisé par le jeune Siew Hua Yeo a la double casquette de polar noir et de film politique. A une enquête policière pas passionnante se mêle un pamphlet politique et humain sur les conditions de vie et de travail des ouvriers immigrés dans les grandes villes asiatiques. Mélancolique, psychologique et social, c’est un film aux multiples facettes porté par une esthétique très élégante et une poésie certaine. Il souffre malheureusement de la ressemblance avec le plus virtuose Un Grand Voyages vers la Nuit.

Note : 7,5/10 – Noté par Baptiste


Us 

Attendu comme le messie, le dernier film de Jordan Peele (Get Out) a d’immenses qualités indéniables. Il est parfait visuellement, millimétré dans son montage, et véhicule l’horreur exclusivement par l’ambiance et les performances d’acteurs (et surtout d’actrice, avec le travail épatant de Lupita Nyong’o). Mais le film pèche par son écriture pleine de lacunes, d’incohérences et de questions sans réponse. Enfin on sent la présence d’un message politique mais exprimé avec trop de confusion et de flou. C’est un film aussi efficace et glaçant que frustrant.

Note : 7,5/10 – Note de Baptiste


The Wrath of Silence

The Wrath of Silence est un film chinois acclamé par la critique dont les qualités forcent indéniablement l’admiration. Proche du western, c’est une belle histoire sur le lourd poids de la paternité qui se permet aussi de représenter la violence du quotidien des gens de peu dans la campagne chinoise. En se nourrissant d’un contraste entre brutalité et élégance, Yukun Xin signe un film violent, politique et souvent symboliste et se place comme un réalisateur à suivre.

Note : 8/10 – Noté par Baptiste


Une intime conviction

À l’instar des films de boxes, rares sont les films de procès qui déçoivent et Une intime conviction ne déroge pas à la règle : au contraire. Tension et réalisation maîtrisées, acteurs convaincants et photographie léchée : le premier film d’Antoine Raimbault aborde même la justice et l’objectivité d’un procès d’un œil original et pertinent.

Note : 8/10 – Noté par Quentin


Eddie, The Sleepwalking Cannibal

Film canadien disponible pour la première fois en France grâce à Outbuster, c’est un petit bijoux d’humour noir et d’esthétique morbide très surprenant. Il parle de l’art, de la violence, de l’inspiration qu’elle apporte et, foncièrement, du cannibalisme dans et avec l’art. C’est presque un essai doublé d’une comédie cynique et trash originale et prenante. Une vraie perle sombre.

Note : 8/10 – Noté par Baptiste


Boy Erased

Boy Erased et le premier film écrit et réalisé par l’acteur australien Joël Edgerton, d’après un véritable témoignage. C’est un film terne et froid sur un sujet grave, celui des thérapies contre l’homosexualité dans certaines églises américaines. Parfaitement écrit et superbement joué, c’est un film classique et prévisible mais tout de même proprement bouleversant. La lumière particulière travaille aussi à rendre le film presque angoissant.

Note : 8,5/10 – Noté par Baptiste

Funan

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Note : 9/10 – Noté par Azucena


Le Visionnage du Mois

Dans cette rubrique, les rédacteurs et rédactrices ont l’opportunité de revenir sur un film qui n’est pas une sortie récente mais qu’ils ont visionné ce moi ci, qui leur a plu ou les a intéressé, et qu’ils souhaitent recommander.

A Touch of Sin

Classique du cinéma social récent, il s’agit d’un film à sketchs de Jia Zhangke représentant des personnages contemporains en lutte avec les nouveaux puissant illégitimes du capitalisme sauvage. De plus, chaque sketch est tinté d’un genre canonique du cinéma continental chinois. C’est un film d’une ampleur considérable, lucide, intelligent et formidablement maîtrise. Une fresque à la fois symboliste et réaliste nourrie par la colère et la souffrance. Un immanquable. – Conseil de Baptiste


Matins Calmes à Séoul

Matins Calmes à Séoul s’inscrit parfaitement dans la filmographie du réalisateur coréen Hong Sang-soo, reprenant ses thèmes favoris tels que les rencontres, les âmes en perdition et la mélancolie. Toujours avec une réalisation minimaliste, ce film saura vous saisir grâce à ses performances d’acteurs tout en simplicité et en authenticité. – Conseil d’Adrien

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